3.15 Not your business

 

Atlantic City
22h30

Sarah avait bien du mal à croire qu'elle était à cette fête il y avait moins d'une heure. L'ambiance n'est plus du tout la même. Lorsqu'elle était partie, on s'ennuyait à mourir. Maintenant, c'était à peine si l'on pouvait circuler à travers la maison, tellement elle était pleine d'adolescents sautillant au rythme de la musique.

Elle traversa le salon tant bien que mal, vérifiant que Carlos la suivait toujours. La jeune fille se demanda un instant comme l'endroit avait pu se remplir brutalement d'autant de personnes mais compris rapidement ce qui s'était passé lorsqu'elle aperçut dans un coin, l'équipe de football du lycée de la ville. Les joueurs semblaient tous très contents, ils avaient donc probablement gagner le match de la soirée et avaient décidé de venir fêter leur victoire ici.

Soudain, Sarah tourna brutalement la tête lorsqu'elle entendit un groupe de garçons se mettre à siffler. Elle se dirigea vers l'attroupement et fut à peine étonnée de trouver Adena, debout sur la table, retirant son tee-shirt et en lançant dans la foule. Elle continua son show en déboutant son pantalon. En comprenant ce qu'elle faisait, Sarah fonça dans le tas sans faire attention au mécontentement des spectateurs du striptease. Carlos fit descendre Adena, cette dernière semblait complètement à l'ouest. En voyant les bouteilles vides sur la table, Sarah comprit que si l'ambiance de la fête s'était soudain échauffée, c'était en partie grâce à l'alcool et visiblement, Adena en avait largement profité.

Sarah : Mais tu es complètement folle ! C'est quoi ce striptease ?
Adena : Oh ça va, on peut bien s'amuser... Ces garçons sont super gentils avec moi et puis ils m'adorent tous !
Sarah : Tu te déshabilles devant eux, normal qu'ils t'aiment bien.
Adena (en descendant de la table aidé par Carlos ) : Eh, salut toi ! Moi c'est Adena. Waouh, c'est fou comme tu ressembles à mon ex...

Sarah roula des yeux. Adena était décidément bien trop ivre pour avoir les idées claires. Elle ramassa le tee-shirt d'Adena et aida ensuite Carlos à la faire sortir. Alors qu'ils passèrent de la porte, Sarah aperçut Justin, une bouteille à la main, tentant de draguer une fille. Cela ne semblait pas marcher car cette dernière le gifla avant de s'en aller. Carlos se rendit à la voiture en compagnie d'Adena qui désormais, était trop saoule pour marcher toute seule. Sarah rejoignit Justin qui passait sa main sur sa joue encore endolorie.

Sarah : Je ne peux vraiment pas te faire confiance...
Justin : Ah Sarah, tu es revenue finalement... Je t'avais dit que cette fête serait sympa. Où est Adena ?

Pour toute réponse, Sarah le gifla sur l'autre joue. Elle ne donna pas d'autres explications. Justin la regarda partir, sans rien comprendre à ce qui venait de se passer.

 

Générique

Hôpital Lenox Hill
Samedi 10h00

Akira cherchait la chambre de Nikki. La jeune fille avait chuté dans les escaliers, devant l'hôpital, la veille. Elle était rester quelques heures inconsciente et avait subit un tas d'examen pour finalement en venir à la conclusion qu'elle n'avait aucun traumatisme crânien. Elle avait cependant passé la nuit à l'hôpital, en observation. Akira voulait lui rendre une petite visite, avant qu'elle s'en aille et se moquer de son manque d'équilibre au passage. Il ignorait dans quelles réelles circonstances elle avait eu cet accident, il pensait que Nikki s'était fait cela toute seule, juste par ce qu'elle était maladroite.

Il finit par trouver la chambre de son amie, il allait pousser la porte légèrement entrouverte lorsqu'il se rendit compte que Nikki n'était pas seule. Visiblement, son médecin était là, c'est en tout cas ce qu'Akira en conclut lorsque ce dernier donna des résultats d'examen. Il ne voulait pas jouer les curieux mais il ne put s'empêcher d'écouter aux portes surtout lorsqu'il se rendit compte que Nikki pleurait. Il fut d'autant plus curieux que Nikki n'était pas le genre de fille à se mettre à pleurer si facilement. Il tendit l'oreille pour en savoir plus, s'approchant de la porte. Il tomba alors nez à nez avec le médecin en blouse blanche qui ouvrit la porte d'un seul coup. Un peu bête d'être découvert de la sorte, jouant les espions, Akira tenta de faire l'innocent, de faire comme si de rien n'était.

