3.12 The reason

Lundi 8h30
Atlantic City, cuisine des Baker

A moitiée endormie devant son bol de céréales, Sarah bailla longuement lorsque sa mère fit irruption dans la cuisine. Elle s'était couchée tard, Adena tenant absolument à lui parler. Adena avait passée des heures à lui parler de ses problèmes et Sarah n'avait pas osée l'interrompre. Résultat, elle manquait de sommeil.

Sa mère : Voilà ce qui arrive lorsque l'on passe toute la nuit à discuter avec ses amies...
Sarah : Adena n'est pas mon amie, loin de là. On est juste...

Sarah chercha un terme pour définir la relation qu'elles entretenaient mais rien ne lui venait. Elles n'étaient pas amies mais n'étaient plus réellement ennemies jurées depuis qu'elles travaillaient ensemble sur l'émission de radio. Sa mère était pressée et n'attendit donc pas que sa fille lui donne une réponse.

Sa mère : Peut-importe. Elle ne peut pas rester ici trop longtemps. Elle ne devrait pas être au lycée à cette heure-ci ? Et ses parents ? Est-ce qu'ils savent qu'elle est ici ?
Sarah : Elle s'est disputée avec sa mère. Elle n'a vraiment envie de lui parler en ce moment.
Sa mère : Je ne veux pas le savoir. Sa mère doit s'inquiéter, demandes à Adena de lui téléphonner pour donner de ses nouvelles au moins... Je ne veux pas cautionner une fugue.
Sarah : Je lui demanderais mais je ne suis pas sûre qu'elle le fasse.

Sur ces mots, sa mère quitta la maison pour se rendre à son travail. Sarah leva la tête vers le plafond. A l'étage, dormait Adena. La convaincre d'appeller sa mère à New York allait lui prendre la journée, Sarah en était convaincue.

Générique

Couloirs du lycée
8h45

Nikki discutait dans le couloir avec Charlie en attendant le début des cours. Elle racontait à Charlie la fuite d'Adena dans le New Jersey. Ce dernier avait plus que du mal à croire sa petite amie.

Charlie : Chez Sarah ? Tu es bien sûre que l'on parle de la même Sarah ?
Nikki : J'ai eu du mal à le croire aussi mais c'est bien vrai. Adena est partie de se cacher Sarah Baker...
Charlie : Est-ce que Sarah a...
Nikki : Est-ce qu'elle a dit quelque chose sur toi ? Non, désolé...
Charlie : De toute façon, je m'attendais à rien...
Nikki : D'un autre côté, je n'ai pas parler longtemps à Adena. Tu sais, elle m'a juste expliquer qu'elle était partie en quatrième vitesse vendredi et qu'elle comptait rester quelques jours chez elle et qu'il fallait absolument que personne ne sache où elle se trouve.
Charlie : Et la première chose que tu fais, c'est de tout me raconter...
Nikki : C'est différent. On sort ensemble et puis je sais très bien que tu garderas le secert.
Charlie : D'accord mais pourquoi est-elle chez Sarah ? Elles se supportent tout juste toutes les deux.
Nikki : Je ne suis pas dans la tête d'Adena mais si elle cherche à éviter sa mère, quitter New York était probablement la meilleure idée possible. Sa mère connait tout le monde à Manhattan.

Charlie était encore en train de réaliser la nouvelle que Nikki était déjà partie ailleurs. Elle venait d'apercevoir Akira au bout du couloir. Ce dernier était un blanc comme un linge, Nikki lui fit remarquer.

Nikki : Akira, tu as une mine affreuse.
Akira : Je vois que tu n'as pas perdue ta délicatesse... Généralement, on commence par dire bonjour.
Nikki : Excuses moi mais c'est la vérité ! Franchement, on dirait un zombie, tu es sûr que tu vas bien ?
Akira : A vrai dire, pas trop.. Je dois avoir une gastro, un truc dans le genre...
Nikki : Et toi tu viens au lycée ? Tu aurais mieux fait de rester coucher... Tu aimes tant le lycée pour y venir même malade ?
Akira : Nikki, je suis pas vraiment d'humeur à plaisanter ce matin...
Nikki : Tu n'es pas drôle lorsque tu es malade, n'est ce pas Nobuko ?

Nikki se tourna, pensant voir Nobuko. Depuis que Lindsay lui en voulait, elle ne lachait pas Akira d'une semelle. Nikki fut surprise de ne pas la trouver.

