
Appartement des Kotani
Vendredi 8h00
Nobuko entra dans la cuisine où sa mère et sa sur prenaient leur petit-déjeuner. Elle se servit un bol de céréales et prit place autour de la table. Elle salua sa mère mais snoba complètement Masaki.
Catherine Kotani : Vous êtes fâchées ?
Nobuko : OUI !
Masaki : Non !
Les deux surs avaient répondus en chur. Catherine Kotani avait l'impression de revenir près de dix ans plus tôt lorsque ses filles se disputaient pour un oui ou pour un non et qu'elles n'étaient jamais d'accord sur rien.
Nobuko : Il s'est passé quelque chose à Tokyo. Si Masaki est là, ce n'est pas pour son travail comme elle le prétend. Je sais que c'est quelque chose de grave mais elle ne veut rien me dire. Tu t'es fait virer, c'est ça ?
Masaki : No-chan !
Catherine
: Masaki, c'est vrai ?
Masaki : Stop ! Arrêtez de dire n'importe quoi ! Je n'ai pas été virée !
Nobuko : Dans ce cas-là, expliques ! Pourquoi tu es là ? Elle parlait de quoi exactement ton amie Yukari au téléphone ?
Catherine : Chérie, je dois avouer que je me pose des questions. Je suis heureuse que tu sois là, avec nous mais si tu as des problèmes tu peux nous en parler. Ton père et moi, on trouve que tu agis bizarrement depuis que tu es arrivée.
Masaki : Bizarrement ? N'importes quoi ! Si c'est ça, je rentre au Japon tout de suite ! A vous entendre, je n'ai rien à faire ici !
Catherine : Ne dis pas n'importe quoi ! On s'inquiète juste pour toi ! Ce n'est pas dans tes habitudes de débarquer à l'improviste et...
Masaki : Bien, arrêter d'imaginer le pire ! Je n'ai pas été virée ! J'ai juste quelques problèmes au bureau et je... j'ai besoin de faire le point.
Nobuko : Des problèmes ? Quel genre ?
Masaki : No-chan, je t'adore mais quelques fois, tu poses trop de questions !
Sur ces mots, Masaki se leva de table. Nobuko et sa mère se regardèrent se demandant ce qui se passait dans la tête de Masaki. Elle en faisait vraiment toute une affaire d'état. Elles entendirent la porte d'entrée claquée, signe que Masaki était sortie.
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Réfectoire du lycée
12h30
Le réfectoire était bondé. Sarah, son plateau à la main, cherchait des yeux une place de libre. Elle aperçut Nobuko et Akira, près de la fenêtre et vit qu'il restait encore une chaise de libre. Elle se dépêcha de les rejoindre. Une fois à leur hauteur, elle faillit lâcher son plateau en voyant en face de qui ils déjeunaient tout les deux. Encore sous le choc, elle regarda Nobuko qui lui fit une tête indiquant qu'elle n'avait pas prévu la situation mais tenta de ne pas dramatiser la situation. Charlie et Nikki s'étaient probablement incrustés à cette table et Nobuko n'avait pas pu refuser.
Nobuko : Sarah, il reste une place, tu peux...
Sarah : Merci mais je n'ai plus faim.
Charlie : Je parie que c'est à cause de moi ?
Sarah : A cause de toi et de ta fausse blonde en effet !
Nikki : Sarah, on ne pourrait pas faire la paix ? On est adulte et....
Sarah : Adultes ? Je t'arrête tout de suite ! Parce que moi, je suis une gamine. N'est ce pas Charlie ? C'est bien ce que tu m'as dit que j'étais une gamine et qu'il fallait que je grandisse un peu !
Un silence se fit à la table. Nobuko baissa la tête vers son assiette. Elle n'allait pas se mêler de cette histoire. La dernière fois, cela n'avait fait que compliquer la situation.
Sarah : Les chats et les chiens ne sont pas fait pour s'entendre. On ne sera jamais amies toutes les deux. Tu devrais arrêter de jouer les gentilles filles, tout le monde sait que tu es une garce de première.
Sarah abandonna son plateau sur la table et quitta le réfectoire. Elle n'allait pas se donner en spectacle davantage. Charlie la regarda partir mais ne réagit pas plus car après tout, c'était ce genre de comportement qu'il ne supportait plus de Sarah ces derniers temps. Nobuko, elle, ne pouvait se résoudre à la laisser partir se cacher pour pleure. Elle se leva quelques instants plus tard pour la rattraper. Akira hésita à la suivre mais pensa qu'il ne serait d'aucune utilité. Il se retourna vers Nikki et Charlie et tenta de rependre une discussion normale.
