
Maison des Baker, ancienne chambre de Jenny
Vendredi 21h00
Sarah n'arrivait toujours pas à réaliser. Elle ne révait pas, Adena était chez elle, pleurant comme une madeleine. Elle avait longtemps cru qu'Adena était dénuée de sentiments mais depuis quelques mois, elle semblait avoir changée. A croire que s'être retrouvée placardée toute nue dans le lycée, ridiculiser et humilier par Jake avait fini par lui donner une âme.
Sarah ne savait pas trop comment réagir. C'était la première fois qu'elle voyait Adena aussi malheureuse. Elle se contenta d'essayer de comprendre ce qui s'était passé. Cependant, ce n'était pas facile. Adena n'était pas très claire dans ses explications et éclatait en sanglots toutes les deux minutes.
Sarah : Tout ça, ne me dit pas pourquoi tu es ici...
Adena : Excuses moi, je n'aurais pas du venir... Je vois bien que
je dérange...
Sarah : Ce n'est pas la question. Je suis juste très surprise de
te voir là. Et d'ailleurs, comment tu savais que j'étais là ?
Adena : Au secrétariat du lycée...
Sarah : Quoi ? Tu as fouillé dans les dossiers des élèves ?
Adena : Mais non ! J'ai juste embobinner la secrétaire, je lui
ai dit que je devais absolument te parler pour l'émission de
radio... J'en ai un peu rajouté et elle a fini par donner ton
adresse. J'étais pluôt insistante et elle était plutôt pressée
de partir... Elle a fini par craquer.
Sarah : D'accord mais pourquoi moi ? Tu n'as pas d'amis à New
York ?
Adena : J'ai bien pensé à aller chez Nikki mais ma mère et la
sienne sont amies, c'est impossible. Et à part Nikki, je dois
dire que je n'ai pas vraiment d'amis...
Sarah : Ah, vraiment ? C'est pas ce que l'on m'a dit. Il paraît
que tu es redevenu très populaire à Liberty depuis mon départ.
Adena : La popularité n'a rien à voir avec l'amitié.
Franchement, tout ces gens que je considérais comme mes amis, ce
sont les premiers à m'avoir tournés le dos lorsque Jake a...
enfin tu sais bien. Je n'ai pas réellement envie de fréquenter
de nouveau ses hyprocrites.
Sarah : Je comprends. Mais dis-moi, pourquoi tu évites ta mère
?
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Flahback
Mercredi 21h00
Appartement des Stiles
Adena avait finalement décider d'officialiser sa relation avec Carlos. Elle voulait lui prouver qu'il était important pour elle. Elle avait donc décider de le présenter à sa mère. C'était un moment important. Elle avait longtemps appréhender cette rencontre. Toute la journée, elle avait eu mal au ventre, imaginant tout les scénarios catastrophes possibles.
Cependant, en voyant comment se déroulait le diner, elle se mit à penser qu'elle avait peut-être stressée pour rien. Carlos, bien qu'un peu stressé, répondait tranquillement à toutes les questions de Madame Stiles. Veronica, en petite garce qu'elle était, s'amusait à déstabiliser Carlos en faisant quelques remarques désobligeantes.
Adena : Rony, tu pourrais faire un effort ! Nous avons un
invité !
Veronica : Quoi ? Il est petit, mexicain
et n'a pas un rond. Excuses moi mais franchement, tu aurais pu
mieux choisir.
Adena : Rony !
Veronica : C'est la vérité ! De toute façon, depuis que Jake
t'a quitté, tu es vraiment trop bizarre. Je me demande ce qu'il
devient... Tu as de ses nouvelles ?
Adena : Non et c'est aussi bien.
Veronica : A cause de toi, il se retrouve en école militaire...
Adena : Rony, tu as oublié ce qu'il a fait ? L'école militaire,
c'est rien. Il aurait mérité bien pire.
Carlos : Qu'est ce qu'il a fait au juste ?
Adena : Rien... Rien du tout...
Veronica : Il a juste fait une petite blague mais Adena l'a très
mal pris.
Adena : Excuses moi mais tu sembles oublier qu'il a payer
quelqu'un pour me droguer et me photographier nue et qu'ensuite
il a placardé le tout dans tout les couloirs du lycée. Ce n'est
pas une simple petite blague...
Dans l'énervement, elle avait tout raconté. Carlos fut un peu choqué, Adena ne lui avait jamais parlé de ce que lui avait fait Jake. Les deux soeurs étaient sur le point de se sauter l'une sur l'autre lorsque leur mère se racla la gorge.
Mme Stiles : Les filles ! On se calme ! Vous ne pouvez
donc jamais vous parler normalement ?
