
Salle de cours
Jeudi 16h00
La sonnerie retentit, annonçant la fin du cours d'économie et la classe se vida peu à peu. Nobuko rassembla ses cahiers et livres en ne pensant qu'à une chose : rentrer chez elle en évitant Akira. Elle ne lui adressait plus la parole depuis qu'elle avait appris que Nikki était à l'origine de la rumeur. Il le savait mais ne lui avait rien dit. Elle avait tellement confiance en lui ces derniers temps, elle se sentait tellement bête d'avoir été si naïve et d'avoir été manipulé de la sorte. Elle s'était même disputée avec Sarah à cause de lui. Et dire qu'elle avait failli briser une amitié à cause de ce menteur.
Elle rangea son dernier livre lorsqu'apparut devant elle Akira. Assise à sa table, la jeune fille continua de ranger ses affaires et fit mine de ne pas le voir.
Akira : Tu m'évites ou quoi ?
Nobuko : Qu'est ce que tu veux ?
Akira : Je me suis dit qu'on pourrait rentrer ensemble.
Nobuko : Tu te fiches de moi ?
Akira : Moi ? Pas du tout ! Pourquoi tu t'emportes comme ça ?
Nobuko (en se levant de sa chaise) : Ecoutes, j'ai été assez
stupide pour penser que tu valais mieux que tes copains,
visiblement, je me suis trompée. J'ai pas envie de passer pour
une idiote plus longtemps alors, s'il te plait, oublies moi !
Akira : C'est une blague ? Ton humour est assez particulier...
Nobuko : Je ne plaisante pas !
Nobuko fixa Akira qui ne comprenait rien à la situation. La jeune fille ouvrit soudain son sac et en sortit quelques feuilles qu'elle tendit à Akira.
Akira : Qu'est ce que c'est ?
Nobuko : Ma partie pour le devoir d'éco que l'on doit rendre
demain. Tu n'auras qu'à y ajouter ta partie et le rendre au prof
en disant qu'on l'a fait ensemble.
Akira
: Nobuko, tu vas...
Nobuko : C'est la dernière chose que tu obtiendras de moi ! Je
ne veux jamais te revoir !
Nobuko quitta la salle laissant Akira sans voix. Il était prêt à la rattraper mais Charlie qui passa près de lui lui fit un signe de la tête pour lui indiquer que c'était pas le mieux à faire. Akira suivit son conseil et attendit que la classe se vide avant de finalement partir. Une fois dans la rue, il essaya de réfléchir à un moyen de se faire pardonner mais si Nobuko ne lui laissait même pas le temps de s'expliquer, il n'avait aucune chance.
![]()
![]()
Chambre d'Akira
20h00
Assis en tailleur devant sa télévision, Akira jouait à la Playstation avec Jake. Comme d'habitude, ils passaient la soirée à s'affronter dans des courses de voitures. Ce soir-là pourtant, Akira perdait chaque partie ce qui était un peu inhabituel. Jake s'en aperçut.
Jake : Tu joues ou tu revasses ?
Akira : Quoi ?
Jake : Tu joues comme un pied et c'est la sixième partie que je
remporte. T'es pas très concentré ce soir.
Akira : Désolé, j'ai la tête ailleurs.
Jake : Ne me dis pas que tu penses encore à cette fille, celle
de la Black List. Comment elle s'appelle déjà... Monuko ?
Akira : Nobuko !
Jake : Ouais, si tu veux, peu importe. Y'a des dizaines de filles
au lycée qui seraient prêtes à sortir avec toi alors pourquoi
tu t'obstines avec elle ?
Akira : Parce que !
Jake : Tu parles d'une raison !
![]()
Couloirs du lycée
Vendredi 8h50
Adossée à son casier, Sarah relisait quelques notes d'un cours lorsqu'elle vit arriver Nobuko. Cette dernière semblait très énervée. Cela se confirma lorsqu'elle lança avec violence quelques livres dans son casier. Elle se tourna ensuite vers son amie en prenant une grande respiration afin de retrouver son calme.
Sarah (ironiquement) : Je peux savoir ce qui te mets de si
bonne humeur ce matin ?
Nobuko : Lui !
Nobuko designa Akira à l'autre bout du couloir qui discutait avec d'autres élèves.