Akira : Alors... Vous avez des projets pour ce weekend ?
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Parc près du lycée
12h45
Nobuko avait essayé de rattraper Sarah mais elle avait fini par la semer dans les couloirs du lycée. Nobuko retourna finalement au réfectoire, s'inquiétant un peu pour Sarah qui était de plus en plus mal depuis quelques jours. Sarah passa à son casier récupérer ses affaires et sortit du lycée. Il était hors de question qu'elle aille en cours cet après-midi, elle n'avait pas la force de voir encore une fois Charlie en compagnie de sa nouvelle petite amie. Et tant pis si on lui collait un avertissement pour cette absence.
Il faisait plutôt beau pour un mois de février. Il faisait certes froid mais le soleil était présent et réchauffait les passants. Sarah passa par le parc d'à côté et s'assied sur un banc. Elle resta là un bon moment.
Alors qu'elle regardait des enfants jouer un peu plus loin, elle ne remarqua pas qu'un homme la guettait un peu plus loin. En un éclair, l'inconnu s'approcha et lui vola son sac. Sarah mit quelques secondes avant de réagir. Elle se leva d'un bond et se mit à lui courir après. Elle n'avait pas l'attention de le laisser repartir avec ses affaires. Le voleur n'avait probablement pas prévu qu'elle s'acharne autant car la course poursuite durant quelques minutes. Sarah réalisa soudain que tout les cours de sport qu'elle détestait lui étaient fort utile aujourd'hui.
Ils quittèrent le parc et se retrouvèrent dans la rue. Ils slalomèrent entre les passants. Personne n'arrêtait le voleur bien que Sarah n'arrêtait pas de demander de l'aide. Il traversa la route, faisant freiner quelques voitures. Sarah le suivit mais n'eut pas la même chance que lui. Un taxi ne freina pas à temps et elle se retrouva propulser à quelques mètres. Le voleur paniqua en voyant l'accident et s'enfuit tandis qu'une foule se formait près du taxi accidenté. Le chauffeur sortit du véhicule et s'approcha de Sarah qui gisait à quelques mètres, inconsciente.
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Bureau de Monsieur Kotani
16h00
Masaki entra doucement dans le bureau de son père, le plus discrètement possible. Elle s'assied dans un canapé tandis que son père était en grande conversation téléphonique. En voyant entrer sa fille il lui sourit et écourta l'appel.
Keitaro Kotani : Aucun problème, je demande à ma secrétaire de vous faire parvenir les plans.... Je vous remercie, au revoir.
Il raccrocha et s'approcha de sa fille qui était occupée à contempler la vue magnifique de Manhattan qui s'offrait devant elle.
Keitaro : Masaki-chan. Tu vas bien, tu as l'air perdu dans tes pensées.
Masaki : Oui, c'est juste que je m'inquiète pour... pour une amie.
Keitaro : Et qu'arrive-t-il à ton amie exactement pour que tu sois si préoccupée ?
Masaki : Elle a fait quelque chose qui sur le coup semblait la meilleure chose à faire mais en y repensant maintenant, elle se demande si elle n'a pas fait l'erreur de sa vie.
Keitaro : L'erreur de sa vie ? Tu ne crois pas que t'en rajoutes un peu ?
Masaki : A peine...
Keitaro : Masaki, qu'est ce que tu as fait ?
Masaki : Ce n'est pas moi... c'est une amie... c'est... Bon d'accord ! Comment t'as deviné ?
Keitaro : Je suis ton père ! Un père sait ces choses !
Masaki : Vraiment ?
Keitaro : Bon j'avoue, quand tu mens, je le voie tout de suite... Entre autre, tu fuies mon regard. Alors, Masaki, qu'est ce qui te tracasse autant ?
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Appartement des Hargrove
20h00
Charlie n'en revenait pas. Il était assis dans le salon de Nikki et discutait avec ses parents. Discuter était peut-être un grand mot car finalement, à part se regarder dans le blanc des yeux, on ne pouvait pas dire qu'il se passait grand-chose.
Charlie était vraiment mal à l'aise et se demandait encore pourquoi il avait accepté de venir. Il sortait avec Nikki depuis très peu de temps même en comptant le temps de leur fausse liaison. Il était encore bien trop tôt pour faire connaissance avec les parents.