Akira : Euh... bonjour... Tout va bien avec Nikki ?
Le médecin : Vous êtes son petit ami ?
Akira : Non, enfin, on l'a été mais...
Le médecin : Prenez soin d'elle et surtout, dites lui qu'elle doit se décider rapidement.

L'homme s'éloigna laissant Akira perplexe. Que voulait-il dire exactement, et pourquoi Nikki devait se décider rapidement. Il ne chercha pas à en savoir plus et entra dans la chambre. Nikki, surprise de le voir, sécha rapidement ses yeux avec le drap de son lit.

Akira : Tu as pleuré ?
Nikki : Mais non, pas du tout ! J'ai juste...une poussière dans l'œil...
Akira : Si tu le dis...

Akira connaissait assez bien Nikki pour savoir qu'elle mentait. Elle lui cachait quelque chose. Elle ne semblait pas décider à en parler et il n'allait pas la forcer. C'était le meilleur moyen pour qu'elle ne lui dise rien du tout. Il préféra faire comme si il ne l'avait pas vu pleuré et attendre qu'elle se décide à lui dire pourquoi elle était dans cet état.

 

Atlantic City, cuisine des Baker
11h30

Sarah était dans la cuisine. Elle travaillait les cours que lui avait envoyé Nobuko du lycée. A cause d'Adena qui squattait chez elle depuis une semaine, elle n'avait pas eu beaucoup le temps de faire son travail scolaire et l'examen final approchait à grand pas. Elle avait encore beaucoup de cours à réviser. Elle relisait des notes concernant l'histoire américaine lorsqu'Adena fit son apparition. Elle trainait les pieds et se cogna dans presque tout les meubles de la pièce.

Adena : Aie ! Satané meuble ! Quelle idée de le mettre en plein dans le passage aussi...
Sarah : Si tu ouvrais les yeux un peu plus, tu éviterais peut-être de te cogner de la sorte
Adena : Sarah, pourquoi tu hurles ? Je t'en pries, parles moins fort, j'ai la tête qui va exploser.

Sarah se leva, faisant légèrement grincer la chaise. Adena grimaça comme si ce son était aussi puissant qu'un avion passant au dessus de sa tête. Sarah servit un verre d'eau auquel elle ajouta un cachet effervescent.

Sarah : Tiens, bois ça...
Adena : Je crois qu'il faudrait que j'arrête définitivement de boire, je commence à halluciner.
Sarah : Ah oui ?
Adena : J'étais complètement raide hier, j'ai cru voir Carlos... Franchement, parfois je me dis que je suis un peu dérangée.

Sarah regarda fixement Adena qui but d'une traite son médicament. Elle devait lui dire qu'elle n'avait pas halluciner, que c'était bien Carlos qu'elle avait vu mais ne savait pas comment en parler sans énerver la jeune fille.

Adena : C'est bizarre, normalement, tu devrais me lancer une petite vacherie, genre « un peu dérangé, c'est seulement maintenant que tu t'en rends comptes ? ». Et pourquoi tu me fixes comme ça ? Pourquoi tu fais cette tête ? Quelqu'un est mort ou quoi ?
Sarah : Adena, restes calme, ne t'énerves pas s'il te plait....
Adena : Je suis très calme, pourquoi ça changerait ?
Sarah : Tu n'as pas halluciner hier soir ?
Adena : Qu.. Que.. Quoi ? Carlos était là ? Au mon dieu, il m'a vu dans cet état ? Mais... Pourquoi...
Sarah : Il voudrait te parler.
Adena : Mais moi je n'ai pas envie de lui parler.
Sarah : S'il te plait, écoutes ce qu'il a dire.
Adena : Hors de question.
Carlos : Adena, laisses moi t'expliquer !

Adena sursauta en entendant la voix de Carlos. Elle se retourna brutalement et faillit tomber de sa chaise lorsqu'elle le vit près de l'entrée de la cuisine.