Nikki : Nobuko n'est pas là ?
Akira : Quelle perspicacité ! C'est justement pour ça que je suis ici. Je suis passée chez elle tout à l'heure et elle semblait être déjà partie pour le lycée.
Nikki : Elle n'a peut-être plus besoin d'un garde du corps...
Akira : De quoi est ce que tu parles ?
Nikki : Rien, rien du tout....
Akira : Je sais que ça peut paraître stupide mais j'ai comme l'impression qu'elle me cache quelque chose. Parfois, j'arrive même à penser qu'elle voit quelqu'un d'autre.
Nikki : Mais non... Je t'assure que ça n'a rien à voir... Vraiment...
Akira : Nikki, qu'est ce que tu me caches ? Tu sais quelque chose que j'ignore ?
Nikki : Mais non... Réfléhis juste deux minutes ! Nobuko ne ferait pas une chose pareille, tu délires complètement...
Akira : Je sais que c'est fou mais je reste persuadé qu'il se passe un truc. Elle est assez étrange depuis quelques jours. On se voit juste au lycée. Elle ne veut pas sortir, ce week-end, elle n'a pas répondu à aucun de mes appels...
Nikki : Elle doit avoir ses raisons...
Akira : J'aime bien les connaître.

La sonnerie retentit et les élèves se rendirent dans leurs classes. Akira se rendit à son cours. Nikki prit la direction d'une autre salle mais finalement, elle changea d'avis lorsqu'elle arriva près de Charlie.

Charlie : Eh, où vas-tu ? Les cours vont commencer !
Nikki : J'ai oublié... un truc... Je reviens !

Nikki quitta la classe en courant, croisant au passage le professeur qui venait donner son cours. Charlie se demanda pourquoi Nikki partait de la sorte, sans donner aucune raison. Il n'eut pas le temps de se poser davantage de questions car le professeur referma la porte et commença à faire l'appel.

 

Agence de voyages
9h00

La semaine passée, Masaki avait ranger de fond en comble l'agence. L'endroit était désormais présentable. Enfin, c'était vite dit. Sur les étagères, au fond de l'agence, un tas de dossiers trainaient. Masaki avait peut-être enlevée toute la poussière mais il lui restait encore le plus gros à faire : classer. Et avec la méthode de rangement de Sano, ça risquerait d'être long et fastidieux.

Masaki avait donc décider de mettre un peu d'ordre et son objectif du jour était de commencer à informatiser les archives. C'est ce qu'elle avait commencé à faire lorsqu'elle était arrivée à 8 heures cependant, rapidement, elle s'était retrouvée à vérifier ses emails.

Naturellement, c'est à ce moment précis que Sano fit son apparition. Trop occupée, Masaki ne l'avait pas vu. Sano s'approcha et se pencha derrière elle pour regarder ce qu'elle faisait.

Sano : Je peux savoir ce que tu fais ?

Masaki sursauta, donnant au passsage un coup de tête sur la machoire de Sano.

Sano : Aïe !
Masaki : Désolé... J'éteins ça tout de suite...
Sano : Tu peux bien faire ce que tu veux sur internet, tant que tu ne vois pas voir des sites pornos...
Masaki : Je ne suis pas toi !
Sano : Je ne vais pas voir ce genre de sites !
Masaki : Mouais, bien sûr...
Sano : Alors, qu'est ce que tu regardes... C'est quoi, ça, de l'italien ?

Sano semblait essayer de comprendre ce qui était écrit dans l'email mais c'était peine perdue. Il reconnut juste le mot New York. Masaki comprit qu'il ne la laissera pas tranquille tant qu'elle n'expliquerait pas.

Masaki : C'est du français. Ma famille a vécu à Paris avant de venir ici... Enfin bref,je ne vais pas te raconter ma vie.
Sano : Je préférais en effet.

La jeune femme ne fit pas attention à la remarque, ne sachant pas si Sano plaisantait ou s'il était sérieux, et continua son explication.

Masaki : C'est bientôt les 17 ans de Nobuko et j'essaie d'organiser une petite fête surprise. J'aimerais faire venir ses amis parisiens ici.
Sano : Sympa comme idée.

 

Appartement des soeurs Kotani
9h30

Cela faisait bien dix minutes que Nikki sonnait et tapait à la porte. Finalement, sa perceverance paya. La porte s'ouvrit sur une Nobuko qui faillit lui sauter dessus pour l'étrangler. Cependant, elle fut tellement surprise de voir que la folle qui sonnait depuis des lustres était Nikki qu'elle resta un moment sans voix. Nikki en profita pour entrer dans l'appartement. Le genre de comportement sans gène qui fit monter la colère de Nobuko d'un cran.

A en juger par la tenue de Nobuko, la jeune fille avait décidée de rester cloitrer chez elle et de s'attendait pas à recevoir de la visite. Elle portait un pantalon de jogging noir et un tee-shirt « J'aime Paris ». Pour une fois, Nikki semblait bien plus soignée qu'elle.

Nobuko : Toi ? Mais...
Nikki : Alors c'est ici que tu vis ? C'est bien mieux que le pensais...
Nobuko : Tu es venue pour crirquer la décoration ? Je peux savoir savoir ce que tu fais chez moi ?
Nikki : Je suis venue vérifier que tu étais toujours en vie...
Nobuko : Hein ? Mais...
Nikki : Il faudrait peut-être penser à changer de disque... mais, mais... tu ne sais donc dire que ça.
Nobuko : Mais de quel droit tu me parles comme ça ? Fiches le camp de chez moi ! Tout de suite ! VAS T'EN !
Nikki : Voilà, c'est bien mieux...

