3.13 Bad news

Lundi 12h30
Lycée Liberty

Nobuko était finalement revenu en cours. Lorsqu'elle avait appris les véritables intentions de Lindsay, cela l'avait remotivé. Elle n'allait pas la laisser gagner et comptait bien se battre. Nobuko n'allait pas quitter Akira parce que cela faisait plaisir à une psychopathe.

La jeune asiatique marchait à travers les couloirs. C'était l'heure de déjeuner. Elle cherchait Akira. Elle ne l'avait pas vu au refectoire et il était introuvable dans les salles de classe vide. Nobuko redescendit vers l'entrée principale, pensant qu'il serait peut-être par là. Il n'y était pas mais en revanche, Lindsay s'y trouvait.

Nobuko s'apprétait à faire demi-tour. Elle avait peut-être décidé de ne pas se laisser faire mais elle n'était pas préparer à affronter Lindsay pour le moment. Elle commençait à remonter les escaliers lorsque Lindsay l'interpella. Nobuko l'ignora mais Lindsay devint insistante. Nobuko s'arrêta, prit une grande respiration pour se donner un peu de contenu et se retourna.

Nobuko : Lindsay ! Tiens, bonjour... Désolé, je ne t'avais pas entendu.
Lindsay : J'ai remarqué que tu étais absente ce matin. J'espère que ce n'est pas à cause de moi...
Nobuko : Contrairement à ce que tu penses, le monde ne tourne pas autour de toi.
Lindsay : N'en sois pas si sûre. Lorsque je veux quelque chose, je l'obtiens.
Nobuko : Tu veux parler d'Akira, je suppose ? Et oui, il faut croire que je suis moins stupide que tu le pensais, j'ai finis par comprendre ce que tu voulais. Cependant, tu oublies une chose, les gens ne sont pas des objets que l'on peut prendre ou donner.
Lindsay : Akira mérite mieux qu'une fille comme toi.
Nobuko : Et bien pour le moment, Akira sort avec moi et je ne pense pas que cela change. Désolé de contrarier tes plans.

Sur ces mots, Nobuko se retourna et monta au premier étage. Lindsay la regarda partir en fulminant. Elle qui pensait avoir touché au but, elle fulminait. Elle avait pourtant d'autres tours dans son sac et ne comptait pas abandonner si facilement.

Lindsay : Tu fais une grosse erreur ! Tu vas le regretter, crois moi !

Nobuko était un peu inquiète en entendant ces menaces mais fit comme si cela ne l'affectait pas. Lindsay serait trop heureuse en voyant qu'elle avait du pouvoir sur Nobuko. Elle continua de monter l'escalier en ignorant Lindsay.

 

Générique

Atlantic City, un petit supermarché du quartier
16h30

Sarah poussait son chariot à travers les allées du magasin, la liste laissée par sa mère dans la main. Adena marchati à côté d'elle et tel une enfant, elle s'arrêtait toutes les deux minutes pour faire acheter des gateaux, bonbons et autres choses inutiles. Elle avait du mal à croire qu'une heure auparavant, elle avait du faire des pieds et des mains pour qu'Adena daigne l'accompagner.

Adena : On devrait prendre ça, c'est super bon.
Sarah : C'est surtout super cher.
Adena : Arrêtes, ça ne coûte que 80 dollars !
Sarah : C'est quasiment la moitié de mon budget. Reposes ça, on a pas besoin de foie gras de tout façon.
Adena : Tu en a déjà gouté au moins ?
Sarah : Désolé mais c'est pas une habitude chez nous !
Adena : Ce que tu peux être rabat-joie ! A force de vouloir faire des économies, on passe à côté d'un tas de choses. Bien, si tu es tellement radine, je vais le payer moi-même. Il faut absolument que tu goûtes cette merveille.

Sarah leva les yeux au ciel. Adena et elle venaient vraiment de deux mondes différents. La seule chose positive, c'est que cette petite sortie commerciale avait rendu un peu de bonne humeur à Adena. La jolie blonde n'avait pas évoqué Carlos, sa mère ou New York depuis leur arrivée. Cela relevait quasiment du miracle.

Les deux jeunes filles continuèrent leurs courses. Adena avait récupérer un panier et y déposait tout ce dont elle avait envie et que Sarah refusait de payer car elle considérait tout cela comme inutile. Moins d'une heure plus tard, elles se retrouvèrent à la caisse. Le magasin était plutôt tranquille à cette heure, Sarah déposa ses achats sur le tapis roulant. Soudain, elle entendit quelqu'un prononcer son prénom. Elle se retourna brutalement vers le caissier, manquant de peu de se prenre son caddie en pleine figure. Elle resta un instant à le fixer avant de finir par le reconnaître.

Sarah : Justin ! Waouh, ça fait un bail. Qu'est ce que tu fais là ?
Justin : Je devrais plutôt te poser la question. C'est pas toi qui n'arrêtait pas de répéter qu'elle quittait cette ville pourrie pour New York ?
Sarah : J'ai vraiment dit ça ?
Justin : Oui.... Alors, tu es seulement de passage ou tu reviens définitivement ?
Sarah : Je n'en sais rien encore... C'est une longue histoire...
Adena : Tu ne nous présente pas ?