Veronica : Je n'ai rien dit !
Mme Stiles : Je croyais avoir été claire, nous ne devons plus
parler de cet incident. Jake a fait une erreur, il en paye
aujourd'hui les conséquences. C'est dommage, c'est un jeune
homme si gentil...
Adena : Etait ! Il a dépassé les limites ! Si l'on pouvait éviter
de parler de lui, Carlos n'a surement pas envie que l'on parle de
mon ex-petit ami toute la soirée.
Carlos : Euh... Et bien...
Veronica : Bien, parlons de ton nouveau petit ami alors ! Il paraît
que vous êtes barman ? Je parie que c'est là que vous avez
rencontré Adena. Ma soeur adore...
Mme Stiles : RONY ! Encore une réflexion et je te coupe ton
argent de poche.
Veronica : Désolé !
Veronica perdit son grand sourire. Pourrir la vie d'Adena ne valait pas d'être privée d'argent de poche. Elle finit par se taire et se contenta de manger ses haricots verts en jettant un regard noir à sa soeur. Adena, elle, souria, ravie que quelqu'un est réussit à arrêter Veronica. A ce train là, elle aurait été capable de raconter à Carlos les pires horreurs et autres secrets. Maintenant, il savait pour Jake, elle n'avait pas envie qu'il en sache davantage, surtout pas en l'apprenant de la bouche de quelqu'un d'autre.
Madame Stiles continua de parler comme si rien ne s'était passé. Elle avait le don pour faire croire que tout allait bien même dans les pires situations. Ces années de cocktails, réceptions et autres diners faisait de Madame Stiles une hotesse de première ordre. Les débordements de Veronica n'était pas un problème. Elle fit son possible pour sauver la soirée, se tournant vers Calos et lui posant des questions.
Mme Stiles : Adena m'a dit que vous occupiez souvent de
votre neveu. Comment s'appelle-t-il ?
Carlos : Max ! C'est un petit garçon vraiment exceptionnel, il
est premier de sa classe et n'a pas la langue dans sa poche. Je
le garde lorsque ma soeur travaille de nuit, elle essait de
mettre de l'argent de côté. En fait, Max a la possibilité
d'intégrer une école privée l'année prochaine mais les frais
de scolarités sont vraiment elevées.
Veronica : Et elle fait quoi ? (s'adressant à voix basse à
Adena qui était assise à côté d'elle). Je parie qu'elle est
strip-teaseuse !
Adena essaya de ne pas tenir compte de la remarque de sa soeur. Carlos ne semblait ne pas avoir entendu, c'était l'essentiel. Il était trop occupé à parler avec sa mère, heureusement.
Carlos : Elle est infirmière.
Mme Stiles : Et que font vos parents ?
Carlos : Ma mère est morte il y dix ans, un cancer, cela faisait
déjà trois ans qu'elle se battait contre ce cancer.
Mme Stiles : Je suis désolée. Perdre sa mère lorsque l'on est
si jeune, c'est vraiment dramatique. Heureusement, il vous reste
votre père.
Carlos : Je ne l'ai jamais connu et c'est peut-être mieux ainsi.
Il a abandonné sa famille et est parti avec toutes nos économies.
J'avais deux ans, je n'ai pas vraiment de souvenir de lui.
Lorsque ma mère est morte, on a bien essayé de le retrouver
mais il semble avoir disparu de la circulation.
Adena : Qu'est ce qui s'est passé, tu as été placé en famille
d'accueil ?
Carlos : Quelques semaines seulement. Ma soeur avait promis à ma
mère ne jamais séparer notre famille. Cela a été un peu
difficile mais elle a réussi à obtenir ma garde. Elle a arrêté
ces études, elle a même renoncer à une bourse d'Etat et elle
est revenu s'installer à New York pour s'occuper de moi.
Adena réalisa soudain qu'elle ignorait complètement tout sur le passé de Carlos. Elle ne s'était jamais demandé où il avait grandit, comment était son enfance. Elle comprenait mieux la réaction de Monica, la soeur de Carlos. C'était sa seule famille, elle faisait tout pour le protéger. Si elle avait si dure avec elle l'autre jour, c'était surement pour cela.
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Salle de cours
Jeudi 9h30
Le professeur venait de donner une série d'exercices, des équations et tout le monde travaillait dans son coin. Adena profita qu'il donnait une explication à une élève du premier rang pour pouvoir discuter avec Nikki, assise juste à côté d'elle. Elle fut surprise de voir que Nikki n'avait aucune difficultés pour ses exercices, elle avait même fait la moitié des questions alors qu'elle en était toujours à la troisième équation.
