2.13 Over

Toit du lycée
13h00

Sarah : Nobuko ! Bon, ça suffit maintenant ! Tu comptes nous laisser là combien de temps ? Nobuko ! Réponds !

Sarah raccrocha et se laissa tomber par terre, à côté de Charlie qui n'arrêtait pas de sourire en la voyant s'énerver au téléphone.

Charlie : Combien de messages tu as laissé ?

Sarah : J'en sais rien, une bonne dizaine.

Charlie : Et tu comptes saturer son répondeur ?

Sarah : S'il le faut !

Le portable de Charlie se mit alors à sonner, il avait reçu un message. Il retira l'appareil de sa poche et lut rapidement le message à haute voix.

Charlie : Charlie, dis à Sarah d'arrêter de me laisser des messages. Je viendrais vous ouvrir lorsque vous aurez discuter tout les deux.

Sarah : Je sais qu'elle voulait bien faire mais elle était obligée de nous enfermer sur le toit ? Il fait un froid de canard ici.

Charlie : Dis moi, vu que l'on est coincé ici pour un petit moment, tu pourrais m'expliquer ce qui t'a pris vendredi...

 

Générique

Toit du lycée
13h05

Nobuko avait eu la bonne idée d'enfermer sur le toit du lycée Charlie et Sarah. Elle n'avait pas trouver un autre moyen de les obliger à se retrouver face à face pour parler. Nobuko en avait assez d'être prise entre les deux et avait donc été obligé d'utiliser une manière extrême pour tenter une réconciliation.

Sarah fuyait Charlie depuis le bal de Saint Valentin. Aujourd'hui, encore plus qu'un autre jour, elle aurait préféré ne pas se retrouver ici. Elle venait tout juste d'apprendre ce qu'elle avait fait vendredi et elle s'en voulait. Complétement saôule, elle avait appellé Charlie en pleine nuit pour lui crier son amour sur son répondeur. Elle n'en avait aucun souvenir mais dans ses pensées, elle était ridicule. Elle tenta, tant bien que mal, de faire face à la situation.

Charlie : Alors ?

A force d'essayer d'élaborer une stratégie afin de trouver une explication plausible, elle n'avait pas dit un mot depuis plusieurs minutes. Charlie attendait patiemment qu'elle lui réponde. Sarah ne trouva de solution et préféra jouer l'idiote de service.

Sarah : Mais de quoi tu me parles ?

Charlie : Du message que tu as laissé sur mon portable dans la nuit de vendredi à samedi.

Sarah : Moi ? Te laisser un message ? J'en ai aucun souvenir.

Charlie : Ah d'accord... tu veux la jouer amnésique. Si tu veux...

Sarah : Je ne joue rien du tout ! Je n'ai réellement aucun souvenir de cette soirée.

Charlie : Comme si j'allais te croire !

Sarah : Oh ça va, c'est toi le roi du mensonge ici !

Charlie : C'est pas vrai, tu remets sur le tapis. Tu vas m'en vouloir encore longtemps ?

Sarah : Laisses moi réfléchir...

Sarah se moquait de Charlie ce qui le mit en colère, chose qui arrivait rarement chez lui.

Charlie : Tu vas arrêter de te comporter comme une gamine ? Je n'arrête pas de m'excuser depuis des jours mais toi, tu t'en fous royalement ! Je suis vraiment désolé que tu l'ai appris de cette manière. Je ne voulais pas que ça se passe comme ça mais ce qui est fait est fait et on n'y peut rien changer ! Le jour où tu auras grandi et que tu comprendras que je n'ai pas fait ça contre toi, on pourra se reparler. En attendant, je crois que l'on devrait éviter de se voir !

Sur ces mots, il s'éloigna dans un coin du toit, le plus loin possible de Sarah. Cette dernière le regarda sans savoir quoi répondre, sous le choc de voir son ami lui crier dessus de cette manière.

 

 

Toit du lycée
13h55

La porte s'ouvrit brusquement et Nobuko fit son apparition. Après avoir passé plus d'une heure, enfermé, elle espérait que Charlie et Sarah avaient mis les choses au point. Elle souria en rêvant que tout les trois, ils pourraient enfin se retrouver comme avant. Depuis son arrivée à New York, Nobuko fréquentait beaucoup Sarah mais adorait aussi les moments qu'elles passaient en compagnie de Charlie. Tout allait enfin redevenir normal, enfin c'est que pensait Nobuko seulement un instant parce qu'elle comprit rapidement que son plan avait échoué.

Nobuko : C'est bon, vous pouvez sortir !

Elle n'eut pas le temps d'en dire davantage que Sarah passa près d'elle en courant. Elle eut juste le temps de remarquer qu'elle était en larmes. Charlie arriva à son tour, d'un pas lent et le visage grave.

Nobuko : Qu'est ce qu'elle a ?

Charlie : C'est gentil d'avoir essayé mais je crois qu'une réconciliation avec Sarah soit une chose impossible.

A son tour, Charlie emprunta l'escalier et redescendit au lycée. Nobuko le suivit, la tête pleine de questions. Elle se demandait ce qui avait bien pu se passer pour que la situation se dégrade aussi vite. Elle aurait bien poser quelques questions mais elle se ravisa. Elle se sentait un peu fautive, après tout, c'est elle qui les avait forcé à se retrouver là haut. Et si finalement, elle avait fait une grave erreur en se mélant de cette histoire ?