Adena : Mais... C'est quoi ce plan ? Vous êtes de mèches tout le deux ? Sarah, qu'est ce qui te prends ? Tu es de son côté, du côté de ma mère ! C'est quoi ça, une technique pour te débarrasser de moi ? Il fallait le dire si je te gênais.
Carlos : Adena, j'aimerais juste te parler, je voudrais t'expliquer que...
Adena : Et qu'est ce que tu fais là d'abord ? Tu n'es pas à New York en train de dépenser l'argent de ma mère ?
Sarah : Carlos est arrivé hier soir, il voulait te parler mais tu n'étais pas vraiment en état et...
Adena : Génial, ça va être de ma faute maintenant...

La jeune fille se sentait prise au piège. Trahie par Sarah qu'elle considérait de plus en plus comme son amie, elle resta sans voix. Lorsque Carlos fit un pas vers elle, elle paniqua. Elle n'avait pas envie de l'écouter. Elle avait trop souffert à cause de lui et ne voulait plus se faire davantage de mal. Tout d'un coup, elle se leva et s'enfuit par la porte de la cuisine. Elle ne savait pas pas où aller, quoi faire, mais pour le moment, une seule chose était sûre, elle ne voulait pas voir Carlos.

 

Appartement des Okayasu
16h00

Akira tournait en rond chez lui. Il venait tout juste de sortir de l'hôpital. Il s'ennuyait et ne pensait qu'à une seule chose : Nobuko. Il faut dire qu'il n'avait pas de nouvelles d'elle depuis son hospitalisation. Akira se doutait bien que quelque chose s'était passé, que pour une raison ou une autre, elle semblait lui en vouloir. Il ignorait cependant pourquoi elle n'avait pas répondu à un seul de messages et pourquoi elle n'était pas venu le voir une seule fois. Il avait reçu ce drôle de SMS, et depuis, il n'arrêtait pas de réfléchir à ce qu'il avait pu dire ou faire qui aurait pu rendre Nobuko de si mauvaise humeur.

Yankumi venait de sortir faire des courses. Akira comptait bien profiter de ce manque de surveillance de sa gouvernante pour rendre une petite visite à Nobuko. Il traversa le salon, décidé à ne pas perdre une minute. Avec un peu de chance, il serait rentrer avant Yankumi. Son attention se porta alors vers la table de salon. Une feuille de papier semblait s'être glissée sous le meuble. Il s'approcha et ramassa le document. Il jeta rapidement un œil. Cela semblait être des numéros de comptes et d'autres informations financières concernant l'entreprise de son père. Akira fut d'autant plus surpris que son père n'était pas venu ici depuis des semaines et encore moins depuis que sa belle-mère avait refait entièrement le salon, du sol au plafond. Dans ce cas-là, comment des informations confidentielles sur la société se trouvait ici.

Il entendit une clé tournée dans la serrure de la porte d'entrée. Il se retourna et vit Claudia, son abominable belle-mère qui rentra en faisant une légère grimace en apercevant Akira. Il plia en vitesse le papier et le fourra dans sa poche.

Akira : Salut !
Claudia : Qu'est ce que tu fais là ?
Akira : Je suis chez moi, non ? C'est quoi tout ces sacs ?

Claudia était en effet chargé de sacs et paquets de grands marques. A première vue, elle avait passé la journée à se faire plaisir dans les magasins de luxe.

Claudia : J'ai fait quelques achats...
Akira : Je sors un moment, bye...

Akira quitta l'appartement en quatrième vitesse. Il avait autre chose à faire pour le moment que de se disputer avec sa belle-mère. Il avait toujours une raison de se prendre la tête avec elle, c'est à peine s'ils pouvaient rester dans la même pièce plus de cinq minutes. Il commença à se dire qu'il avait peut-être raison de se méfier de cette femme qui était soudainement apparu dans la vie de son père et dans la sienne par la même occasion.

