
Chambre de Jake
Vendredi 6h30 du matin
Jake dormait profondément, allongé sur le dos lorsque son portable se mit soudain en marche. Il chercha à tâtons le cellulaire sur sa table de chevet. Après plusieurs sonneries, il décrocha encore un peu endormi. La voix pâteuse, il lança un « Allo » .
Adena : Il faut que je te parle.
Jake (se relevant tout à coup) : Adena !
Adena : Tu es chez toi maintenant ?
Jake : Oui, pourquoi ?
Adena : Je suis en bas, tu peux descendre ? Il faut absolument que je te parle.
Jake sortit brusquement de son lit et courut à la fenêtre. Il n'arrivait pas à croire que cela soit vrai. Il tira le rideau et vit Adena sur le trottoir d'en face.
Adena : Jake, tu pourrais mettre un caleçon et descendre ?
Jake, surpris de la remarque, baissa la tête. Il était complètement nu. Il réalisa qu'il était à la vue de tous et surtout d'Adena. Il s'empara du rideau et se cacha rapidement.
Jake : J'arrive tout de suite.
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Hôpital
Au même moment
Yankumi était allongée, dormant paisiblement dans son lit d'hôpital. L'appareil à côté d'elle, mesurait son rythme cardiaque. Akira était assis sur simple tabouret, la tête près de la main de Yankumi. Il avait fini par s'endormir dans cette position inconfortable, attendant que Yankumi reprenne enfin conscience.
La mère de coeur de Yankumi ouvrit doucement les yeux, un peu étonnée de se retrouver à l'hôpital. Elle sourit en voyant Akira. Elle passa la main dans les cheveux du garçon. Au bout d'un moment, il se réveilla.
Akira : Tu es réveillé ! Yokata* !
Yankumi : Tu t'es inquiété, je suis désolé.
Akira : Mais qu'est ce qui s'est passé ? Les médecins disent que tu as reçu un coup sur la tête.
Yankumi : (en riant) C'est vrai que j'ai mal à la tête...
Akira : Yankumi ! Que s'est-il passé ?
Yankumi : Des cambrioleurs ont tentés de...
Akira : Ce n'était pas des cambrioleurs, rien n'a disparu à la maison.
Yankumi : Akira-kun, il ne faut pas t'inquiéter, tout va bien maintenant.
Akira : Qu'est ce que tu me caches comme ça ?
Yankumi : Je ne veux pas te mettre en danger, il ne vaut mieux pas que tu sois en courant.
Akira : Au courant de quoi ?
Yankumi : Je suis fatiguée, tu pourrais me laisser dormir. D'ailleurs toi tu ferais mieux de dormir un peu. Rentres et reposes-toi. Tu as ton bal de promo ce soir.
Akira : Mais...
Yankumi : Rentres à l'appartement ! S'il te plait !
*Yokata : Tant mieux/Dieu merci.
Yankumi s'était montrée plus dure sur la dernière phrase. Akira préféra ne pas se fâcher avec elle. Il quitta la chambre sans avoir obtenu de réponses à ses questions.
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Rues de New York
6h40
Adena : Je te réveille peut-être ?
Jake : Il est 6h30 ! Bien sûr que je dormais...
Adena : Moi, par contre, je n'ai pas fermer l'oeil de la nuit.
Jake (de manière enjôleuse) : A cause de moi ?
Adena : Je ne comprends toujours pas pourquoi tu as payé mes frais de scolarité.
Jake : Ah... tu sais que c'est moi.
Adena : Ma soeur m'a tout dit. Tu crois qu'en payant, ça effacera le mal que tu m'as fait ?
Jake : Pas du tout. Enfin, c'est un premier pas...
Adena : Un premier pas pour quoi ? Qu'est ce que tu cherches au juste ?
Jake : Durant ces quelques mois en école militaire, j'ai réalisé pas mal de choses. J'ai dépassé la ligne jaune, je le sais mais je ne savais plus trop ce que je faisait. Je me suis laissé entrainé.
Adena : Par cette fille ? Andy ? J'espère au moins que ça en valait le coup.
Jake : Elle m'a largué lorsque je suis parti en école militaire.
Adena : Je devrais dire « Désolé pour toi » mais je n'en penserais pas un mot.
Jake : En fait, j'ai réalisé que la personne qui me manquait le plus, c'était toi. Je n'ai pas arrêter de penser à toi durant tout ce temps.
