
Hôpital, chambre de Sarah
18h15
Charlie et Nobuko entrèrent dans la chambre. Sarah était allongée sur son lit et regardait la télévision. Elle semblait passionnée par un épisode de la série "Des jours et des vies". Elle remarqua à peine l'arrivée de ses deux visiteurs.
Charlie : Ne me dis pas que tu regardes que regarde de nouveau cette série débile ?
Sarah se retourna vers lui, fronçant les sourcils. Visiblement, elle n'avait pas apprécié la remarque.
Sarah : Je pourrais savoir de quel droit tu critiques ce que je regarde ? Vous êtes qui tout les deux ? Encore des étudiants ? C'est bon, j'en ai assez d'être étudier par tout l'hôpital, allez vous en !
Nobuko : Mais Sarah, c'est nous !
Charlie : Tu ne nous reconnais pas ?
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Hôpital, chambre de Sarah
18h16
Charlie : Mais enfin, Sarah, c'est nous, tes meilleurs amis !
Sarah les fixa longuement, cherchant un élément qui pourrait l'aider à se souvenir. Nobuko et Charlie avaient l'air complètement désemparés, ne sachant pas trop comment abordés la situation. Jenny les avait pourtant prévenus mais ils avaient du mal à être considérés comme des étrangers par Sarah. La jeune fille se mit alors brusquement à rire.
Nobuko : Sarah, ça va ?
Sarah : Désolé mais vous êtes trop drôles tout les deux !
Charlie : Quoi ?
Sarah : Surtout toi Charlie, tu fais une de ses têtes !
Charlie : Tu nous as reconnu depuis le début ?
Sarah : Excuses moi mais je m'ennuie tellement ici et puis je mourrais d'envie de vous faire ce coup là !
Nobuko : En gros, tu t'es fichue de nous !
Sarah : Désolé mais en voyant vos têtes de chiens battus, je n'ai pas pu résister.
La blague était un peu de mauvais goût pour Charlie et Nobuko. Ils ne savaient plus quoi dire. D'un côté ils lui en voulaient de faire ce genre de blague stupide, de l'autre, ils étaient plutôt rassurés de voir que sa mémoire revenait et qu'elle se souvenait encore d'eux.
Nobuko : Tu as l'air d'aller mieux, tu sors bientôt ?
Sarah : Demain ! Il est temps, je n'en peux plus de rester ici. J'ai l'impression d'être un rat de laboratoire, on n'arrête pas de venir me voir. Soit disant que mon cas est intéressant.
Nobuko : Tu t'es fait renversée par une voiture et tu t'en sors avec seulement quelques côtes de cassées. Sans compter sur cette amnésie passagère
Sarah : Ne m'en parles pas, j'ai passé le week-end a passé des examens et tout est normal. Je ne sais pas combien de temps vont durer ces trous de mémoire mais ça m'énerve déjà.
Charlie : Et finalement, tu te souviens de quoi exactement ?
Sarah : En fait, j'ai beaucoup de mal à me souvenir de ce qui s'est passé ces dernières semaines. Au début, je ne me souvenais de rien, pas même de mon nom ! J'ai cru devenir folle mais finalement tout est revenu. Ma sur a passé son week-end a me parlé et je me rappelle de tout enfin presque.
Charlie : Et l'accident, tu te rappelles de quelque chose ?
Sarah : Non, d'ailleurs ça s'est passé vendredi après-midi. Je ne comprends pas ce que je faisais là, j'aurais dû être en cours, non ?
Nobuko : En fait, tu as séchée les cours.
Sarah : Moi, séchée ? Non, ce n'est pas possible Je n'ai jamais séchée un seul cours de toute ma vie !
Charlie : C'est faux ! Le jour où l'on devait disséquer une souris en cours de science, tu t'es fais porter pâle.
Sarah : Non mais ça, c'est normal, j'ai déjà peur des souris rien qu'en les voyant en photo alors devoir jouer les apprentis charcutiers pour savoir comment ça fonctionne, non merci ! On avait pourtant pas cours de bio vendredi, pourquoi je suis partie du lycée ?
Nobuko : A cause de Charlie. Tu t'es encore disputée avec lui au sujet de Ni
Charlie : au sujet de notre fête d'adieu pour Nobuko.
Sarah : Fête d'adieu ? Tu t'en vas où ?
Nobuko : Au Japon ! Enfin, je devais, il y a eu du changement depuis. Je t'expliquerais.
Sarah : Je crois en effet qu'un résumé s'impose.
Une infirmière entra dans la chambre pour signaler la fin des heures de visites. Charlie et Nobuko laissèrent Sarah après lui avoir fait promettre de les appeler dès qu'elle serait sortie de l'hôpital. A peine la porte de la chambre fermée, Nobuko interrogea Charlie sur la manière dont il avait réagi quelques minutes plus tôt.
Nobuko : Pourquoi tu lui as menti ?
Charlie : Je n'ai pas menti, j'ai dissimulé la vérité.
Nobuko
: Tu joues avec les mots, là.