Flashback
16h00
Avant même que la cloche cesse de sonner, toute la classe avait quitté les lieux. Le professeur n'y fit guère attention car il se dépêchait lui aussi de partir du lycée. On était vendredi, tout le monde ne pensait qu'à son weekend. Charlie se retourna vers Nikki assise à la table d'à côté.
Charlie : On sort ce soir ? Que dirais-tu d'un ciné ? Il y a ce film qui vient de sortir et que...
Nikki : Que dirais-tu de plutôt passer chez moi ?
Charlie : Pourquoi pas...
Nikki : Tu verras mon lit est très confortable !
L'allusion coquine n'était pas pour déplaire à Charlie bien au contraire. Et il accepta ce rendez-vous sans penser qu'il pourrait avoir quelqu'un d'autre dans l'appartement lorsqu'il passerait.
Assise à côté de Charlie, Nikki ne semblait elle non plus pas très à l'aise. Elle changeait sans cesse de position, ne sachant pas trop comment s'assoir surtout lorsqu'elle entendait les reproches de sa mère à tout de champs.
Madame Hargrove : Nicole ! Ne mets pas les pieds sur le canapé !
Nikki souffla et se rassit correctement. Charlie se retourna vers elle. Il venait brusquement de réaliser qu'il ne connaissait pas réellement Nikki. Nikki était un surnom, il pensait que c'était son véritable prénom car même les professeurs l'appelaient Nikki au lycée. D'ailleurs, il ignorait encore beaucoup de choses sur Nikki. Avant d'arriver ici, il ne connaissait même son nom de famille. Il l'avait découvert une fois dans le hall d'entrée, lorsqu'il se retrouva face au gardien, incapable de dire chez qui il voulait aller.
Il fut cependant surpris de voir les parents de cette dernière. Contrairement à Nikki qui était une véritable rebelle, sa mère était un modèle de raffinement. Elle ressemblait à toutes ces femmes riches de New York qui ne portaient que des vêtements de créateurs. Elle ne cessait de dévisager Charlie ce qui le mettait encore plus mal à l'aise.
Charlie ne sut pas tellement quoi penser du père de Nikki qui ne leva pas un instant les yeux de son journal. Il lisait les pages économiques et cela semblait plus l'intéresser que le nouveau petit ami de sa fille.
Madame Hargrove : Alors comme ça, vous et Nicole, vous sortez ensemble ? Je croyais que tu sortais avec cet asiatique, comment il s'appelait déjà...Nikki : Il s'appelait Akira mais ça fait plusieurs mois déjà que c'est fini.
Madame Hargrove : C'est vrai ? Tu aurais pu m'en parler.
Nikki : Je l'ai fait mais comme d'habitude, tu n'écoutes jamais.
Madame Hargrove : Excuses moi mais si on doit se rappeler du nom de tout les garçons avec lesquels tu sors, on n'est pas sortit de l'auberge !
Nikki : N'importe quoi ! Dis tout de suite que tout le lycée m'est passé dessus !
Monsieur Hargrove : Nicole, arrêtes d'être si vulgaire !
Monsieur Hargrove replia son journal qu'il posa sur la table basse. Charlie comprit que c'était probablement la seule personne qui est de l'autorité sur Nikki. La jeune fille qui était partie pour s'énerver contre sa mère s'arrêta net et commença à fixer le sol incapable de soutenir le regard de son père.
Nikki : Désolé...
Madame Hargrove : Alors... Désolé, j'ai oublié votre nom.
Charlie : Charlie, je m'appelle Charlie Todd.
Monsieur Hargrove : Todd...Todd... Vous êtes de la famille de James Todd ?
Charlie : C'est mon grand-père en effet.
Monsieur Hargrove : Vous allez donc probablement reprendre l'affaire familiale... Vous savez déjà dans quelle université vous voulez aller ?
Charlie : Mon père voudrait que j'aille à Yale comme lui et comme mon grand-père avant lui.
Monsieur Hargrove : C'est une excellente université en effet. Vous pensez faire des études de marketing ?
Charlie : J'aimerais bien en effet Si un jour je veux travailler dans les industries Todd, c'est le minimum.
Monsieur Hargrove : J'aimerais que ma fille ait votre motivation Mais visiblement, les études, ce n'est pas son fort ! D'ailleurs je doute qu'elle puisse rentrer à Yale avec un dossier pareil.