Adena : Tu es devenue la reine des équations ma parole !
Je pensais qu'Akira avait arrêter de t'aider.
Nikki : C'est vrai mais j'ai trouvé un bien meilleur professeur,
Charlie.
Adena : Je vois ça, à ce train là, tu vas finir première de
la promo.
Nikki : Ne te fais pas de films ! J'améliore juste mes notes en
maths, histoire de ne pas finir la dernière. Je n'ai pas
l'attention de te voler ta place, ça me demanderait trop
d'efforts. J'ai autre chose à faire de mon temps libre que de le
passer le nez dans les bouquins.
Adena : Je le sais bien !
Nikki : Alors, comment ça c'est passé hier soir ?
Adena : Carlos a passé l'examen haut la main. Ne fais pas cette
tête, je ne vois pas pourquoi il n'aurait pas réussi.
Nikki : Je ne doutes pas de Carlos, je me demande juste pourquoi
ta mère n'a rien dit. Excuses moi de te le dire si franchement
mais pour ta mère, tu ne deviens intéressant que lorsque ton
compte en banque est bien rempli.
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Boutique chic du centre ville
14h00
Mme Stiles : Vous vous moquez de moi ?
Mme Stiles renvoyait une vendeuse qui venait de lui montrer des robes d'un goût plus que douteux. C'était déjà la dixième robe qu'on lui proposait. La vendeuse faisait tout son possible pour garder son calme. Elle aurait bien envoyé balader Mme Stiles mais elle ne pouvait pas. Certes, elle était horrible avec le personnel, critiquant sans cesse mais c'était une cliente fidèle qui dépensait sans compter. La vendeuse repartit chercher un autre modèle. Mme Stiles en profita pour se retourner vers Mme Hargrove, sa meilleure amie.
Mme Stiles : Et donc, hier soir, il a diner à la maison
Je suis vraiment tombé de haut. Je me demande bien ce qu'Adena
peut lui trouver. Lorsque j'ai su qu'il vivait à Brooklyn et
qu'il était barman, j'ai bien cru faire une crise cardiaque.
Mme Hargrove : Ne t'inquiètes pas autant, ce genre de relation
ne dure jamais bien longtemps. Elle se laissera vite.
Mme Stiles : Je l'espère... Toi au moins, tu n'as pas ce problème.
J'ai appris que ta fille sortait avec le fils Todd.
Mme Hargrove : C'est bien la première fois qu'elle fait quelque
chose de bien. La connaissant, elle va encore tout faire rater.
Elle rate toujours tout de toute façon. Je me demande parfois ce
qui cloche chez elle.
Mme Stiles : Tu n'es pas un peu dure là ?
Mme Hargrove : Je suis juste réaliste. Nicole ne sait faire
qu'une chose : la rebelle. Je n'avais pas autant de problèmes
avec son frère. Elle ferait bien de prendre exemple sur lui.
Mme Stiles : David n'a pas toujours été aussi parfait. Tu te
rappelles de cet été, après sa première année d'université.
Mme Hargrove : Ah, c'est vrai. Lorsqu'il avait ramené cette
fille et qu'il voulait arrêter ces études pour se marier et
vivre en Amérique du Sud. J'avais oublié cette période.
Mme Stiles : Enfin, il a vite repris ses esprits, c'est
l'essentiel. Quand on pense que cette fille est partie
brusquement, heureusement qu'il n'a pas fait l'erreur de la
suivre.
Mme Hargrove : Tu crois qu'elle est partie d'elle même ? J'ai eu
un mal de chien à la convaincre d'abandonner ces rêves de
mariage.
Mme Stiles : C'est toi qui les a séparé ?
Mme Hargrove : Je n'allais pas laissé cette hippie gacher
l'avenir de David. Il était promis à une grande carrière, je
n'allais pas laissée cette fille tout gachée. D'ailleurs, il ne
m'a pas fallu longtemps pour la convaincre de laisser le laisser
tomber.
Mme Stiles : Et comment tu t'y es pris ?
Mme Hargrove : Tout s'achète. Et crois-moi, les gens comme cette
fille ou ce Carlos, il suffit de quelques billets verts et ils
font tout ce que tu veux.
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Vendredi 15h15
Appartement des Stiles
Adena rentrait du lycée et consulta le répondeur. Elle n'avait aucune nouvelle de Carlos depuis le diner. Aucun message sur son portable, elle n'arrivait pas à le joindre. Elle s'était pressée après la fin des cours pour rentrer chez elle mais visiblement, il n'avait pas appeler ici également.