Sarah avait presque fini par oublier Adena tellement elle était surprise de revoir un ancien de ses camarades de classe. Elle ne l'avait revu depuis presque trois ans.

Sarah : Adena, voici Justin, on était au collège ensemble.
Justin : On était bien plus que des camarades si je me souviens bien...
Sarah : Ah oui, c'est vrai, on est plus ou moins sortis ensemble... Enfin on devait avoir 13 ou 14 ans à cette époque.
Justin : Et quelle est cette jolie fille qui t'accompagne ?
Sarah : Adena, elle est venue... se planquer chez moi... Enfin ça aussi c'est une longue histoire...
Justin : Ta nouvelle vie me semble passionnante. Il va falloir que tu me racontes... Demain soir, j'ai quelques potes qui viennent à la maison, vous n'avez qu'à venir.
Sarah : Je ne sais pas trop...
Justin : Allez, ça sera l'occasion de revoir tout le monde. Tu sais, on est toujours la même petite bande, toi en moins.
Adena : On viendra, ça nous changera les idées.
Sarah : Eh, et mon avis, il ne compte pas ?

Justin passa le dernier article d'Adena et annonça le montant, pas loin de 250 dollars pour un tas de broutilles inutiles. Sarah fut dégouter en comprenant que 250 dollars pour Adena, c'était comme 25 dollars pour elle, rien du tout. La jeune fille blonde remit sa carte bancaire et compris rapidement que quelque chose clochait. Justin passa la carte, une fois, puis deux. Finalement, il lui rendit car la carte bancaire semblait ne pas fonctionner. Adena lui en donna une seconde qui refusa également de fonctionner. La jeune new-yorkaise commençait à paniquer. Elle sortit une troisième carte, celle qu'elle n'utilisait que pour les urgences, et ce n'était encore jamais arrivé.

Justin : Désolé, celle-ci non plus ne passe pas.

 

Chambre de Nobuko
17h00

Nobuko essayait de se concentrer sur ses devoirs mais c'était peine perdue. Elle n'arrêtait pas de penser à Akira. Elle l'avait chercher partout aujourd'hui au lycée mais il semblait s'être volalisé. Personne ne l'avait vu depuis le matin. Ce qui ennuyait le plus Nobuko c'était de savoir que son petit ami pensait qu'elle le trompait. C'était faux, bien entendu, comment pouvait-il imaginer une chose pareille. Elle n'avait personne d'autre, c'était juste que c'est dernier temps, elle était tellement préocccupé par Lindsay qu'elle en devenait invivable.

Son téléphone portable se mit à sonner tout à coup. Nobuko décrocha sans même regarder qui l'appellait. Elle fut un peu déçu de constater qu'il s'agisait seulement de sa soeur Masaki..

Masaki : ça fait plaisir...
Nobuko : Désolé je suis un peu sur les nerfs. Akira pense que je le trompe et...
Masaki :Quoi, c'est vrai ?
Nobuko : Mais non, voyons. Il se fait juste des films ! Mais je n'arrive pas à le joindre depuis ce matin pour m'expliquer. Je m'inquiète.
Masaki : Il a peut-être un problème avec son téléphone...
Nobuko : Oui, peut-être...
Masaki : A moins qu'il soit déjà à flirter avec une autre fille.
Nobuko : C'est ta façon de me remonter le moral ?
Masaki : Si on ne peut plus faire un peu d'humour.... Je t'appellais pour te prévenir que je risquais de rentrer tard ce soir. Je dine avec Sano.
Nobuko : Je trouve que vous voyez beaucoup ces derniers temps tout les deux.
Masaki : On travaille ensemble, c'est normal que l'on passe du temps ensemble.
Nobuko : Si tu le dis...
Masaki : Je peux savoir ce que tu insinues, No-chan ?

 

Cuisine des Baker
17h00

Sarah rangeait les courses du supermarché lorsqu'Adena entra et posa le combiné du téléphone. Elle avait l'air furieuse, Sarah ne l'avait pas vu comme ça depuis longtemps. En rentrant du supermarché, Adena s'était empressé de téléphonner à sa banque pour savoir ce qui se passait avec ces cartes de crédit. Elle avait déjà essayé dans la voiture, sur son portable, mais la ligne semblait avoir été coupée.

Adena : J'y crois pas ! Elle a osée ! Elle est vraiment prête à tout !
Sarah : Qu'est ce qui se passes au juste ?
Adena : Ma mère vient de couper mes cartes et de vider mon compte en banque. Elle vient également d'annuler mon abonnement de portable... Oh mon dieu, je suis aussi pauvre que toi !
Sarah : Eh ! Je ne suis pas pauvre !
Adena : Peut importe, comment je vais faire sans argent ? Comment tu fais pour vivre sans rien, toi ?
Sarah : Adena, ce n'est pas parce que je ne m'habille pas chez les grands créateurs et que je ne mange pas de caviar que je suis fauché ! Ce sera dur pour toi mais crois-moi, tu n'as pas besoin d'avoir une carte Gold pour survivre...
Adena : Sarah, je ne crois pas que tu te rendes compte de la situation. J'ai genre, 50 dollars sur moi. C'est tout. Je suis peut-être habituée au luxe mais je suis réaliste, je me doute que je ne pourrais pas vivre avec 50 dollars.
Sarah : Et bien, si l'argent de manque trop, rentres chez toi...
Adena : Jamais ! Cela ferait trop plaisir à ma mère. Hors de question que je la laisse croire qu'elle puisse tout acheter !
Sarah : Et bien, en attendant que tu trouves une solution, tu peux toujours rester ici. Je parlerais à ma mère.
Adena : Je suis vraiment désolé de causer autant de problèmes.
Sarah : Je ne vais pas te virer de chez moi maintenant...

