
Lundi 8h00
Devant l'immeuble de Nobuko
Akira arriva devant l'immeuble de sa petite amie et se mit à bailler. Elle lui avait envoyé un curieux message, lui demandait de venir le plus vite possible. Elle avait une grande nouvelle à lui annoncer. Akira espéra que tout cela valait le coup car il avait du sacrifier une bonne demi-heure de sommeil pour être là à l'heure.
La porte vitrée de l'immeuble s'ouvrit, laissant apparaître Nobuko, le sourire jusqu'aux oreilles. Elle courut vers Akira et lui sauta au cou manquant de les faire tomber tout les deux.
Akira : Tu étais si pressée de me voir ? C'est très agréable de se sentir si indispensable mais si tu serres encore je vais étouffer.
Nobuko (en lâchant Akira) : Oh désolé ! C'est juste que je suis tellement contente
Akira : Je vois ça !
Nobuko
: Je ne pouvais pas attendre d'être au lycée pour te
l'annoncer, c'est tellement
c'est trop
Oh je suis
trop contente.
Nobuko était tellement excitée par cette grande nouvelle qu'elle n'arrivait pas à trouver ces mots. Akira lui, encore un peu embrumé par le manque de sommeil, avait un peu de mal à partager cet enthousiasme surtout parce qu'il ignorait la raison de cette euphorie soudaine.
Akira : Alors ? Quelle est cette grande nouvelle qui m'a fait lever aux aurores ? J'espère que ça en vaut la peine.
Nobuko : Je n'en sais rien Qu'est ce que tu dirais si je te disais que je ne pars plus à Tokyo ?
Akira (qui n'y croyait visiblement pas) : Tu ne pars plus ? Sérieux ?
Nobuko : Tu crois que je te mentirais à ce sujet ?
Akira : Non mais . Comment s'est possible ? Tes parents ont changés d'avis ? Tu as réussi à les convaincre ?
Nobuko : Je n'en ai pas eu besoin. Masaki s'en ai chargé pour moi.
Akira : Je ne te suis plus là, tu pourrais m'expliquer ? Qu'est ce que ta sur a avoir avec cette histoire ?
Nobuko : Elle a décidée de venir s'installer à New York et m'a proposé d'habiter avec elle. Ce n'est pas génial ? Je vais pouvoir terminer mon année scolaire ici !
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Salle de classe
8h45
Nobuko : Salut tout le monde !
Tout les élèves présents se retournèrent, étonnés de voir une élève de si bonne humeur un lundi. Nobuko n'y fit pas attention. Elle était heureuse de pouvoir rester aux États-Unis et comptait bien faire partager sa bonne humeur matinale. Elle se précipita vers Charlie, assis comme la plupart du temps dans le fond de la classe. Akira la rejoignit après avoir serré la main de quelques élèves.
Charlie : Tu as mangé du lion ce matin ?
Nobuko : Manger quoi ? Non, j'ai rien pris qui ressemble à du lion
Charlie (en souriant) : Laisses tomber, c'est juste une expression . Tu as l'air d'être en forme ce matin.
Nobuko : Oui, je sais, je n'arrive pas à me calmer, je viens d'apprendre que je ne suis plus obligé de retourner au Japon
Charlie : Cool ! Tu vas terminer ton année ici finalement.
Nobuko : Exactement ! Dis moi, tu n'aurais pas vu Sarah, il faut absolument que je lui annonce cette nouvelle.
Charlie : Non, désolé mais tu sais bien qu'elle m'évite ses derniers temps.
Nobuko : Je vais aller voir dans les couloirs si je la trouve.
Nobuko bondit littéralement de sa chaise et sortit de la classe. Charlie l'a regarda s'éloigner en souriant. Elle était heureuse de rester parmi eux à New York, ça ne faisait aucun doute. Akira s'assied sur une table libre devant Charlie et se retourna vers lui.
Charlie : Dis moi, elle a été un peu vite dans son explication. Comment ça se fait qu'elle reste à New York, son père ne doit plus bosser au Japon ?
