
Atlantic City, maison des Baker
Vendredi 19h30
La famille Baker terminait de diner lorsque l'on sonna à la porte. Etonnés de voir quelqu'un arrivé à cette heure, Madame Baker demanda à sa fille d'aller ouvrir. Sarah s'executa et faillit tomber à la renverse lorsqu'elle vit qui était sur le palier de la porte.
Sarah : Adena ?
Adena : Je... je ne savais pas où aller et...
Sarah : C'est quoi cette valise ? Ne me dis pas que tu t'es enfui
de chez toi ?
Adena : En quelque sorte...
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Atlantic City, maison des Baker
20h30
Sarah avait encore un peu de mal à croire qu'Adena Stiles était chez elle. C'était bien la dernière personne au monde qu'elle pensait voir un jour débarquer de la sorte. D'après les brèves informations que Sarah avait pu soutirer à son invitée surprise, Adena avait besoin de faire le point, s'éloigner de New York un moment. Et comme par hasard, elle n'avait pas trouver mieux qu'Atlantic City.
Les deux jeunes filles s'étaient certes rapprochées ces derniers temps mais elles étaient loin d'être amies. Au cause de l'émission de radio qu'elles étaient obligées de présenter ensemble, les deux lycéennes avaient appris à se connaître un peu. Elles étaient devenues plus ou moins copines mais refusaient de l'admettre.
Sarah : Alors... Que fais-tu ici ? J'ai un peu
de mal à comprendre pourquoi une fille comme toi vient trouver
refuge ici.
Adena : Pour la même raison que toi...
Sarah : Ne me dis pas que toi aussi tu t'es fait renversé par
une voiture ?
Adena : Je ne suis pas stupide, je sais que tu es
venu te cacher ici pour éviter Charlie.
Sarah : Plutôt pour éviter Charlie et Nikki.... Mais pourquoi
je te raconte tout ça, moi ? Et d'abord, qu'est ce que tu veux
dire ? Tu pourrais éviter te tourner autour du pot et me dire
pourquoi tu as fuis New York ?
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Flashback
Mercredi 13h00
Couloirs du lycée
Nikki était assise sur l'un des bancs, seule, près de l'entrée du lycée. Elle sirotait un soda lorsqu'elle aperçut Adena, toute souriante qui la rejoignit.
Nikki : Adena ? Tu es sûre que tu vas bien ? A sourire
toute le temps comme ça, tu vas finir par rester coincer.
Adena : Je ne peux pas m'en empêcher, c'est plus fort que moi !
Adena avait-elle pris de la drogue ? Elle semblait planer à des kilomètres. La voir si heureuse, surtout ces derniers jours, ce n'était pas courant. D'ailleurs, elle faisait presque peur à être si contente.
Nikki : Je peux savoir ce qui te rends si excitée ? Je me
doute bien que ça ne soit pas l'annonce des prochains examens.
Adena : Tu veux me saper le moral ou quoi ? Il y a des choses
bien plus importantes que les examens.
Nikki : Seconde hypothèse, tu t'es réconcilié avec Carlos.
J'ai raison ?
Adena : Exact. On a enfin pu mettre les choses au clair tout les
deux. J'ai réussi à le convaincre que je n'avais pas honte
Nikki : Tant mieux... Je veux dire, c'est quand même à cause de
moi que vous étiez brouillé. Je m'en serais vraiment voulu si
vous aviez rompu.
Adena : Tu n'as rien à te reprocher. J'aurais du te dire toute
de suite la vérité sur Carlos. Mais le point positif de cette
histoire c'est que j'aurais appris au moins une chose.
Nikki : Et qu'est ce que c'est ?
Adena : Carlos est la chose la plus importante pour moi. Le
rencontrer a été la meilleure chose qu'il me soit arrivée. Je
l'aime et je veux que tout le monde le sache.
Nikki : Waouh ! Je comprends ta bonne humeur. Et en clair, ça
veut dire quoi ?
Adena : Il vient diner à la maison ce soir et je le présente à
ma mère.
Nikki : C'est vrai ? C'est que ça doit être sérieux.
Adena : En effet, c'est une manière d'officialiser notre
relation.
Nikki :Ce que j'aimerais être une petite souris pour voir ça.
Connaissant ta mère, je suis sûre que ce diner sera plein de
surprises.
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Agence de voyages de Sano
16h00
Nobuko : Et oh, y'a quelqu'un ?
Nobuko entra doucement dans l'agence, se demandant s'il est ne s'était pas tromper d'adresse. Sa soeur lui avait dit qu'elle travaillait dans une petite agence de voyage mais elle ne pensait pas qu'il fallait prendre ça au pied de la lettre. La pièce était en effet assez petite. Le désorde qu'il y régnait lui rappelait un peu la chambre d'Akira. Elle sursauta lorsqu'elle vit apparaître brusquement Masaki devant elle.
Nobuko : Eh ! Tu veux me tuer ma parole !
Masaki : Désolé, je ne t'ai pas entendu entrer.
Nobuko : Alors c'est ça ton super boulot ? Sano est mignon mais
je crois que sur ce coup, il s'est fichu de toi...
Masaki : C'est pas si terrible qu'il n'y paraît tu sais.
Nobuko : Onee-chan, tu as vu cette pièce.
Toi qui est plutôt maniaque, j'ai du mal à croire que tu
supportes ça.
Masaki : Je sais... d'ailleurs j'ai commencé à ranger mais
comme tu peux le voir, ça prends du temps. Rien pour ranger ce
coin, ça m'a pris deux jours !
Elle désigna une partie de la pièce qui semblait comme sauvée de la tempète. Tout était rangé, classé et aucun grain de poussière en vue.
Masaki : No-chan, je sais bien ce que tu dis mais j'ai
vraiment besoin d'argent. Je n'ai plus beaucoup d'économies et
je ne veux pas demander de l'argent aux parents. C'est moi qui
est décidé de partir, de démarrer une nouvelle vie et je veux
réussir par moi-même. Je sais que ça ne sera pas simple
mais je veux le faire.
Nobuko : Je pensais juste que ton rêve, c'était de travailler
dans la pub. Et là, je te retrouve à faire le ménage...
Masaki : Mon rêve, c'est de faire ce que j'ai envie. Et s'il
faut que je décrasse cet endroit pour y arriver, je le ferais.
Nobuko : Mouais... à mon avis, tu passes trop de temps avec
Sano, tu perds ta lucidité...
Masaki : N'importes quoi !
Nobuko : Je sais que par amour, on fait n'importe quoi, mais tout
de même.
Masaki : Encore dans ton délire ! Sano et moi, on ne sort pas
ensemble ! On est trop différents, on passe notre temps à nous
disputer. Il ne se passera jamais rien entre nous.
Nobuko : C'est ce que je disais pour Akira et moi, avant.
Masaki : Sano n'a rien à voir avec Akira. Sano change de filles
comme de chemises, il est hors de questions que je fasse partie
de son tableau de chasse.