Déçue, elle se laissa tomber dans le canapé. Elle entendit quelqu'un entrer, elle pensait voir sa soeur mais c'était sa mère. C'était assez inhabituel de la voir là, à cette heure-ci.
Adena : Maman, tu n'es pas chez ton esthéticienne ? On
est vendredi pourtant.
Mme Stiles : J'avais un tas de choses à faire aujourd'hui.
Adena : Je ne t'ai jamais vu loupé une seule séance depuis que
je te connais. Cela devait être important... Et dis-moi, Carlos
n'aurait pas laisser de messages par hasard ?
Mme Stiles : Adena, j'ai autre chose à
faire que prendre tes messages téléphoniques.
Adena : Il n'a pas appellé depuis mercredi soir, je trouve ça
bizarre.
Mme Stiles : Ecoutes, il a peut-être compris qu'il n'avait pas
sa place ici.
Adena : Qu'est ce que tu veux dire ?
Mme Stiles : Toi et Carlos, vous êtes, comment dire; très différents.
C'est peut-être mieux ainsi.
Adena : J'aime Carlos et lui aussi il m'aime.
Mme Stiles : Adena ! Reviens sur terre ! Tout vous éloigne l'un
de l'autre. Vous n'avez rien à faire ensemble. On ne mélange
pas les torchons et les serviettes.
Adena : Je le sais bien que nous sommes différents, je ne suis
pas aveugle.
Mme Stiles : Et bien parfois, on se demande si tu as réfléchi
aux conséquences de tes actes.
Adena : Quoi ? Mais je croyais que l'aimais bien... Mercredi tu
as...
Mme Stiles : J'ai un minimum de savoir vivre, c'est tout.
Adena : Mais...
Mme Stiles : Tu mérites tellement mieux...
Adena : Je ne veux pas mieux. Je veux Carlos.
Mme Stiles : Cesses de faire tes caprices, il est hors de
question que je te laisse le fréquenter.
Adena : Tu préfères que je sortes avec des types comme Jake !
Des types riches, égoistes et prêt à tout pour obtenir ce
qu'ils veulent ?
Mme Stiles : Ce Carlos ne t'apportera rien de bon, crois moi.
Adena : Mais qu'est ce que tu en sais ? Qu'est ce que tu connais
à l'amour ? Tout ce que tu aimes, c'est l'argent. Regardes où
cela t'a mené ? Papa t'a quitté, tu ne vis que pour paraître
plus jeune. Tu n'as rien fait de ta vie ! Finir comme toi serait
la pire chose qui pourrait m'arriver.
Mme Stiles : Adena, tu dépasses les bornes. Je suis ta mère
tout de même.
Adena : Tu parles d'une mère. Même pas fichue d'être là quand
il faut. Après ce qu'à fait Jake, la seule chose que tu es dit
c'est « dommage, vous formiez un si joli couple ».
Quelle mère dirait une chose pareille ?
Mme Stiles : J'ai peut-être eu tort cette fois-ci mais ce n'est
pas le sujet. Je ne te laisseras pas faire l'erreur de ta vie. Tu
ne reverras plus Carlos.
Adena : Comme si tu pouvais m'empêcher de le voir, on n'est plus
au moyen âge, je n'ai pas besoin de ton approbation pour sortir
avec qui je veux.
Mme Stiles : Je n'ai peut-être pas de pouvoir sur toi, mais j'en
ai sur Carlos.
Adena : Qu'est ce que tu veux dire ?
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Maison des Baker, ancienne chambre de Jenny
Vendredi 22h30
Sarah avait laissé parler Adena et était restée bouche-bée en attendant tout ce que sa mère avait fait. Elle n'arrivait pas à le croire. Elle se sentait tellement désolée pour Adena, elle ne savait pas vraiment quoi dire pour lui remonter le moral.
Sarah : Je comprends mieux maintenant.
Adena : Tu te rends comptes ? Elle lui a donné 10 000 dollars
pour qu'il arrête de me voir.
Sarah : C'est clair que c'est une somme...
Adena : Et moi qui pensait qu'elle l'appréciait... Et le pire
dans l'histoire c'est Carlos. Je n'aurais jamais cru qu'il puisse
se faire manipuler de la sorte.
Sarah : Malheureusement, l'argent ne fait pas
toujours le bonheur.
Adena : Je pensais qu'il était au desssus, qu'il était honnête,
qu'il m'aimait. Je me suis bien fait avoir. Il m'a juste utiliser.
Et moi qui suis aller le voir quasiment en rampant pour qu'il me
pardonne.... Je suis vraiment stupide !
Sarah : Tu n'es pas stupide, tu es juste tomber amoureuse.