 

Mardi 15h30
Appartement des Okayasu

Suite à l'absence d'Akira au lycée, Nobuko avait décidé de passer chez lui. Elle supportait de moins en moins les regards et les menaces de Lindsay qu'elle ne manquait pas de lui faire à chaque fois que les deux lycéennes se croisaient. Ce que Nobuko supportait le moins, c'était les sous-entendus que faisait la jeune fille au sujet de son petit ami. Elle répétait sans cesse qu'il devait prabablement préféré rester chez lui plutôt que de voir Nobuko.

Nobuko sonna à la porte. Au bout de plusieurs minutes, Claudia, la belle-mère d'Akira lui ouvrit. Nobuko entra dans l'appartement sans même se faire inviter. Claudia ne sembla pas apprécier cette intrusion car elle n'était pas seule, un homme brun, portant un costume impeccable, l'attendait au salon, un tas de papiers éparpillés sur la table. Claudia tenta de justifier la présence de cet homme. Elle donna une explication assez vague, comme un enfant prise sur le fait lorsqu'il a fait une bétise. Nobuko n'y préta pas beaucoup d'attention. Elle n'était pas là pour controler les fréquentations de Claudia mais pour Akira.

Nobuko : Akira est là ?
Claudia : Non, il est à l'hôpital.
Nobuko : A l'hôpital ?

Nobuko eut le coeur qui sembla exploser lorsqu'elle entendit cela. Akira était à l'hôpital. Mais pourquoi personne ne l'avait prévenu ? Etait-ce grave ? Un tas de questions se bousculaient dans sa tête.

Claudia : Ne fais pas cette tête. Il est hospitalisé pour une appendicite. Il devait se faire opérer aujourd'hui.
Nobuko : Mais... Pourquoi personne ne m'a prévenu.
Claudia : Qu'est ce que j'en sais ! Il n'a peut-être pas trouvé ça utile de te prévenir.
Nobuko : Et il est dans quel hôpital exactement ?
Claudia : J'en sais rien... Demandes à sa nounou... Elle est toujours sur son dos, elle doit le savoir. Une vraie chiante cette femme.
Nobuko : Eh, ne parlez pas de Yankumi comme ça !
Claudia : Je suis ici chez moi et si je veux dire du mal des domestiques, ce n'est pas ton problème. Je ne laisserais pas une gamine m'insulter sous mon propre toit.
Nobuko : Je ne vous insulte pas...
Claudia : Peut importe, sors d'ici, j'ai autre chose à faire que parler de cet abruti de bon fils !
Nobuko : Mais qu'est ce qui vous arrive ? Pourquoi dites vous des choses pareilles...
Claudia : Je n'aime pas être dérangé pour rien !
Nobuko : Je ne partirais pas avant de savoir dans quel hôpital est Akira ! Et désolé si cela reporte vos parties de jambes en l'air...
Claudia : Mais comment...
Nobuko : Ne jouez pas les effarouchées, cela ne vous va pas du tout. Vu votre tenue, j'ai du mal à croire que cet homme soit seulement votre conseiller financier... Maintenant, dites moi où se trouve Akira.

 

Hôpital Lenox Hill
16h15

Finalement, Nobuko avait réussi à avoir l'information qu'elle recherchait. Elle avait tellement énervée Claudia que celle-ci lui avait également donner le numéro de la chambre. A cette heure-ci, Akira devait être sorti du bloc opératoire depuis quelques minutes.

Elle marchait d'un pas décidé à travers les couloirs, regardant les numéros des chambres. Elle finit par trouver ce qu'elle cherchait. Elle poussa la porte doucement, sans frapper. Elle voulait faire une petite surprise à Akira.

Cependant, lorsqu'elle entrebailla la porte, c'est elle qui fut surprise. Lindsay était penché sur Akira, son petit ami, et l'embrassait. Nobuko resta un moment la bouche ouverte, sans pouvoir émettre le moindre son. En l'espace d'une seconde, elle était passé de l'excitation de revoir Akira à la déception de le voir avec une autre fille. Son coeur semblait s'être briser en millions de morceaux.

La jeune fille ne chercha pas à connaître la raison de cette situation et referma la porte doucement. Il ne manquait plus que ces deux là se rendent compte qu'elle soit là et qu'ils en profitent pour se moquer d'elle. Elle repartit lentement vers l'ascenseur tandis que les larmes commencèrent à parler sur son visage.

 

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