Charlie : Écoutes, dans l'esprit de Sarah, nous sommes toujours amis, je ne vais pas aller la contredire. Lui dire la vérité avancerait à quoi ? La replonger dans la déprime ?
Nobuko : Waouh, tu m'impressionnes ! Tu t'inquiètes drôlement pour Sarah. Ce n'est pas toi tout à l'heure qui hésitait à venir la voir !
Charlie : Je pensais qu'elle m'aurait jeté à la figure tout ce qu'elle avait sous la main en me voyant. J'étais loin de me douter qu'elle serait ravie de me voir.
Nobuko : Et tu vas faire quoi maintenant ? Faire comme si vous aviez toujours été les meilleurs amis du monde ?
Charlie : Exactement !
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Vendredi 16h00
Couloirs du lycée
Le couloir était bondé. Charlie arriva cependant à se frayer un chemin à travers la foule pour rejoindre Nobuko qui rangeait ses affaires dans son casier.
Charlie : Je vais voir Sarah ce soir, tu veux venir avec moi ?
Nobuko : Désolé mais je dois aller visiter des appartements avec ma soeur.
Charlie : Je vois.
Nobuko : Dis lui que je l'appellerais plus tard. Bien, je dois filer, à lundi !
Sur ces mots, Nobuko referma son casier et prit la direction de la sortie. Charlie s'apprêtait à faire la même chose lorsqu'il vit Nikki, juste devant lui qui était apparut comme par enchantement. Il sursauta et Nikki souria en voyant l'effet qu'elle venait de produire. Elle s'approcha et le plaqua sur les casiers avant de l'embrasser longuement. Ce comportement entreprenant de Nikki n'était pas pour déplaire à Charlie quoi que, il sentait bien que tout le lycée avait les yeux rivés sur eux. Ce n'était pas forcément facile à vivre. Nikki semblait insensible aux regards moqueurs ou envieux des autres élèves. Toujours enlacée à Charlie, elle faisait tout son possible pour qu'il passe la soirée avec elle.
Nikki
: Qu'est ce que tu dirais de passer chez moi ce soir ? Mes
parents sont en voyage, cette fois-ci on ne risque pas d'être dérangé.
Charlie : C'est juste que...
Nikki : Quoi ? Encore Sarah ?
En une seconde, le sourire de Nikki avait disparu. Elle lâcha Charlie et s'adossa aux casiers en essayant de minimiser la déception. Sarah semblait être la priorité de Charlie depuis quelques jours et ce n'était franchement pas pour lui plaire. Cela faisait une semaine que la jeune lycéenne rebelle faisait son possible pour ne pas montrer à Charlie qu'elle avait plus qu'assez qu'il ne parle que de Sarah et qu'il passe tout son temps libre chez elle. Mais aujourd'hui, elle n'avait plus envie de faire d'effort.
Charlie : Elle vient d'avoir un accident, elle a besoin de moi.
Nikki : A cause d'elle, on n'a pas pu se voir de la semaine !
Charlie : C'est ma meilleure amie ! Je lui ai promis de...
Nikki : Je m'en fous ! J'en ai rien à faire de tes excuses. Je sais déjà ce que tu vas me dire : « j'ai promis à Sarah de venir la voir, c'est ma meilleure amie, il faut que je l'aide à retrouver la mémoire »... et bla bla bla et bla bla bla. Sarah, Sarah, Sarah, je n'entends que ce nom depuis une semaine, j'en ai marre. Tu sors avec elle ou avec moi ? Et dis moi, tu lui a dit que l'on sortait ensemble ?
Charlie : Pas encore.
Nikki : J'en étais sûre. Tu as peur de quoi au juste ? Hein ? Elle revient au lycée lundi. Il est hors de question que l'on sorte ensemble en cachette. Soit tu lui dis, soit tu m'oublies.
Charlie : Mais...
Nikki : De toute façon, elle finira par l'apprendre par quelqu'un, il vaudrait mieux que ce soit par toi, non ?
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Appartement de Sarah
Au même moment
Allongée sur le canapé du salon, la télécommande à la main, Sarah somnolait légèrement. Après avoir longuement zappé toutes les chaines du cable, elle s'était finalement arrêter sur un documentaire animalier. Elle n'était pas vraiment fan de ce genre de programme mais elle avait passé la semaine à regarder les talk-show et elle commençait à saturer. Les crépages de chignons et autres engueulades du Jerry Springer Show, elle avait eu sa dose. Alors qu'enfin, il y avait un peu d'action sur l'écran, la lionne se décidant enfin à attaquer cette pauvre gazelle innocente, on sonna à la porte. Sarah leva la tête mais ne bougea pas d'un millimètre, préférant ignorer ce visiteur. Au bout de trois sonneries, elle finit par se lever. Elle pensait qu'il s'agissait encore d'un vendeur d'encyclopédies ou autres produits inutiles et trop chers. Elle ouvrit la porte prête à lui hurler dessus d'arrêter de sonner de la sorte lorsqu'elle aperçut une jeune fille blonde qu'elle connaissait.
