3.08 The doll

Placard à balai
Dans l'après-midi

Nobuko s'était finalement arrêter de taper sur la porte. Elle était fatiguée d'être toujours la cible des mauvais coups. Le pire dans cette histoire, c'est qu'elle n'avait rien fait. Elle avait compris que se mêler des affaires des autres ne lui apportait que des ennuis et avait donc arrêté depuis longtemps de mettre son nez partout. Cependant, elle ignorait pourquoi Lindsay s'acharnait contre elle. Nobuko était persuadée que l'incident des vestiaires n'était qu'un prétexte. Elle lui en voulait pour autre chose mais quoi ? Nobuko n'arrêtait pas de se répéter ce que Lindsay lui avait dit un peu plus tôt. Elle n'arrivait pas à savoir ce qu'elle voulait dire et ça la rendait dingue.

Flashback
Lindsay : Tu as pris quelque chose qui m'appartenait, je compte bien le récupérer

Nobuko ne lui avait rien pris. Il y a trois jours, elle ne connaissait même pas cette fille. Elle se retrouvait enfermer dans ce minuscule placard depuis des heures ou des minutes, elle ne savait plus très bien. Enfermée dans le noir, elle n'avait plus vraiment la notion du temps. Elle croyait qu'elle allait devoir passer le week-end enfermé ici mais heureusement pour elle, son calvaire fut écourté.

Le concierge qui venait chercher quelques affaires lui ouvrit la porte. Il fut surpris de trouver une élève ici et commença à protester. Nobuko ne lui donna aucune explication et couru vers la sortie sans demander son reste. Elle retrouva plusieurs des livres et son sac de cours près de la sortie. Elle les ramassa et remarqua que la plupart avait été déchiré. Les pom-pom girls lui avait même laissé quelques sympathiques messages dont Nobuko se serait passé avec joie.

Entre les divers messages d'insultes inscrits sur ces livres, un en particulier attira son attention :
Tu m'as pris quelque chose d'important, tant que je ne l'aurais pas récupérer, tu ferais mieux de faire attention. Un accident est si vite arrivé…

C'était clairement une menace de Lindsay. Nobuko était prise entre un sentiment de colère et de peur. Elle aurait bien voulu remettre en place cette Lindsay mais elle était effrayée en voyant ces menaces et de quoi elle était capable. Elle avait failli rester enfermée dans ce placard durant des jours.

 

Générique

Chambre d'Adena
20h30

La jeune fille tournait en rond dans sa chambre, son portable collé à l'oreille. Enervée de ne pas arriver à joindre son petit ami, elle balança son portable qui se fracassa sur le mur. C'est à ce moment que choisit d'entrer sa petite soeur. La jeune fille devait s'ennuyer et quoi de mieux que de venir pourrir la vie de sa soeur ainée pour passer le temps.

Veronica : Je te dérange ?
Adena : Un peu en effet...
Veronica : Tant mieux !

Veronica se laissa tomber sur le lit de sa soeur et regarda sa soeur qui rassemblait les morceaux de son téléphone portable.

Veronica : Qu'est ce qui s'est passé ? Tu te mets au lancer de portable ? C'est un sport qui va te couter cher...
Adena : Tu n'as vraiment rien d'autres à faire à part raconter des conneries ?
Veronica : Non, désolé... Je m'ennuie...
Adena : J'ai vraiment pas le temps de m'occuper de toi aujourd'hui...
Veronica : Quoi, c'est ton chéri qui t'a largué ? C'est pour ça que tu es enervé ?
Adena : Rony...
Veronica : Quoi ? C'est ça ? Carlos t'a finalement laissé tomber ? Je me demandais ce qu'un étudiant en médecin pouvait faire avec une fille sans intérêt commme...

Adena laissa brusquement tomber les ruines de son portable et se rua vers sa soeur qui n'eut pas le temps de finir sa phrase. Elle ne lui avait jamais parlé de Carlos, d'ailleurs, elle n'avait pas dit à sa famille et encore moins à sa soeur, qu'elle fréquentait quelqu'un.

Adena : D'où tu sors ces infos bidons ?
Veronica : Quoi il est pas médecin ?

Samedi 10h00
Appartement des soeurs Kotani

Nobuko finit par se lever. Elle n'avait pas beaucoup dormi la nuit dernière, ne cessant d'essayer de trouver ce que Lindsay voulait. Elle ne voyait pas du tout ce qu'elle aurait pu lui prendre, mais involontairement. Finalement, elle s'était endormi d'épuisement.

Ce matin là, elle avait du mal à être d'aussi bonne humeur que sa soeur ainée. Chose encore plus surprenante, elle faisait le ménage. Nobuko fut surprise de ce changement de comportement. Quelques jours plus tôt, elle ressemblait à un zombie qui voyagait entre son lit et le canapé du salon. Rien à voir avec la Masaki d'aujourd'hui. Elle s'était transformée en véritable fée du logis. Nobuko se frotta les yeux pour vérifier qu'elle ne souffrait pas d'une hallucination.