Akira : Ses parents partent pour Tokyo dans quelques jours. Sa sur a décidée de s'installer ici, je ne sais pas pour quelle raison exactement. Quoi qu'il en soit, Nobuko va partager un appartement avec elle jusqu'à la fin de l'année.
Charlie : J'imagine que toi aussi, tu dois être ravi de cette nouvelle. Vous n'aurez pas besoin de vous séparer.
Akira : C'est vrai que c'est bien plus simple Je doute qu'une relation longue distance ait marché entre nous . Comme on dit, loin des yeux loin du cur
Charlie : .
Akira : Tu n'es pas d'accord ?
Charlie: Euh, si, si, c'est vrai
Akira : Je t'embête peut-être à parler de moi, c'est vrai, excuses moi. Je dois être chiant à parler tout le temps de moi et Nobuko. Parles moi de toi, ça va avec Nikki ? Elle ne t'a pas encore rendu dingue ?
Charlie : A vrai dire, je me pose quelques questions à son sujet. Je suis passé chez elle vendredi et c'était vraiment très bizarre
Akira : Nikki est étrange, tu ne le savais pas déjà ?
Charlie : J'ai rencontré ses parents et c'était vraiment étrange comme ambiance
Akira : Je vois très bien ce que tu veux dire, moi aussi je me suis toujours demandé comment Nikki pouvait être leur fille, ils sont si différents. Je suis sûr que sa mère de n'a pas pu tenir dix minutes sans la comparer à son frère.
Charlie : Comment tu le sais ?
Akira : Parce qu'elle ne peut pas s'en empêcher, c'est plus fort qu'elle, il faut toujours qu'elle parle de son fils chéri. Nikki ne t'a rien expliqué au sujet de David ?
Charlie : Non, je devrais savoir quelque chose ?
Akira : Je ne sais pas si c'est à moi de te le dire Nikki t'expliquera elle-même.
Charlie : Attends, c'est quoi l'histoire avec son frère ?
Charlie n'eut pas le temps d'en apprendre davantage. Nobuko venait de s'asseoir près d'Akira et interrompit la conversation
Nobuko : Impossible de mettre la main sur Sarah. Elle a probablement encore séchée les cours. De quoi vous parliez ?
Charlie : De rien
Charlie n'eut pas les réponses à ses questions. Akira avait éveillé sa curiosité en évoquant la famille de Nikki. Il n'avait pas voulu en dire plus. La sonnerie retentit et le professeur entra dans la salle. Charlie suivit le cours d'une oreille, trop occupé à s'imaginer tout et n'importe quoi au sujet du frère de Nikki.
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11h30
Hôpital
Jenny sortit de la chambre de sa sur et se dirigea vers la machine à café au bout du couloir. Il fallait qu'elle aille travailler, ouvrir sa boutique mais elle n'en avait pas la force. Elle dormait peu depuis l'accident de sa sur, passant son temps à l'hôpital, non loin de Sarah, espérant à chaque instant que la mémoire lui revienne.
Jenny inséra quelques pièces de monnaie dans la machine puis sélectionna un café. Alors que la boisson se préparait, le médecin s'occupant de Sarah s'approcha d'elle.
Le médecin : Jenny, vous êtes encore là ?
Jenny : Et oui Bonjour docteur !
Le médecin : Justement, je voulais vous voir. Vos parents sont dans le coin ? Je viens de recevoir le résultat des examens de Sarah.
Jenny : Mon père a du repartir ce matin. Il ne pouvait pas être absent de son travail plus longtemps. Ma mère est sortie acheter quelques magazines pour Sarah, elle va revenir. Mais dites-moi, comment va Sarah ?
Le médecin : Elle va très bien. Tous les examens sont normaux.
Jenny : Normaux ? Mais pourquoi elle ne souvient de rien ?
Le médecin : Le cerveau est bien mystérieux ! Sa mémoire va surement revenir, ce n'est que temporaire. Le choc de l'accident a dû provoquer cette perte de mémoire.