Sarah : Adena ? Qu'est ce que tu fais là ?
Adena : Je vois que tu m'as pas oubliée !
Sarah : Malheureusement... J'aurais préféré oublié tout le mal que tu m'as fait avec ta Black List.
Adena : C'est de l'histoire ancienne ça. Je peux entrer ?
Sarah s'ennuyait beaucoup mais surement pas au point d'être contente de voir Adena débarquer chez elle pour lui tenir compagnie. Elle s'apprétait à lui donner une excuse bidon pour qu'elle s'en aille mais Adena était déjà entrer dans l'appartement, sans attendre d'y être inviter. Ce manque de savoir vivre n'étonna pas Sarah qui referma la porte derrière son invitée.
Sarah (de manière ironique) : Je t'en pries, fais donc comme chez toi !
Adena : Alors, comment tu vas ? Tu te remets de ton accident ?
Sarah resta un instant interloquée alors qu'Adena s'installa dans le salon.
Sarah : Tu t'inquiètes de ma santé ? Vraiment ?
Adena : Si tu n'es pas totalement remise, je comprendrais que tu ne veuilles pas reprendre l'émission de radio tout de suite...
Sarah : Nous y voilà ! Je me disais bien que toute cette gentillesse, c'était louche. Tu perds pas le nord toi, il faut toujours que tu profites de la situation.
Adena : Alors ?
Sarah
: Je serais là mardi, ne t'inquiètes pas ! Tant que je ne
serais pas morte, tu n'auras pas cette émission.
Adena : Tout ça à le mérite d'être clair. Bien, j'ai plus rien à faire là dans ce cas. Je te vois la semaine prochaine au lycée.
Sarah : Oui, je serais là, tu peux compter là dessus !
Adena qui encore une fois, n'avait pas réussie à faire démissionner Sarah, se leva et prit la direction de la porte. Sarah, ravie de la voir bouilloner de rage, remarqua qu'elle oubliait son sac.
Sarah : Adena, tu as oublié ça !
Adena (en se retournant sur le pas de la porte) : C'est à toi. Tu l'avais laissé au studio.
Sarah : Oh... merci !
Adena souria pour lui faire comprendre que ce n'était rien et s'en alla. Sarah jetta un rapide coup d'oeil à ce sac. Elle n'avait pas souvenir d'avoir laisser quelque chose au studio et fut surprise de voir qu'il contentait une petite boite enveloppée de papier cadeau. Elle essaya de rappeller qui lui avait offert ce cadeau mais elle n'en avait aucun souvenir. La curiosité était trop grande, elle déchira le papier afin de savoir ce que contenait ce mystérieux paquet.
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Rues de New York
18h30
Nobuko et Masaki sortirent de l'immeuble. Elles se retournèrent vers l'agent immobilier qui les avait amener jusqu'ici. L'appartement n'avait visiblement pas plus à ses clientes. Il tenta tout de même, en bon commercial, de trouver des qualités à cet appartement. C'était déjà le cinquième endroit qu'il leur montrait et les deux soeurs n'avaient rien aimé. Elles trouvaient toujours quelque chose à redire, surtout Masaki qui trouvait des défauts en quelques secondes.
L'agent : Il y a quelques travaux à faire mais il ne faut pas
grand chose pour faire de cet appartement une petite merveille.
Un coup de peinture et il sera comme neuf.
Masaki : Vous vous fichez de moi ? Cet appartement est pourri, il
aurait bien besoin d'être refait entièrement. Je crois bien que
c'est le pire des apparts que l'on est visiter aujourd'hui. Je
doute que l'électricité soit au norme et l'isolation est
totalement inexistante. Comment vous pouvez proposer de louer un
endroit comme celui-ci et avec un loyer aussi cher.
L'agent : Nous avons visiter déjà visiter cinq appartements. Vous êtes très difficile, nous sommes à New York et vous avez beaucoup d'exigences.
Masaki : Je veux juste un minimum de confort. Avec la commission que vous allez prendre, je peux me permettre d'être exigeante.
Nobuko : Masaki !
Masaki : Quoi ? No-chan, c'est la vérité, c'est un escroc ce type. Il est hors de question de continuer si c'est pour voir d'autres appartements de ce genre.
L'agent : Bien, si vous changer d'avis, rappeller moi, vous avez ma carte.
L'agent s'éloigna, vexé de s'être fait traité d'escroc et en prime, il avait perdu près de deux heures à faire visiter des appartements pour ne finalement, en obtenir aucun résultat. Nobuko se retourna vers Masaki qui souriait en le voyant partir.
Nobuko : Génial ! On fait comment maintenant ? Dans deux semaines, les parents partent pour Tokyo. On va se retrouver à la rue si on ne se trouve rien.
Masaki : Je sais mais ce gars m'a énervé ! Il est hors de question que je lui reparle à celui là. On se débrouillera sans lui.
Nobuko : Bien, si tu veux...
Masaki : Ne t'inquiètes pas, je vais trouver l'endroit idéal.