3.01 Masaki's trip

Aéroport JFK
Vendredi 18h00

L'aéroport grouillait de monde. Nobuko se fit bousculer plusieurs fois par des voyageurs pressés et finit par s'asseoir dans un coin, loin de toute cette agitation.

En se retrouvant là, elle avait l'impression de revenir trois mois en avant. A cette époque, elle débarquait tout juste de Paris, les bras chargés de bagages. Elle démarrait une nouvelle vie, encore, dans un autre pays. Elle n'aurait jamais imaginé que trois mois plus tard, elle serait de nouveau, ici.

L'avion en partance pour Tokyo allait décoller dans moins d'une heure. Sa mère faisait les cents pas dans le hall. Elle n'arrivait toujours pas à se faire à l'idée de partir sans Nobuko. Elle se sentait coupable, comme si elle abandonnait sa fille. Jusqu'au bout, elle tenta de la faire changer d'avis mais la jeune fille était trop heureuse de pouvoir rester à New York. Elle adorait ses parents mais elle commençait à apprécier cette ville et ses habitants, elle n'avait aucune envie de les suivre.

Catherine Kotani : Nobuko, tu es vraiment sûre de vouloir rester ?
Nobuko : Maman….
Catherine: Je sais mais…. Tu es encore mon petit bébé. Te savoir toute seule dans cette grande ville…
Nobuko : Maman, j'ai bientôt 17 ans, je ne suis plus un bébé depuis longtemps et puis je ne suis pas toute seule. Masaki est là.
Catherine : En parlant de ta sœur, où est-elle justement ?
Nobuko : Elle devait signer le bail pour notre nouvel appartement. Elle va arriver… Tiens, justement la voilà !

En effet, une jeune asiatique accourait vers elle. Masaki était la sœur ainée de Nobuko. Elle avait 24 ans et avait décidé de venir s'installer aux États-Unis il y a quelques semaines. Sur un coup de tête, elle avait quitté son travail, son appartement de Tokyo et avait rejoint sa famille à New York. Aujourd'hui, alors que ses parents s'apprêtaient à rentrer au pays, c'est Masaki qui restait. Pour des raisons inconnues, en tout cas, pour Nobuko, Masaki avait décidé de ne pas retourner à Tokyo. Après avoir longuement essayé de savoir ce qui s'était réellement passé, Nobuko avait finalement arrêté sa petite enquête. Si sa sœur ne voulait rien lui dire, elle n'allait pas la forcer, surtout qu'elles allaient désormais vivre ensemble, ce n'était pas le moment de créer des conflits inutiles.

Catherine : J'ai cru que tu nous avais oubliés.
Masaki : Mais non…
Catherine : Je me demande si je fais bien de vous laisser ici toutes seules…
Keitaro Kotani : Mais ne t'inquiètes donc pas autant ! Fais leur un peu confiance à tes filles !

 

Générique

Appartement des soeurs Kotani
Samedi 12h00

Nobuko venait tout juste de se lever. Elle s'était couché tard, non pas parce qu'elle avait la fête toute la nuit mais parce qu'elle avait un temps fou à essayer de monter son lit. Saleté de meubles en kit ! En théorie, ça doit être simple et rapide à monter mais Masaki et Nobuko avaient passé près de deux heures rien que pour un lit.

Nobuko se rendit à la cuisine et chercha quelque chose à manger. Elle ne trouva qu'un reste de pizza peu apppêtissant dans le frigo.

Nobuko : Masaki ! Il faudrait peut-être que l'on fasse quelques courses. On ne vas pas se nourrir uniquement de pizzas... Masaki ?