Nikki : Mon dossier n'est pas si affreux ! Mes notes sont correctes !
Monsieur Hargrove : Mais ton comportement laisse à désirer. On n'avait pas ce genre de soucis avec ton frère
Nikki n'en pouvait plus. Elle se leva d'un bond et entraina Charlie avec elle. Si elle restait là, elle avait encore pour des heures de sermon. Elle n'en avait pas envie et trouva vite un prétexte pour partir.
Nikki : Ce n'est pas tout ça mais nous devions aller au cinéma et on risque de rater la séance.
Monsieur Hargrove : Nicole, nous étions en train de parler.
Nikki : Et bien vous reprendrez cette discussion plus tard. Bonne soirée.
Charlie salua rapidement les Hargrove et suivit Nikki qui sortit du salon. Nikki attrapa son manteau et celui de Charlie avant de sortir de l'appartement. Ce n'est qu'une fois dans l'ascenseur que Charlie put enfin dire un mot.
Charlie : Qu'est qui te prend ?
Nikki : Je pensais juste que tu voulais passer la soirée avec moi, pas avec mon père. Enfin, si tu veux, tu peux y retourner. Mes parents seront ravis de passer la soirée à me critiquer.
Charlie : Attends, c'est lui qui a commencé à me parler
Nikki
: Et c'est quoi cette histoire, comment ça se fait que mon père
connaisse ton grand-père. Tu es un fils de riche ou un truc dans
le genre ?
Charlie : Et qu'est ce que ça changerait que ma famille soit riche ? C'est si étonnant que je puisse venir des quartiers chics ? Je te rappelle tout le monde ne peux pas entrer à Liberty.
Nikki : Je sais mais je pensais que tu étais comme Sarah, que tu étais là grâce à une bourse.
Charlie : Tu veux dire que les pauvres fréquentent les pauvres ? Quelle image réductrice Nicole !
Nikki : Je t'en prie, ne m'appelles pas comme ça !
Charlie : Pourquoi, c'est mignon, Nicole !
Nikki : Tais-toi ! Tu prononces encore ce nom, je préviens, tu ne sors pas entier de cet ascenseur.
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Hôpital Mont Sinaï
21h00
Jenny entra dans la chambre. Un médecin et une infirmière se tenait près du lit où était allongée Sarah. La jeune fille était reliée à plusieurs machines. Jenny s'approcha bien qu'elle fut effrayée si mal au point. Le médecin lui expliqua alors la situation et tenta de la rassurer.
Le médecin : Ne vous inquiétez pas, l'opération s'est très bien passée L'hémorragie a été stoppée. Mis à part quelques côtes de cassées, votre sur va bien.
Jenny : Et sinon, tout va bien ? Aux urgences, on m'a dit que la colonne vertébrale pouvait être endommagée.
Le médecin : Sarah a eu de la chance, la colonne n'a pas été touchée. Elle n'aura aucune séquelle.
Alors que Jenny était soulagée de savoir que sa sur ne finirait pas en fauteuil roulant, elle se retourna car Sarah venait d'ouvrir les yeux; Le médecin s'approcha et vérifia les constantes. Il enleva ensuite le tube d'oxygène de la gorge de Sarah.
Jenny : Tu m'as fait une de ses peurs ! Si tu savais comme je suis contente que tu te soies réveillée si vite. Tu n'es resté dans le coma que quelques heures mais je commençais à imaginer le pire.
Jenny prit Sarah dans ses bras. Bien qu'elle ne lui dise jamais, Jenny aimait sa sur et si cette dernière n'avait pas survécu à l'accident de voiture, elle n'osa pas imaginer comment elle aurait vécu la situation. Sarah la laissa faire, encore assommée par les médicaments, elle avait du mal à refaire surface et avoir les idées claires. Elle regardait partout autour d'elle, essayant de savoir où elle était.
Sarah : Où je suis ?
Jenny : A l'hôpital. Tu as eu un accident, un taxi t'a renversé. Tu vas bien, juste quelques côtes cassées.
Jenny : Sarah, tu vas bien ?
Sarah : Excusez-moi mais qui êtes vous ?
Jenny : Je suis Jenny, ta sur !
Jenny se retourna vers le médecin qui était à côté Visiblement, il y avait quelques séquelles. Sarah ne se rappelait plus de sa propre sur.