Sarah : Akira ? Qu'est ce qu'il t'a fait ?
Nobuko : Il me lâche plus ! C'est un vrai pot de colle ! Ce
matin, je descends tranquille de chez moi et qui je vois devant
l'immeuble : Akira ! Il ne m'a pas lâcher d'une semelle en
venant ici.
Sarah : Tu crois que l'on peut appeler ça du harcèlement ?
A ce moment-là, Charlie arriva, saisit les deux jeunes filles par les épaules et essaya de suivre la conversation.
Charlie : Qui harcèle qui ? Qu'est ce que vous complotez
toute les deux ?
Sarah : Rien, Nobuko me parlait d'Akira.
Charlie : Dis moi, Nobuko, tu n'y a pas été de main morte avec
lui hier, j'ai bien cru qu'il allait pleurer après tout ce que
tu lui a balancé.
Sarah qui n'assistait pas aux cours d'économie n'avait pas donc été témoin de cette scène, ça l'intriguait et elle chercha à en savoir plus.
Sarah : Sérieux ? Je te pensais pas si cruelle !
Nobuko : ça va, je lui est juste dit que...
Charlie : tu ne voulais plus jamais le revoir ! C'est pas tant ce
que tu as dit mais comment tu l'a dit. Tu avais le visage si
froid... on aurait dit Adena !
Sarah pouffa de rire en l'imaginant en Adena. Nobuko qui ne trouvait pas cela si drôle ramassa son sac par terre, une manière de mettre un terme à cette discussion. Elle n'avait pas envie de parler des heures de ce sujet.
Nobuko : Et si on sortait ce soir ?
Sarah : Pourquoi pas ! C'est mon dernier jour de travail d'intérêt
général ce soir, on pourrait fêter ça !
Charlie : Je me demandes d'ailleurs comment tu as fait pour
bosser deux semaines avec Adena, personnellement, je n'aurais pas
tenu le choc.
La sonnerie de début de cours retentit, interrompant Charlie. Il n'aurait pas la réponse à ce mystère car pour l'heure, les trois amis avaient rendez vous avec le prof d'histoire-géographie. Peu à peu, le couloirs se vida, les élèves regagnant leurs classes respectives.
![]()
Couloirs du lycée
12h15
A cet étage, tout était désert. Charlie marchait tranquillement en direction des escaliers. Il devait rejoindre Nobuko et Sarah à la cafétaria pour le déjeuner. Tout à coup, un groupe de garçons surgissant de nulle part s'arrêta devant lui, lui bloquant le passage. Ils étaient cinq ou six, tous élèves au lycée car ils portaient l'uniforme. A peine les avait-il aperçut que Charlie se retrouva encerclé. Il n'eut même pas le temps de poser de question qu'il se retrouva à terre, assailli de coups de pieds et autres tortures.
![]()
Infirmerie du lycée
13h45
Charlie : Aïe !
L'infirmière : Désolé mais je dois absolument désinfecté !
L'infirmière passa un coton imprégné de désinfectant sur les multiples plaies du visage de Charlie. Il continuait de grimacer lorsque l'infirmière posa quelques pansements. Une fois terminé, elle laissa son malade avec le proviseur qui était debout dans une coin de la pièce et qui attendait que Charlie soit soigné pour lui parler.
Le proviseur : Bien, maintenant, dites moi qui vous a fait ça
!
Charlie : Je ne sais pas !
Le proviseur : Vous cherchez à protéger quelqu'un ?
Charlie : Pas du tout !
Le proviseur : Et bien donnez moi les noms de ces voyous ! Je ne
tolerais pas de violences à Liberty.
En entendant ça, Charlie souria intérieurement. Pas de violence à Liberty ? Et la Black List et toutes ces conséquences ? Ce n'était pas des actes de violences ?
Le proviseur le fixait. Il attendait un nom mais Charlie resta muet. Il avait quelques doutes sur l'identité de ses agresseurs mais rien de sûr. Et même si il les connaissait, il n'allait pas les dénoncer. Il savait très bien qu'en faisant une chose comme ça, il pourrait dire adieu à Liberty car il ne pourrait jamais être tranquille.
Charlie : Je ne sais pas qui c'était !