Aucune réponse. Nobuko releva la tête du frigo mais sa soeur semblait décidé à trainer au lit. Apparement, elle ne devait pas compter sur elle pour le déjeuner. Nobuko s'approcha du téléphone et s'apprétait à commander quelque chose lorsque son attention se porta sur une enveloppe qui portait son nom. Intriguée, elle l'ouvrit et découvrit une lettre ainsi qu'un peu d'argent. Elle se dépécha de lire le mot qui lui était destiné :

« Nobuko,
Je pars en voyage d'affaires. Je serais de retour lundi dans la journée. Je t'ai laissé un peu d'argent, je compte sur toi pour remplir le frigo. Excuses moi de te prévenir si tard. Ta soeur Masaki ».

Nobuko : Un voyage d'affaires ? Elle se fiche de moi ou quoi ?

Hôtel de Las Vegas
10h30

Masaki leva les yeux au ciel en voyant que Sano n'était pas debout depuis une heure qu'il commençait déjà à jouer les Casanova avec les clientes de l'hôtel. Masaki était assise dans un fauteuil et regrettait déjà d'avoir accepter de venir à Las Vegas. Certes, ce marché conclu avec Sano lui permettait de louer un bel appartement à un prix défiant toute concurrence mais elle se demandait si ce dernier méritait qu'elle en fasse autant pour lui. Elle ne supportait plus son air suffisant et sa manie de draguer tout ce qui passait. Elle ne comprenait d'ailleurs pas comment toutes ces filles pouvaient boire des paroles aussi bêtement.

Masaki aperçut la mère de Sano qui sortait de l'ascenseur et se pressa de reprendre son rôle de parfaite petite amie. Elle se dépêcha de faire fuir la nouvelle conquête de Sano et rejoignit sa "belle-mère". Dans cette histoire, c'était de lui mentir qui était le plus difficile. Madame Iwasaki était une personne très sympathique et avec qui elle parlait facilement bien qu'elle ne la connaisse que depuis quelques jours. Si elle découvrait le pot aux roses, elle serait vraiment blessée et Masaki s'en voulait de pouvoir la faire souffrir. Elle tenta de cacher son malaise en souriant.

Masaki : Vous avez des projets pour aujourd'hui, Iwasaki-san ? Si vous voulez, je peux vous accompagner pour…
Madame Iwasaki : Ne te préoccupes donc pas tant de moi. Tu as surement mieux à faire que de passer ta journée avec une vieille femme comme moi.
Masaki : Je vous assure que ça me fait plaisir….

Masaki préférait largement passé quelques heures avec elle plutôt qu'avec Sano mais malheureusement pour elle, Madame Iwasaki avait d'autres projets.

Madame Iwasaki : Sano, emmènes donc Masaki visiter la ville. Après tout, vous êtes là pour vous amuser alors profitez en

Masaki : Mais…
Madame Iwasaki : Ne t'inquiètes pas pour moi ! Je ne vais pas m'ennuyer.

Sur ces mots, elle abandonna le couple et se dirigea vers le casino de l'hôtel. Visiblement, son projet du jour était de claquer son argent aux jeux. Masaki se dirigea vers l'ascenseur et appuya sur le bouton. La porte s'ouvrit et elle s'apprêtait à monter lorsque Sano la retint.

Sano : Je peux savoir où tu comptes aller ?
Masaki : Dans ma chambre. Quitte à passer un weekend pourri, autant le passer dans une belle chambre d'hotel.

Elle n'eut pas le temps de se plaindre davantage sur le séjour qu'elle détestait que Sano la prit par la main et l'entraina hors de l'hôtel.

Masaki : He ! Qu'est ce que tu fais ?
Sano : On est à Las Vegas que pour deux jours. Il est hors de questions que tu les passes enfermée dans ta chambre.
Masaki : Mais...
Sano : Il n'y pas de mais qui tienne !

 

Appartement des soeurs Kotani
14h00

Après avoir cru que sa soeur lui faisait une blague, Nobuko réalisa que cette dernière était belle et bien partie comme une voleuse. Masaki avait éteint son portable, il était impossible de la joindre, et donc impossible pour Nobuko de lui crier dessus. Cela ne faisait pas une journée que ses parents avaient quittés le pays qu'elle se demanda s'ils n'avaient pas finalement raison.