Adena : Hein ?
Jake : Je crois que je t'aime toujours.
Adena : Waouh, on se calme ! Ce n'est pas réciproque du tout. Pour ma part, j'ai tiré un trait sur toi depuis bien longtemps. En plus, j'ai quelqu'un d'autre dans ma vie maintenant.
Jake : Carlos, c'est ça ? Veronica m'en a parler.
Adena : Alors elle a dû te dire combien je me suis battu pour que l'on reste ensemble. Je suis désolé mais il est impossible que nous deux, on se remette ensemble.
Jake : C'est un non définitif ?
Adena : Bien sûr que c'est définitif. Je vais mettre du temps à digérer ce que tu m'as fait.
Jake : Du temps ? Cela veut dire que tu finiras par me pardonner un jour ?
Adena : J'en sais rien... Peut-être bien... Grâce à toi, j'ai réussi à finir l'année et passer mes examens. Je peux peut-être t'accorder une chance de redevenir mon ami. Après tout, tu n'as pas toujours été aussi diabolique...
Jake : Etre ami, ça me convient, je vais essayer de mettre mes sentiments de côté mais je vais être pas mal occupé dans les prochains mois, ça aidera.
Adena : Tu as des projets ?
Jake : Je me suis engagé dans la marine. Je pars cet été.
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Rues de New York
12h30
Masaki accompagnait Nobuko qui faisait ses derniers achats pour le bal de promo. Les deux soeurs s'apprêtaient à rentrer à l'appartement lorsque l'ainée s'arrêta net en voyant Derek qui faisait le pied de grue en bas de chez elle. Elle donna ses sacs à sa soeur et allait prendre le chemin inverse lorsqu'elle entendit Derek l'appeler. Elle ne pu l'ignorer longtemps.
Masaki : Derek... je ne t'avais pas vu.
Derek : Masaki, pourquoi tu ne réponds à mes appels.
Masaki : Je crois que l'on devrait arrêter de se voir.
Nobuko : La soirée s'est mal passée ?
Masaki : No-chan... je ne veux pas me remémorer cette soirée.
Derek : Masaki, je ne comprends pas. J'ai pourtant suivi les conseils de Sano. Il m'a dit tout ce que tu aimais et j'ai juste...
Masaki : Sano a fait quoi ?
Nobuko : Oulala, j'en connais un qui va dormir dehors ce soir...
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Rues de New York
14h00
Sarah sortait d'un salon de coiffure. Elle venait de refaire quelques mèches blondes qui faisait ressortir ses yeux verts. Elle s'était dit que pour le bal de promotion de ce soir, elle devait prendre soin d'elle. En plus, elle allait revoir Justin, son petit ami, qu'elle n'avait pas vu depuis son retour à New York pour les examens. Elle tenait à être élégante pour lui.
Elle marchait tranquillement sur le trottoir lorsqu'elle se retrouva juste devant Charlie qui sortait d'une bijouterie. Depuis son retour au lycée, ils ne s'étaient jamais retrouver face à face. Bien que Sarah affirme qu'elle avait tourné la page, c'était toujours difficile pour elle de se confronter à Charlie.
Sarah : Salut.
Charlie : Oh, salut ! T'as fait quelque chose à tes cheveux, non ?
Sarah (ravie qu'il s'en rend compte) : Juste quelques mèches.
Charlie : Tu es encore plus mignonne comme ça.
Sarah fondait littéralement sous les propos de Charlie. Elle tenta de cacher sa gène mais elle n'arrivait plus à aligner deux mots correctement. Elle n'arrêtait pas de bafouiller.
Sarah : Non... Mais... Toi heu...
Charlie ne put s'empêcher d'esquisser un sourire qui mit Sarah davantage dans l'embarras. Elle respira un bon coup et finalement, elle retrouva son aplomb habituel, ne cessant de se répéter intérieurement « C'est juste un ami ».
Sarah : Qu'est ce que tu fais par là ?
Charlie : Moi.. je...
Sarah : C'est toi qui perds tes mots maintenant ?
Sarah regarda la boutique que venait de quitter Charlie. Il s'agissait d'une grande bijouterie de luxe. Elle se demanda bien ce que pouvait cacher le jeune homme. En le voyant s'agiter et tentant de cacher un sac, elle devina qu'il avait bel et bien un secret.
Sarah (en s'emparant du sac) : Qu'est ce que tu planques là-dedans ?