Jenny : Temporaire, ça veut dire quoi temporaire ?
Le médecin : Quelques jours ou quelques semaines
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12h30
Couloirs du lycée
Nobuko referma son casier et s'apprêtait à rejoindre le réfectoire lorsqu'elle aperçut Adena. Cette dernière semblait venir droit sur elle. Nobuko commençait à envisager le pire. Pourquoi venait-elle la voir ? Quel mauvais coup elle voulait encore lui jouer. Elle stressait en envisageait le pire des scénarios.
Adena se planta devant elle et la regardait de haut comme elle savait si bien le faire. Nobuko cherchait une réplique bien cinglante mais elle n'en eut pas besoin car Adena n'était pas venu pour lui chercher des poux.
Adena : Excuses moi, tu n'aurais pas vu Sarah ?
Nobuko n'en revenait pas. Adena avait commencé sa phrase par "excuses-moi". Depuis quand elle s'excusait ? Elle resta sans voix devant une telle diplomatie venant d'une personne telle qu'Adena.
Adena : Et oh, la chinoise, je te cause !
Nobuko descendit de son petit nuage, Adena n'avait pas changé. Elle toujours aussi polie avec elle.
Nobuko : Je peux savoir ce que tu lui veux ?
Adena : On devait mettre au point le programme de l'émission de demain.
Nobuko : Désolé, je l'ai pas vu de la matinée. Elle est peut-être malade, je vais l'appeler
Nobuko sortit de sa poche son portable et s'apprêtait à appeler Sarah lorsqu'Adena l'interrompit.
Adena
: J'ai déjà essayé, elle ne répond pas. Je trouve ça un peu
étrange.
Nobuko : Tu t'inquiètes pour Sarah ? C'est nouveau.
Adena semblait en effet un peu inquiète bien qu'elle essayait de ne pas la montrer. D'ailleurs Nobuko trouvait qu'Adena s'était humanisé depuis le mauvais coup de Jake. Il était désormais loin, dans une école militaire, mais avait quand même réussi à salir la réputation d'Adena. Elle avait perdu son statut de superstar et par la même occasion, tout ses amis. Seuls Nikki et Akira étaient restés. Elle tentait tant bien que mal de se refaire une nouvelle image, notamment en présentant l'émission radio mais le fait qu'elle est fait renvoyer Jake n'était pas un élément qui jouait en sa faveur.
Adena : Je C'est juste que je lui ai laissé une bonne dizaine de messages ce weekend qu'elle n'a même pas pris la peine de me rappeler. Ne me dis pas qu'elle encore déprimée à cause de Charlie ?
Nobuko : Vendredi, ils se sont disputés. Encore. Je ne l'ai pas revu depuis. Je suppose qu'elle n'a pas eu la force de venir aujourd'hui.
Adena : Tout ce que je vois c'est que Mademoiselle laisse tomber ses engagements à cause d'un chagrin d'amour. Je la pensais plus responsable que ça.
Nobuko : Chagrin d'amour ? Charlie et Sarah sont amis.
Adena : Mais bien sûr, racontes ça à d'autres. A ton avis, pourquoi Sarah est si contrariée de voir Nikki dans les bras de Charlie ?
Nobuko : Quoi ? Tu sais quelque chose ?
Adena : Tu n'auras qu'à demander à Sarah lorsque tu la verras.
Adena s'éloigna tandis que les questions se bousculaient dans la tête de Nobuko. Elle avait dû louper quelques chapitres dans l'histoire. Charlie et Sarah ? Nobuko était tellement occupée par ses propres affaires de cur qu'elle n'avait rien vu venir. Que savait Adena exactement et surtout, comment pouvait-elle savoir plus de choses qu'elle ?