Nobuko était furieuse contre Masaki qui était partie s'amuser elle ne savait où tandis qu'elle devait faire toute les corvées, comme ranger l'appartement et faire les courses. Dès son retour, Nobuko se promit d'avoir une longue conversation avec sa soeur et ne lacherait pas l'affaire tant qu'elle ne connaitrait pas le fin fond de l'histoire. Il se passait quelque chose dans la vie de Masaki, quelque chose qu'elle voulait absolument cacher et Nobuko était déterminée à savoir de quoi il était réellement question.

Elle n'eut pas le temps d'imaginer de quelle manière elle ferait parler sa soeur. On sonna à la porte. C'était Charlie.

Charlie : Waouh ! Sympa l'appart ! Ta soeur a cambriolé une banque ou quoi ?
Nobuko : A vrai dire, je me demande si elle n'aurait pas fait des trucs louches pour l'avoir.
Charlie : Je disais ça pour plaisanter tu sais... Quoi ? Ta soeur a fait des choses illégales ?
Nobuko : J'en sais rien... Je trouve qu'elle agit bizarrement ces derniers temps, surtout avec ce gars, Sano...
Charlie : Je pense que tu devrais arrêter de regarder des films policiers, ça te donne de drôles d'idées.Je ne connais pas beaucoup ta soeur mais j'ai du mal à l'imaginer faire quelque chose d'illégal.
Nobuko : Oui, tu as surement raison....

 

Rues de New York
15h30

Charlie marchait sans réel but dans les rues new-yorkaises. Il venait de sortir de chez Nobuko et ne savait pas où aller. Il aurait bien voulu lui parler de ses problèmes mais cette dernière s'était promis de ne plus intervenir dans la vie sentimentale de ses amis. La dernière fois qu'elle s'en était mêlée, ça s'était révélé être catastrophique. Désormais, elle ne voulait plus donner son avis et éviter les sujets sensibles.

Il faut dire que Charlie accumulait les problèmes, surtout avec les filles. Sarah ne voulait plus le voir et Nikki l'évitait comme la peste. En quelques semaines, il avait perdu sa meilleure amie et sa petite amie.

Il composa de nouveau le numéro de Nikki sur son portable et tomba une nouvelle fois sur son répondeur. Il ne prit même pas la peine de laisser un message, il en avait déjà laissé une bonne dizaine et cela n'avait rien changé. Il trouvait Nikki puérile d'éviter ainsi ses appels. S'il l'avait blessée, qu'elle lui dise plutôt que de faire la tête comme une gamine.

Charlie arriva devant l'immeuble où vivait Nikki. Il n'était pas vraiment arrivé ici par hasard. Si Nikki ne voulait pas prendre ses appels, il lui parlerait directement face à face. Il s'excusera d'avoir sous-entendu qu'elle était une fille facile. Il entra dans le grand hall et s'avança vers le concierge qu'il reconnut. Le vieil homme lui sourit mais rapidement, Charlie sentit comme un malaise.

Charlie : Un problème ?
Le concierge : Je suis désolé mais vous ne pouvez pas rester ici. J'ai reçu des consignes.
Charlie : Il faut absolument que je parle à Nikki. C'est vraiment très important.
Le concierge : Désolé, Mademoiselle Hargrove ne veut pas vous voir.
Charlie : S'il vous plait, je ne serais vraiment pas long…
Le concierge : Désolé !

Charlie n'insista pas davantage. Il était clair que le concierge n'allait pas le laisser monter, il risquait sa place à ne pas suivre les consignes. Cependant, en voyant Charlie si dépité, il ne put s'empêcher de faire quelque chose. Il rattrapa le jeune homme qui s'apprêtait à sortir.

Le concierge : Attends ! Elle a peut-être interdit que tu montes la voir mais elle n'a jamais précisé que tu ne pouvais pas l'attendre ici.