Le proviseur : Bien ! Dans ce cas là, si un détail vous
revient, prévenez moi
Le proviseur visiblement déçu de ne pas en savoir plus quitta l'infirmerie et laissa seul Charlie qui s'allongea sur le lit.
Une demi-heure plus tard, toujours dans la même position, Charlie attendait que l'on vienne le chercher. L'infirmière avait appellé ses parents mais ces derniers se faisaient désirer. Pour s'occuper, Charlie comptait les trous sur les plaques fixées au plafond. Il en était à 286 lorsqu'il entendit une voix dans le bureau de l'infirmière. Quelques secondes plus tard, il vit entrer une jeune fille brune qui s'installa sur le lit voisin. Il était ravi d'avoir un peu de compagnie mais déchanta en voyant qu'il s'agissait de Nikki.
Nikki : Eh, salut ! Oh mais qu'est ce qui t'es arrivé ?
Charlie : J'ai pas envie de t'en parler, surtout à toi !
Nikki : C'est Rick qui t'a fait ça, pas vrai ? Il n'a pas arrêter
de se vanter d'avoir fracasser la tête d'un gay pendant l'heure
du déjeuner.
Charlie se releva brusquement et se retourna vers Nikki qui était allongée sur son lit, les mains derrière la tête et qui fixait le plafond.
Charlie : Oui, c'est lui ! T'es contente ?
Nikki : Alors, tu es gay ?
Charlie : Non, pas du tout !
Nikki : Alors, tu ne sors pas avec Justin ?
Charlie : On a travaillé sur un projet d'éco ensemble, c'est
tout ! C'est même pas un ami.
Nikki : Ne t'énerves pas comme ça, je croyais juste que...
Charlie : Et bien tu croyais mal !
Charlie, encore en colère, se rallongea et tenta de reprendre son compte pour se calmer. C'était difficile. D'abord cette rumeur stupide qui courrait depuis quelques jours au lycée. On racontait que Justin et lui sortaient ensemble. Ensuite, ce réglement de compte par Rick et sa bande et pour finir, Nikki, qui en rajoutait une couche en lui posant tout un tas de questions. Elle jouait les curieuses et ça l'agaçait.
Nikki : Désolé !
Charlie : Laisses tomber ! (en chuchotant) 287, 288, 289.....
Nikki : Y'en a 938 !
Charlie : Quoi ?
Nikki : 938 ! Il y a 938 trous sur ce plafond ! C'est bien ça
que tu fais, tu comptes les trous ?
Charlie : Tu les a vraiment compté ?
Nikki : Tu le fais bien toi !
![]()
Couloirs du lycée
15h00
Alors qu'Akira se rendait à son dernier cours, un cours faculatif d'économie, Adena accourut vers lui et l'entraina un peu plus loin, à l'abri des oreilles indiscrètes. Depuis sa rupture avec Jake, elle se servait de lui pour soutirer un maximun d'informations sur son ex et sa nouvelle petite amie. Akira était obligé de coopérer. S'il ne le faisait pas, elle raconterait à qui voudrait l'entendre qu'il avait tué sa mère. Chose qu'il n'avait pas fait, bien évidemment mais il se sentait tellement responsable de son décès que c'était tout comme.
Adena avait une obsession depuis deux semaines : s'en prendre par tout les moyens possible à Angie, la nouvelle petite amie de Jake. Depuis qu'elle les avait surpris tout les deux au parc, la jeune fille s'était promis de ne pas laisser Jake impuni. Elle aurait pu s'en prendre à Jake directement mais en voulait surtout à sa nouvelle petite amie, « la pétasse » comme elle aimait l'appeler.
Adena
: Tu as de nouvelles infos sur la schthroumpfette ?
Akira : C'est son nouveau surnom ? Adena, t'as pas mieux à faire
qu'embêter cette pauvre fille ?
Adena : Laisses moi réfléchir.... (elle fit mine de réflechir
en regardant en l'air puis se retourna vers Akira) Non !
Akira : Jake commence à en avoir marre de tes sales coups, tu
sais.
Adena : Je t'en pries, c'est juste quelques petites blagues ! On
peut bien s'amuser !
Akira : Je serais toi, je me calmerais un peu. Que tu ais teint
les cheveux de sa copine en bleu, ça ne l'a pas faire rire. Tu
devrais faire attention.
Adena : Tu crois qu'il me fait peur ?