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16h00
Salon de thé de Jenny
Nobuko était d'abord passé à l'appartement de Sarah mais visiblement, elle n'y était pas. Elle avait tambouriné à la porte pendant quelques minutes mais se calma lorsqu'un voisin de palier lui demanda de baisser d'un ton. Nobuko n'avait aucune nouvelle de Sarah malgré tout les messages qu'elle avait laissés sur son portable et sur le répondeur de l'appartement. Elle commençait à s'inquiéter sérieusement.
Nobuko passa ensuite à la boutique de Jenny, espérant que Sarah serait en train de noyer son chagrin dans les gâteaux de sa sur. Malheureusement, la boutique était quasiment déserte et aucune trace de Sarah. Nobuko se laissa tomber dans le canapé de la boutique. Elle n'en pouvait plus. Si elle avait su qu'elle aurait du traverser la ville pour rechercher Sarah, elle n'aurait pas choisi de porter ses chaussures. Une serveuse s'approcha d'elle, lui apportant la carte.
Nobuko : Excusez-moi, vous n'auriez pas vu Sarah aujourd'hui ? Je n'arrive pas à la joindre. Où est Jenny ? Elle pourra peut-être me renseigner.
La serveuse : Vous nêtes pas au courant ?
Nobuko : Au courant de quoi ?
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18h00
Hall de l'hôpital
La porte vitrée coulissa et Charlie entra. Il retrouva facilement Nobuko parmi la petite foule qui s'était formée dans la salle d'attente. Elle semblait morte d'inquiétude et ne cessait de fixer une affiche vantant les bienfaits du lait. Une fois devant lui, Nobuko sortit de sa léthargie brutalement. Elle se leva d'un bond et commença même à sermonner Charlie.
Nobuko : Non mais t'as vu l'heure ? Je t'attends depuis plus d'une heure. Qu'est ce que tu faisais ?
Charlie : Je
Charlie n'eut pas besoin de répondre. La réponse venait d'entrer dans l'hôpital. Nikki les rejoignit. Nobuko leva les yeux au ciel, elle était bien la dernière personne qu'elle souhaitait voir ici.
Nikki : Comment va-t-elle ?
Nobuko : Comme si la santé de Sarah avait de l'importance pour toi
Charlie : Nobuko, ce n'est pas le moment !
Nobuko : Il est hors de question que cette fille entre dans la chambre.
Nikki : OK, je vais rester là !
Sans regrets, Nobuko abandonna Nikki à l'accueil. Elle prit la direction des ascenseurs suivit par Charlie qui courrait presque pour rester à sa hauteur.
Nobuko : C'est à cause de cette fille que tu as mis autant de temps ?
Charlie
: Cette fille s'appelle Nikki, c'est ma petite amie. Tu n'es pas
obligée de l'apprécier mais tu pourrais faire un petit effort
et arrêter de la rembarrer à chaque fois que tu la vois ? Sarah
le fait déjà très bien pas besoin d'en rajouter.
Nobuko : Ce n'est pas parce que cette folle est aujurd'hui ta petite copine que je vais tirer un trait sur tout ce qu'elle m'a fait ! Sarah a raison de la déstester, cette fille est dangereuse !
Charlie : Cette fille m'a convaincue de venir ici alors que c'était la dernière chose que je voulais !
Nobuko : Quoi ?
Charlie : Je n'avais pas envie de voir Sarah. Elle m'a convaincue de venir la voir.
Nobuko : Elle est à l'hôpital depuis trois jours...
Charlie : Et alors ?
Nobuko lui jetta un regard noir. Comment Charlie pouvait-il se montrer si insensible ? Sarah était hospitalisée depuis trois jours et ils ne s'en étaient même pas préoccupés une seule seconde. La porte de l'ascenseur s'ouvrit sur le palier du troisième étage. Ils sortirent de la cabine et cherchèrent la chambre de Sarah.
Jenny, la soeur de Sarah, sortait de la chambre alors que les adolescents s'apprétaient à y rentrer.
Jenny : Oh, c'est vous !
Charlie : Qu'est ce qu'il s'est passé ?
Jenny : Une voiture a renversé Sarah.
Nobuko : Oh mais... elle va bien ? On peut la voir ?