 

Supermarché
18h00

Nobuko se baladait à travers les rayons, son panier à la main. Sa sœur étant partie se payer un peu de bon temps (car Nobuko ne croyait pas une seule seconde à cette histoire de voyage d'affaires), elle fut bien obligé de se plier à cette corvée. Akira s'était proposé de l'accompagner. Faire des courses n'était pas follement passionnant mais il avait besoin de parler.

Akira : Non mais elle est incroyable cette nana. Elle se prend pour qui au juste ?
Nobuko : C'est ta belle-mère. Elle essaie peut-être juste de bien faire ?
Akira : Si elle croit pouvoir remplacer ma mère, elle se met le doigt dans l'œil et jusqu'au coude.
Nobuko : Tu ne crois pas que tu vas un peu fort ?
Akira : Franchement, me demander de l'appeler "maman", c'es pas un peu abusé ? Ma mère est irremplaçable et cette blonde écervelée ne lui arrive même pas à la cheville.
Nobuko : Tu ne l'a vu que quelques minutes, elle est peut-être très sympa. Écoutes, elle n'a pas pris un bon départ mais ce n'est pas parce que tu détestes ton père que tu es obligé de la détester aussi.
Akira : Je vais avoir tout le temps de la connaître, elle emménage chez nous cette semaine.
Nobuko : Ton père s'installe à New York ?
Akira : Ce n'est pas parce qu'il s'est marié qu'il a changé. Comme d'habitude, ses affaires passent en priorité. Il est reparti pour Tokyo juste après notre diner. J'aurais préféré qu'elle le suive. Je n'ai aucune envie de vivre avec cette femme, je la déteste déjà.
Nobuko : Tu ne sais rien d'elle....
Akira : Elle est mariée avec mon père. J'en conclus donc qu'elle est soit stupide soit aussi sans cœur que lui.

 

Hall de l'immeuble de Nikki
19h00

Charlie était déterminé à parler à Nikki. Il avait passé une bonne partie de l'après-midi, assis-là, sur cette chaise inconfortable. Il commençait à désespérer en voyant s'ouvrir ce fichu ascenseur régulièrement mais jamais sur la personne qu'il attendait. Une nouvelle fois, les portes de l'ascenseur s'ouvrirent et Charlie leva juste la tête, pensant qu'il fallait peut-être mieux qu'il abandonne et qu'il rentre chez lui. Cependant, la chance semblait lui sourire car c'était enfin Nikki qui sortait de l'ascenseur. Charlie se leva d'un bond et s'apprétait à lui parler lorsqu'il s'aperçut qu'elle n'était pas seule, ses parents l'accompagnait. Il fut prit un peu de court, il n'avait pas envisagé la possibilité de tomber sur eux.

Monsieur Hargrove : Charlie, que faites-vous là ?
Charlie : Rien... je passais juste dans le quartier...

 

Boite de nuit à Las Vegas
Vers minuit

Masaki regrettait d'être venu dans cette boite. Elle détestait la musique et voir Sano collé à une jeune bimbo blonde lui donnait des nausées. Après tout, c'était lui qui lui avait proposé de sortir dans cette boite et à peine arrivé, il l'avait complètement oublié. Masaki tuait l'ennui en enchainant les verres au bar.

Plusieurs hommes vinrent l'aborder au cours de la soirée ais elle refusa poliment leur invitation. Un plus tard, le barman lui apporta un cocktail alors qu'elle n'avait rien commandé. Elle s'adressa à l'employer qui lui apprit que ce verre était offert par un jeune homme à l'autre bout du comptoir. Masaki prit le verre et s'approcha de l'inconnu, un homme d'une trentaine d'années, plutôt bien habillé qui souria lorsqu'il l'a vit s'approcher.

L'homme : Vous n'aimez pas ? Si vous voulez je peux vous commander autre chose.
Masaki : Ce ne serait pas nécessaire. C'est très gentil de votre part mais je ne suis pas intéressé. Bonne soirée.

Masaki se retourna, s'appretant à regagner sa place lorsque l'inconnu la rattrapa.