Charlie : He ! Rends moi ça. C'est juste un cadeau pour Nikki.
Sarah ne l'écoutait pas, trop curieuse de savoir ce qu'il venait d'acheter. C'était pour Nikki, raison de plus pour savoir ce qu'il pensait qu'elle aime comme bijou. Elle ouvrit une petite boite et resta sans voix en découvrant le choix de bijou. Elle pensait qu'il lui avait acheter une bracelet ou un collier mais fut plus qu'étonner en voyant une bague.
Sarah : C'est une bague de...
Charlie : de fiançailles, oui. Je vais faire ma demande ce soir.
Sarah : Ouah... avec une telle bague, c'est obligée qu'elle dise oui.
Charlie : Et c'est tout ?
Sarah : Que veux-tu dire ?
Charlie : C'est bizarre, tu restes calme...
Sarah : Je vais bien compris que tu aimais vraiment Nikki. Que veux-tu que je te dises, que tu fais une belle erreur en l'épousant ?
Charlie : Je m'attendais à un truc dans le genre.
Sarah : Tu sais, j'ai beaucoup réfléchi lorsque j'étais chez mes parents. Je n'ai pas arrêter de dire que cette guerre qu'il y a entre nous, c'était de ta faute. En fait l'unique responsable, c'est moi . C'est moi qui n'ai pas saisi ma chance lorsque j'en avais l'occasion. On est amis depuis trois ans et dès le premiers jours, j'ai eu des sentiments pour toi. J'aurais dû être honnête avec toi plus tôt. Maintenant, il est trop tard. Je me suis fait une raison.
Charlie : C'est vrai ?
Sarah : En tout cas, j'essaie de tout faire pour que tout redevienne le plus normal possible. C'est pour ça que j'ai décidé de vivre la vie pleinement et d'être honnête avec moi même. Je suis sûre que Nikki et toi, vous formerez une jolie famille. J'espère seulement que je n'ai pas tout bousiller et que j'aurais la chance d'être « tante Sarah » pour ton bébé.
Charlie : Bien sûr que tu seras tante Sarah, je ne pourrais pas être complètement heureux si on est plus amis. Tu resteras toujours ma meilleure amie.
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Appartement des soeurs Kotani
14h00
Masaki était folle de rage après Sano. Elle n'avait qu'une envie, faire disparaître de sa vue tout ce qui lui rappelait cet idiot de Sano. Elle mettait donc tout son énergie à rassembler les affaires de Sano afin de lui balancer en pleine figure dès qu'il arriverait. Nobuko était impuissante, elle tentait de la résonner mais rien n'y faisait. Elle n'avait jamais vu Masaki dans une telle colère. Elle préféra ne pas insister et alla se réfugier dans sa chambre. Elle saisit alors son téléphone portable et composa le numéro de Sano. Il décrocha tout de suite.
Sano : Nobuko, c'est rare que tu m'appelles.
Nobuko : Je voulais juste te prévenir que Masaki est au courant à propos de Derek.
Sano : Oh...
Nobuko : Comment t'as pu lui faire ça ? Elle t'en veux à mort tu sais.
Sano : J'aurais pas du en faire autant mais ce Derek était un vrai nul.
Nobuko : Sano...
Sano : Elle m'en veut tant que ça ?
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Appartement des Okayasu
15h00
Nobuko avait finalement laissé sa soeur seule avec sa colère. Elle avait préféré se réfugier chez son petit ami durant quelques heures, le temps que Masaki ait pu avoir un semblant d'explication avec Sano qui avait promis de passer s'excuser.
Elle frappa à la porte, espérant voir Akira ou Yankumi lui ouvrir. Elle s'étonna de voir Claudia, la belle mère d'Akira sur le pas de la porte. Elle bredouilla quelques mots. En voyant la jeune fille, elle repensa à ce qu'elle avait vu quelques jours plus tôt, tout défilait dans sa tête. En effet, alors qu'Akira et elle farfouillait dans les affaires de Claudia, cette dernière arriva brusquement, les obligeant à se cacher dans un placard. La situation était devenu encore plus gênante lorsque les deux lycéens s'aperçurent que la jeune allemande était accompagner de son amant.
Nobuko s'apprêtait à faire machine arrière lorsqu'elle sentit une main cramponner à son bras. Elle tourna la tête et vit Claudia, le sourire en coin.
Claudia : Où vas-tu comme ça ?