Nobuko : Onee-chan, tu es sûre que tu vas bien ?
Masaki : Très bien pourquoi ?
Nobuko : Pour rien, c'est juste que tu as l'air d'aller mieux. Je suis rassurée. A un moment, j'ai cru qu'il t'était arrivée quelque chose de grave.
Masaki : No-chan !
Nobuko : Tu semblais si déprimée depuis quelque jours...
Masaki : Désolé de t'avoir inquiété. Je vais beaucoup mieux maintenant.
Nobuko : Est ce que ce garçon que j'ai vu dans ton lit la semaine dernière a quelque chose à voir avec ce changement ?
Masaki : Sano ?
Nobuko : C'est ton petit ami ? Tu n'as pas perdu de temps, à peine arrivée à New York que tu te trouves un fiancé.
Masaki : Sano est juste un ami.
Nobuko : Vraiment ?
Masaki : Oui vraiment ! C'est un dragueur ambulant et un grand batineur, pas du tout mon genre.
Nobuko : D'accord, vous ne sortez pas ensemble. N'empêches que tu passes beaucoup de temps avec lui, c'est que tu l'apprécies un peu.
Masaki : Je te l'ai dit, c'est un ami. D'ailleurs, hier soir, il m'a proposé de m'associer à son affaire de visites touristiques.
Nobuko : Associer ? Il n'essaie pas de t'anarquer plutôt ?
Masaki : Il m'a juste proposer de travailler avec lui.
Nobuko : Et tu vas accepter ? Je croyais que tu voulais retrevailler dans la pub, ça ne t'interesse plus.
Masaki : Ce boulot n'est que provisoire, en attendant une meilleure opportunité. Dis moi, No-chan, tu vas bien ? Je te trouve un peu pâle .
Nobuko : Ce n'est rien... J'ai du attraper un peu froid.

Il faut dire que passer plusieurs heures dans un placard froid et humide, il n'avait pas mieux pour attraper un rhume. Le manque de sommeil n'arrangeait pas non plus son teint.

Masaki : Tu ferais mieux de retourner te coucher.
Nobuko : Onee-chan, je vais bien.
Masaki : Nobuko, vas te recoucher ! Tu as l'air d'un fantôme !
Nobuko : Je crois que je n'ai pas le choix.

Nobuko prit la direction de sa chambre. Il était vrai qu'elle ne sentait pas très bien mais elle avait mis ça sur le compte de l'angoisse. Elle retourna se coucher même si elle douta d'arriver à fermer l'oeil.

Masaki : Au fait, on a déposé pour toi ! C'était devant la porte quand je suis rentrée hier soir.

Masaki apporta alors à sa soeur une boite noire pas plus grande qu'une boite à chausssure.

Masaki : Pour Nobuko, de la part de L. C'est qui ce L ?

Nobuko arracha le paquet des mains de sa soeur. C'était un paquet de Lindsay, c'était certain. Inquiète du contenu, elle chercha rapidement une excuse bidon à sa soeur pour justifier l'identité de L puis s'enferma dans sa chambre. Masaki ne chercha pas à en savoir plus et retourna à ses activités ménagères.

Nobuko resta quelques instants à fixer le colis. Après la mauvaise blague de la veille, elle redoutait le pire. Finalement, elle inspira profondément et ouvrit la boite. Elle découvrit une poupée asiatique complètement désarticulée. La poupée portait une robe rouge où était inscrit le nom de Nobuko. Une lettre accompagnait ce macabre cadeau. Nobuko, les mains tremblantes, ouvrit l'enveloppe et lu la lettre.
Nobuko, tu es comme cette poupée. Tu es ma marrionette et je ferais ce que je veux de toi. Opposes toi à moi et tu le regreteras. Parles-en a quelqu'un, et tu finiras comme cette poupée.
L.

Lundi 8h10
Devant l'immeuble de Nobuko

Lorsque Nobuko sortit du batiment, elle ne s'attendait pas à voir Akira. Et en juger par le regard menaçant qu'il lui jettait, il lui en voulait.

Nobuko : Akira-kun ! Qu'est ce que tu fais là ?
Akira : Je viens juste m'assurer que tu es en vie ! Trois jours que je n'ai pas de nouvelles ! J'étais inquiet. Si c'est ta façon de te me larguer, laisses moi te dire que je ne trouve pas ça très correct.
Nobuko : C'est quoi encore ce délire ?
Akira : C'est qui ? Je le connais ? Ne me dis pas qu'il va à Liberty.
Nobuko : Mais de qui tu parles au juste ?
Akira : De ton nouveau petit copain.
Nobuko : Mon quoi ? Mais arrêtes, je ne vois personne d'autre que toi, voyons. Désolé de ne pas t'avoir téléphonné ce weekend mais j'étais malade, j'ai dormi quasiment tout le temps.
Akira : Vraiment ?
Nobuko : Baka ! J'ai déjà assez de problèmes comme ça, je vais en plus, m'amuser à te tromper.
Akira : Des problèmes ? Quels problèmes ?
Nobuko : Rien... Oh mais tu as vu l'heure ? On va être en retard au lycée.

Nobuko embrassa rapidement Akira puis lui pris la main et l'entraina vers le lycée. Une manière de détourner le sujet. Ce weekend, elle avait certes un peu malade mais elle avait surtout passer deux jours à essayer d'imaginer ce que Lindsay avait encore prévu pour lui pourrir la vie. Elle aurait voulu parler des menaces qu'elle avait reçu à Akira mais si Lindsay était sérieuse, elle risquait gros. Elle préféra se taire et faire comme si de rien n'était, au moins le temps de savoir pourquoi Lindsay lui en voulait.

 

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