Nobuko avait de plus en plus de mal à suivre Nikki. Plus elle semblait s'enerver contre elle, plus cette dernière semblait contente. Il lui manquait une case pour réagir de cette manière. C'est en tout cas la reflexion que se fit Nobuko.

Nikki : Arrêtes de faire cette tête, je ne suis pas folle !
Nobuko : Je n'ai jamais dit ça !
Nikki : Tu l'a penseé si fort que je l'ai entendu.
Nobuko : Je peux savoir pourquoi tu es là, exactement ?
Nikki : Je pensais que tu étais quelqu'un de fort, qui ne se laissait pas faire, qui se battait pour les gens qu'elle aimait mais finalement, j'ai du me tromper. Tu n'es pas du tout comme ça. Tu es lâche et tu abandonnes au premier obstacle.

Nobuko ne savait ce qui la retenait de mettre une gifle à Nikki. Elle la laissait l'insulter, et en plus chez elle. Elle aurait bien répliqué quelque chose mais en y réfléchissant, Nikki avait un peu raison. Penser qu'elle puisse avoir raison fit un choc à Nobuko. Elle se laissa tomber sur le canapé.

Nobuko : Je le sais bien tout ça ! Je sais que je suis lache mais Lindsay me rend la vie impossible ! Au lycée, j'ai la sensation désagréable d'être en permance épiée. Je ne peux pas faire un pas sans voir Lindsay ou une des copines qui ne manquent pas une occasion pour me lancer une réflexion ou me faire tomber. La nuit, je suis harcelée de coups de téléphonnes et de messages... J'en ai assez de tout ça, je vais craquer !
Nikki : C'est justement ce qu'elle souhaite, elle veut que tu craques ! Lindsay est dérangée, elle prend du plaisir en voyant les autres être complètement détrui. Tant qu'elle n'aura pas ce qu'elle veut, elle ne te lachera pas.
Nobuko : Mais je ne sais même pas ce que veux cette psychopathe. Elle n'arrête pas de répéter que lui ai pris quelque chose...
Nikki : Pas quelque chose... quelqu'un !
Nobuko : Quoi ? Mais... Comment ça se fait que tu la connaisse si bien cette Lindsay ?
Nikki : Parce qu'elle a fait la même chose avec moi et qu'elle a réussi. Toi et moi, on a un point commun.
Nobuko : Tu pourrais être plus claire et éviter de parler avec des sous-entendus ? Toi et moi, on a rien en commun. Nous avons des caractères différents, nous n'avons aucun point commun physique. Rien ne nous relie si ce n'est... Akira !
Nikki : Bingo ! Nous avons une gagnante !
Nobuko : Ne me dis pas que...
Nikki : Et si... Akira... Pourquoi crois-tu qu'il m'est quitté ? A cause d'elle ! Naturellement, d'une marnière indirecte, sournoise... Et à mon avis, elle est à deux doigts de réussir cette fois-ci. Akira pense déjà que vois quelqu'un d'autre.
Nobuko : N'importe quoi !
Nikki : Nobuko, pourquoi je te mentirais !

C'était vrai. Il fallait être honnête, Nikki ne gagnait rien à lui raconter des histoires. Au contraire, elle y perderait l'amitié d'Akira. Elle avait déjà eu du mal à qu'il lui pardonne d'avoir répandu cette fichue rumeur sur lui et Nobuko, elle n'allait pas en rajouter.

 

Couloirs du lycée
10h00

Lindsay se rendait au bureau du psychologue du lycée lorsqu'elle aperçut Akira qui sortait de l'infirmerie. Ce dernier semblait mal au point. Il était accompagné d'une femme asiatique qui devait avoir 45 ou 50 ans. Lindsay pensa qu'il s'agissait de la mère de Nobuko et qu'elle venait le chercher. Curieuse, elle alla à leur rencontre.

Lindsay : Akira, tu vas bien ?
Akira : Pas vraiment... Dis moi, tu pourrais me rendre un service.
Lindsay : Bien sûr.
Akira : Tu pourrais donner un message à Nobuko. Je n'arrive pas à la joindre et l'infirmière du lycée pense que c'est une appendicite. Je ne pourrais probablement pas l'appeller. Je ne veux pas qu'elle s'inquiète pour rien. Si elle me cherche, je serais à l'hôpital Lenox Hill
Lindsay : Aucun problème, je lui dirais.
Akira : Je te remercie, c'est vraiment très gentil Lindsay.

Akira, accompagné de Yankumi, s'éloigna. Lindsay le regarda en souriant jusqu'à ce qu'il tourne coin du couloir. Là, elle retrouva son visage démoniaque. De toute évidence, elle avait une idée derrière la tête et informée Nobuko de la situation n'était pas au programme.

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