Le document qu'il venait de trouver était probablement à Claudia mais pourquoi avait-elle ce genre d'informations avec elle. Certes, elle avait travailler un temps avec son père mais n'avait probablement pas eu accès à toutes ces données financières. Le plus louche dans l'histoire c'est qu'elle ne travaillait plus dans la société de son père aujourd'hui, alors pourquoi avait-elle cette liste de numéro de comptes. Akira s'était toujours posé des questions sur Claudia, elle ne lui inspirait pas confiance et aujourd'hui, ses doutes semblaient se confirmer. Claudia en voulait à la fortune de son père mais qu'avait-elle prévue de faire exactement ?

 

Atlantic City
Au même moment

Après sa fuite, Adena n'était pas revenue chez Sarah. Après l'avoir attendue pendant deux heures, Sarah et Carlos décidèrent de partir à sa recherche. Ils avaient parcouru le centre ville mais Adena restait introuvable. Sarah s'apprêtait à perdre espoir de la retrouver lorsqu'elle aperçut Justin, de l'autre côté de la rue. Elle traversa la rue quasi déserte, suivi par Carlos. En la voyant s'approcher en courant vers lui, Justin paniqua légèrement et se protégea le visage avec ses mains. Sarah fut surprise de le voir agir de la sorte.

Sarah : Qu'est qu'il te prend ?
Justin : Je veux juste éviter une nouvelle gifle... Je ne te laisserais pas me mettre une seconde baffe.
Sarah : Quoi ?
Justin : Hier soir ! A la fête !
Sarah : Ah oui... Désolé, j'étais un peu énervée...
Justin : Un peu... Regardes, j'ai encore la marque de ta main sur ma joue.
Sarah : Excuses moi mais j'avais mes raisons.
Justin : Ah oui ? Et lesquelles au juste ?
Sarah : Tu devais veiller sur Adena et je l'ai retrouvé ivre et à moitié nue... Ce n'est pas ce que j'appelle veiller sur quelqu'un. Les mecs, on ne peux jamais compter sur vous...
Justin : Ne fais pas de ton cas une généralité...
Sarah : De quoi tu parles ?
Justin : Je ne suis pas Charlie, alors évites de passer tes nerfs sur moi !
Sarah (en balbutiant) : Mais ! Comment ?
Justin : Je sais pourquoi tu es revenu ici, c'est à cause de lui... C'est de ta faute aussi, il faudrait savoir ce que tu veux à la fin.
Sarah : Mais pour qui tu prends au juste pour me donner ce genre de conseils ? Hein ? De quel droit tu oses parler de ma vie comme ça. Tu ne sais rien de moi.
Justin : C'est sûr qu'en oubliant ses amis d'enfance...
Sarah : Je n'ai pas oublié mes....
Justin : Sarah, je peux compter sur les doigts d'une seule main le nombre de fois que tu m'as donnée des nouvelles de toi depuis que tu es à New York. Atlantic City n'était plus assez classe pour toi peut-être...
Sarah : Je pourrais en dire autant de toi, je n'ai pas eu un seul appel de ta part ! Et d'abord, je peux savoir ce qui te prends ? C'est quoi tout ces reproches ?

Justin et Sarah restèrent un moment à se fixer droit dans les yeux. Carlos, témoin de la scène, ne savait plus où se mettre. Il ne savait pas pourquoi ces deux là étaient en froid et n'avait pas réellement envie de le savoir.

Carlos : Excusez-moi de vous déranger mais...
Sarah : Quoi ? (puis réalisant qu'elle venait d'envoyer promener Carlos) : Désolé...
Justin : Qui est-ce ?
Sarah : Carlos, le petit ami d'Adena. D'ailleurs, on est à sa recherche, tu ne l'aurais pas vu par hasard.
Justin : Je l'ai aperçu près de la gare tout à l'heure. C'est par là !

Carlos prit la direction indiquée. Sarah allait le suivre lorsque Justin l'en empêcha en agrippant son blouson.

Sarah : Eh !
Justin : Il la trouvera tout seul, j'aimerais te parler un moment. On pourrait aller dans un endroit plus tranquille ?

Sarah se retourna vers Justin, regardant le bleu de ses yeux un instant puis finalement, hocha de la tête pour montrer son accord. Justin la lâcha doucement et elle le suivit sans rien dire.