Nobuko ne comprenait plus rien. Avant même qu'elle puisse répondre, Claudia l'attira vers l'appartement, refermant la porte d'entrée violemment derrière elle. Elle poussa alors Nobuko à travers le salon. La jeune fille se cogna à un meuble en tombant à terre. Alors leva la tête, cherchant une explication. Elle vit alors deux hommes, vêtus de noir qui la fixaient. Elle commença à s'inquiéter lorsque l'un deux s'approcha d'elle. Il lui plaqua un mouchoir sur la visage et en quelques secondes, tout devint flou autour d'elle. Nobuko s'endormait après avoir inhaler du chloroforme.
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Appartement des soeurs Kotani
15h30
Sano ouvrit doucement la porte d'entrée et entra le plus discrètement possible. Il s'attendait à ce que Masaki surgisse et lui crie dessus, un peu plus fort que d'habitude. Il faut dire qu'il avait pousser le bouchon un peu trop loin cette fois. Conscient de ses actes, il était décidé à s'excuser auprès d'elle et de quitter immédiatement l'appartement qu'il squattait depuis trop longtemps.
Il referma la porte et lança un « Taidama » presque inaudible. Tout était désert, cela l'étonna un peu. Il s'avança et vit que toutes ses affaires avaient été rassemblées près du canapé, sûrement par Masaki. Sano comprit qu'elle voulait qu'il s'en aille et visiblement, elle n'avait aucune envie de le croiser. La jeune fille lui avait juste laisser un mot. Il ouvrit l'enveloppe à son nom et la lut rapidement.
« Sano,
Comment as-tu pu me faire un coup comme ça ? Je pensais que l'on était amis, j'avais confiance en toi. Après tout ce que l'on a vécu tout les deux, je pensais que je comptais un peu plus que ça, que tu avais un minimum de respect pour moi tout au moins. Visiblement, je me suis lourdement trompé. Je ne veux plus jamais te revoir. Je quitte New York ce soir, j'ai besoin de changer d'air. Notre arrangement n'a plus lieu d'être. Je te demanderais juste de laisser Nobuko profiter de l'appartement jusqu'à son rentrée universitaire, disons que cela équivaut à mes indemnités de licenciement.
Adieu.
Masaki Kotani. »
Le jeune homme resta un moment interloqué, la lettre dans les mains. Il ne pensait pas que sa petite blague avait pu autant touché Masaki. Elle quittait New York à cause de lui mais où allait-elle ? Elle retournait à Tokyo ?
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Hangar
au même moment
Nobuko était bâillonnée et ligotée dans un coin, elle jetait des regards un peu partout dans la pièce, à la recherche d'une échappatoire ne semblait possible. Alors qu'elle se demandait pourquoi elle avait été enlevé de la sorte, les deux hommes qui l'avaient drogués un peu plus, jouaient aux cartes, assis à une table.
La pression monta d'un cran lorsque Claudia fit son apparition. Nobuko avait l'impression de se retrouver dans un mauvais film de yakusas et Claudia était la chef du clan. Cette dernière parla un moment à ses hommes de main mais Nobuko était trop loin pour entendre quoi que ce soit. Soudain, Claudia s'approcha d'elle et retira son bâillon. Nobuko se mit alors à hurler mais se tut lorsqu'une lame lui glaça la gorge. En effet, la kidnappeuse avait sortit un couteau.
Claudia : Chut... De toute façon, ça ne sert à rien, personne ne peux t'entendre.
Nobuko : Pourquoi vous me faites ça ?
Claudia : Je n'ai rien contre toi... vraiment... C'est juste que tu es un bon moyen de pression sur Akira.
Nobuko : Akira, mais pourquoi ?
Claudia : Il détient un objet dont j'ai besoin.
Claudia ne donna pas davantage d'explication car quelqu'un arrivait. Elle remit rapidement le bâillon en place, ne prenant pas en compte les protestations de Nobuko. Elle abandonna alors sa prisonnière pour accueillir son invité.
Nobuko se contorsionna afin d'apercevoir cette mystérieuse personne. Elle réussit difficilement à d'agenouillé, gagnant les quelques centimètres qui manquait pour voir correctement. En effet, la vue de la porte était entravée par la table où jouaient aux cartes ses deux geôliers. Lorsqu'elle y arriva finalement, elle fut tellement étonné qu'elle en perdit l'équilibre. Dans sa chute, elle se cogna la tête et perdit connaissance.