 

 

Couloirs du lycée
15h00

Sarah n'avait rien suivi des cours, trop occupée à se repasser les paroles de Charlie dans sa tête. Elle n'aurait jamais cru qu'il puisse un jour lui parler de la sorte, lui qui était toujours si prévenant et gentil avec elle. Lorsque la cloche sonna, elle sortit de la classe en trainant les pieds. Nobuko la regarda un instant, touchée de voir son amie tellement malheureuse. Charlie, lui, l'ignorerait complétement. Il ne lui adressa pas un regard et semblait presque jouer avec ses nerfs lorsqu'il se retrouva hors de la classe, dans le couloir. Il arriva à hauteur de Nikki qui comme tout les élèves du lycée ne pensait qu'à partir. Il lui saisit la main et la jeune fille s'arrêta en plein milieu du couloir, bloquant le passage.

Nikki : Qu'est ce que tu fais ?

Charlie : Je te tiens la main.

Nikki : Oui, je le vois bien.... Je veux dire, pourquoi tu prends la main ?

Charlie : Parce que tu es ma petite amie.

Nikki : Fausse petite amie, nuance. D'ailleurs, je croyais que c'était terminé cette comédie. Tout le monde se doute que c'est bidon entre nous. Il n'y a plus de raison de continuer.

Charlie : Qui te parle de jouer la comédie ?

Nikki : Quoi ?

Charlie : Tu voudrais sortir avec moi ? Pour de vrai cette fois ?

Nikki : Euh...

Charlie se pencha vers Nikki et l'embrassa avant qu'elle puisse ajouter un mot. Sarah qui était à quelques mètres avait suivi toute la scène. Elle qui s'était retenu de pleurer toute l'après-midi, elle fondit en larmes et préféra partir car elle ne pouvait pas supporter de voir Charlie embrasser Nikki. D'ailleurs, n'importe qu'il embrasse n'importe quelle fille la rendait malade. Elle réalisa soudain qu'elle éprouvait quelque chose pour lui mais qu'elle s'était toujours interdit d'écouter ses sentiments. Peut-être par peur de perdre l'amitié de Charlie. En tout cas, aujourd'hui, elle avait tout perdu : son meilleur ami et un possible petit ami.

 

 

Devant le lycée
15h05

Nobuko et Akira descendaient les marches du lycée et prenait la direction du parc d'à côté pour rentrer chez eux.

Nobuko : Je n'aurais jamais dû me méler de leurs histoires... C'est encore pire maintenant !

Akira : Tu ne pouvais pas le prévoir, c'est pas de ta faute !

Nobuko : C'est tout de même en partie de ma faute !

Akira : Arrêtes de t'en vouloir, ça ne changera pas la situation.

Nobuko : Je sais...

Akira : Laisses Charlie et Sarah régler ça entre eux. Je pense qu'il ne faut plus qu'on intervienne.

Nobuko : Oui... c'est sûrement le mieux à faire.

Ils arrivèrent près du parc. Le regard de Nobuko se porta alors sur une jeune femme assise sur un banc qui semblait attendre. C'était une jeune asiatique qui ne semblait pas étrangère à Nobuko. Elle pressa le pas pour se rapprocher de cette inconnue, tirant par le bras Akira. Elle eut une suprise en arrivant près du banc.

Nobuko : Onee-chan* !

Masaki : Konnichiha* No-chan !

Nobuko : Mais... Tu n'es pas à Tokyo ?

Masaki : Et non, comme tu le vois !

* Onee-chan : Grande soeur
Konnichiha : Bonjour

Masaki se leva et se tourna vers Akira resté en retrait derrière Nobuko.

Masaki : Bonjour, on ne s'est jamais rencontré il me semble. Masaki Kotani, la soeur de Nobuko.

Akira : Akira Okayasu...

Masaki : Ah ! C'est lui le fameux Akira... Il est plutôt mignon, pourquoi tu sors pas avec lui ?

Nobuko : Onee-chan !

Nobuko donna un coup de coude à sa soeur pour la faire taire. Masaki cherchait juste à l'énerver et l'humilier comme lorsqu'elles étaient enfants.

Akira : On sort déjà ensemble !

Masaki : C'est vrai ? Et comment ça se fait que je ne sois au courant de rien ? No-chan, tu me caches quoi d'autres ?

Nobuko : Mais rien ! J'ai pas eu le temps de t'en parler. Mais, s'il te plait, arrêtes de changer de sujet. Qu'est ce que tu fais là ?

Masaki : Je passe rendre visite à ma soeur préférée et c'est comme ça que je suis accueilli !

Nobuko : Tu n'as que moi comme soeur, tu ne peux pas avoir de préféré mais la question n'est pas là. Je suis juste suprise de te voir ici, ce n'était pas prévu.

Masaki : Je sais, tout s'est décidé très vite.

Nobuko : Et tu restes combien de temps ?

Masaki : Je ne sais pas encore.. quelques jours...

Nobuko : C'est vague !

Masaki : No-chan, tu es trop curieuse ! Je me demande ce que papa dirait si je lui disais que je t'ai surprise en train de flirter avec Akira en pleine rue.

Nobuko : Si tu dis ça, je dis à maman que lorsque tu avais mon âge, tu te servais de moi comme alibi pour pouvoir sortir avec tout les garçons du quartier !

Masaki : Tu n'oserais pas ?

Nobuko ne répondit pas et se contenta de faire un gand sourire à sa soeur. Une manière de lui faire comprendre qu'elle était prête à mettre ses menaces à execution.

Masaki : Je plaisantais ! Et si on allait prendre un verre. J'aimerais en savoir plus sur toi Akira. J'espère que tu es un garçon parfait parce que ma petite soeur est quelqu'un d'exceptionnel, j'espère que tu t'en rends compte.

Akira : Euh... oui...

Masaki : Elle est très parfois énervante et elle s'emporte pour un rien mais elle est extrément sensible. Alors attention ! Ne lui brises pas le coeur !

Akira : D'accord !

Masaki : Parce que si c'est le cas, tu auras à faire à moi !

Nobuko : Onee-chan, je crois que tu en fais trop là !

 

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