L'homme : Attendez ! Je sais que ma technique de drague n'est pas des plus recherché mais lorsque j'ai vu la façon dont vous avez fait fuir tout ces hommes tout à l'heure...
Masaki : Comment ? Vous m'observez depuis combien de temps au juste ?
L'homme : Assez pour en venir à la conclusion que nous avons bien plus de points communs tout les deux qu'il n'y paraît.
Masaki : C'est à dire.
L'homme : Comme moi, vous n'êtes pas là par plaisir, on vous a trainé dans cette boite, pas vrai ? Je parie que vous êtes à Las Vegas pour affaires.
Masaki : On peut dire ça comme ça.
L'homme : Cela nous fait déjà un point commun !

Masaki hésitait. A vrai dire, ce garçon l'intriguait. Elle tourna la tête vers la piste de danse où se trémoussaient Sano et sa dernière conquète. Elle repensa alors à une conversation qu'elle avait eu avec un peu plus tôt dans la journée.

Flashback
Le Strip (avenue de Las Vegas)
Après-midi

Sano et Masaki marchaient dans la rue, mangeant des beignets achetés un peu plus haut. Ils venaient de passer la journée ensemble dans la ville. Ils auraient pu la passer à jouer dans les casinos mais ils n'avaient ni l'un ni l'autre assez d'argent pour ça.

Cela aurait pu être une excellente journée si ils n'avaient pas été constamment interrompus par des des femmes faisant les yeux doux à Sano. Celui-ci prenait d'ailleurs un malin plaisir à discuter avec elles pour énerver Masaki. Il notait encore un numéro de téléphone et Masaki ne savait pas quoi en penser.

Masaki : Tu ne t'arrêtes donc jamais ?
Sano : Quoi donc ?
Masaki : Les filles ! La drague ! Cest au moins la sixième depuis ce matin qui te laisse son numéro.
Sano : En fait, c'est la septième, il y a cette jolie rousse qui est venue me voir lorque tu....
Masaki : Stop !
Sano : Qu'est ce qui te prend ?
Masaki : J'en ai juste assez que l'on soit arrêté toutes les deux minutes parce qu'une fille te trouve « mignon ». A mon avis, elles doivent te confondre avec une célébrité ou quelque chose dans le genre... Je ne vois pas d'autres explications.
Sano : Tu es seulement jalouse !
Masaki : Jalouse de qui ? Ces filles ne te connaissent pas, elles te trouveraient bien moins mignon si elles savaient qui tu es vraiment.
Sano : Je crois que ce qui t'énerve le plus, c'est que personne ne vienne te demander ton numéro...
Masaki : N'importe quoi ! Tu délires complètement. De toute façon, c'est de ta faute.
Sano : Ma faute ?
Masaki : On doit penser que tu es mon petit ami, on n'ose pas m'aborder...
Sano : C'est ça, trouves toi des excuses...

Masaki lui donna une tape derrière la tête, c'était presque devenu une habitude. A chaque fois que Sano disait quelque chose qu'elle considèrait comme stupide, elle lui donnait une tape.

Sano : Eh !
Masaki : Quoi ? Je vais te décoiffer ?
Sano : Tu es comme ça avec tout les mecs ou seulement avec moi ? D'un côté, je comprend pourquoi tu es célibataire... Dis moi, j'ai une question qui me trotte dans la tête, tu es déjà sortie avec quelqu'un parce que....

Masaki s'apprétait à lui donnait une nouvelle tape mais Sano esquiva. Il commençait à mieux connaitre Masaki.

L'homme : Eh ? Vous rêvez ?
Masaki : Désolé... Je me disais juste qu'il serait dommage de gacher davantage cette soirée... Je m'appelle Masaki, enchantée de vous rencontrer.
L'homme : Moi, c'est Devon. Alors, d'où venez vous Masaki ?

Masaki n'allait pas donner raison à Sano. Elle était capable de sortir avec qui elle voulait et elle n'allait pas laisser cet idiot dire le contraire.

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