 

Appartement des sœurs Kotani
16h30

Akira avait d'abord été surpris de voir Sano lui ouvrir la porte. Il voulait parler à Nobuko mais cette dernière n'était pas là. Il n'allait pas s'attarder davantage mais Sano ne voulait pas le laisser partir si vite. Dix minutes après son arrivée, Akira buvait sa deuxième bière compagnie de Sano, dans le salon. Ce dernier venait de lui expliquer pourquoi il se retrouvait obliger de squatter le canapé de Masaki. Akira trouvait le côté séducteur de Sano bien comique et ne pouvait s'empêcher de rire en entendant cette histoire d'appartement bloqué par un ex petit copain jaloux.

Sano : Tu te fous de moi, là !
Akira : Je suis désolé mais tu es trop drôle... Arrêtes de me faire rire, j'ai mes points de suture qui vont lâcher...
Sano : Enfin bref, me voilà obliger de vivre ici... Et franchement, c'est bien moins sympa que je le pensais... Masaki est toujours sur mon dos, ranges ceci, cela... Touches pas à ci, restes pas dans le passage...
Akira : Pourquoi tu restes ici si c'est tellement infernal ?
Sano : Déjà parce que je n'ai pas le choix, et puis, je crois que je commence à m'habituer... Je crois que ça me manquerait de ne plus l'entendre me crier dessus...

 

Central Park
16h45

Nobuko attendait, assise sur un banc. Elle avait reçu cet appel de Nikki, lui demandant de la rejoindre ici. Elle ne savait pas de quoi elle voulait lui parler et bien qu'elle n'avait pas tellement envie de la voir, la curiosité la poussa à se rendre à ce rendez-vous. Elle consulta sa montre, Nikki, était en retard. Nobuko en avait assez d'attendre, elle n'allait pas rester là éternellement. Elle allait repartir lorsque Nikki vint s'assoir près d'elle.

Nobuko : Tu es en retard...
Nikki : Désolé, j'ai eu un mal de chien à convaincre Charlie que je pouvais rentrer seule chez moi.
Nobuko : Qu'est ce que tu as eu à la tête ? C'est quoi ce pansement ?
Nikki : C'est Lindsay. C'est pour ça que je voulais te voir.
Nobuko : Elle t'a agressée ? Toi ?
Nikki : Elle n'a pas aimé que je la menace de faire capoter ses plans. Je lui ai dit que j'allais tout raconter, qu'elle était bonne à enfermer et elle n'a rien trouvé de mieux que de me pousser dans les escaliers. A cause d'elle, j'ai été obligé de rester à l'hôpital toute la nuit.
Nobuko : Excuses de moi de jouer les égoïstes, mais en quoi ça me concerne tout ça ?
Nikki : Akira est manipulé par Lindsay. Il pense que tu ne veux plus le voir.
Nobuko : Écoutes, tu ferais mieux de te mêler de tes histoires, si je ne veux pas parler à Akira, c'est pour une bonne raison.
Nikki : Ah oui, laquelle ?
Nobuko : Mais pourquoi tu t'occupes de mes affaires ? Est ce que moi, j'interviens dans ta relation avec Charlie ?
Nikki : Je penses me séparer de Charlie.
Nobuko : Pourquoi ? Tu vois quelqu'un d'autre ? Ne me dis pas que toi aussi, tu veux sortir avec Akira ?

Nobuko ne pensait pas avoir été méchante en disant ça. Elle devint blanche comme un linge en voyant Nikki se mettra à pleurer à côté d'elle. Elle venait de dire quelque chose de spécial pour mettre Nikki dans cet état ? Nobuko n'avait jamais pu imaginer voir Nikki pleurer. Elle tenta alors de la réconforter.

Nobuko : Je ne voulais pas dire ça... Je suis désolé.
Nikki : Ce n'est pas toi.
Nobuko : Ah... Alors... c'est... Qu'est ce que tu as au juste ?
Nikki :...
Nobuko : Il s'est passé quelque chose avec Charlie ?
Nikki : ...
Nobuko : Je veux bien t'aider mais il faut me dire ce qui ne va pas.
Nikki (en séchant ses larmes et en essayant de reprendre son calme) : Merci, ça va aller. C'est juste, que je ne sais pas à qui en parler. Je ne veux pas t'embêter avec mes problèmes.
Nobuko : Nikki, est ce que tu ne serais pas enceinte par hasard ?

 

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