1.05 Akira's advice

Lycée Liberty, Studio radio
Vendredi, 13h45

C'était la fin de son émission, Adena remercia ses auditeurs de leur attention puis coupa son micro. Elle remettait un peu d'ordre dans la pièce avant de reprendre les cours. Soudain, la porte s'ouvrit sur le principal du lycée.

Le principal : Adena, j'aimerais vous parler, c'est au sujet de votre émission.

Générique

Salle de cours
14h00

Nobuko était assise et attendait tranquillement le début du cours. Pour s'occuper, elle faisait tourner son crayon sur la table. Tout à coup, il tomba par terre. Elle le ramassa mais lorsqu'elle se releva, elle vit Adena juste devant elle. Les deux mains sur le bureau, elle fixait Nobuko méchamment.

Adena : Je ne sais pas à quoi tu joues mais je serais toi, j'arrêterais tout de suite.
Nobuko : De quoi tu parles ?
Adena : Le concours de radio ! C'est ton idée, le principal vient tout juste de me le dire.
Nobuko : Oui, c'est vrai. Je vois pas pourquoi ça te mets dans un tel état. C'est quoi le problème ?

Nobuko essaya de ne pas fléchir devant Adena. Elle était tout de même impressionnante. En plus, toute la classe les regardait. Elle essaya de garder son calme mais c'était difficile face à une personne aussi agaçante.

Adena : Le problème ? Le problème c'est toi ! Si tu crois que tu peux débarquer et faire ce qu'il te chante ! T'es pas en Chine ici !
Nobuko : Je suis pas chinoise mais japonaise !

C'était la remarque de trop. Adena était prête à lui sauter dessus. Heureusement pour Nobuko, la prof de maths entra et obligea les deux filles à écourter leur discussion. En regagnant sa place, Adena jetta un regard noir à sa nouvelle ennemie. Nobuko en eut froid dans le dos et eut bien du mal à se concentrer durant le cours.

 

Cinquième avenue
Mardi, 8h35

Nobuko sortait de son immeuble. Vêtue de son uniforme scolaire, elle s'apprétait à se rendre au lycée lorsqu'elle vit que quelqu'un l'attendait.

Nobuko : Akira-kun, qu'est ce que tu fais là ?
Akira : Je t'attendais ! J'avais envie de t'accompagner au lycée ce matin, en plus, c'est sur mon chemin.

Nobuko n'y voyait aucune objection, si ça lui faisait plaisir. Elle ne connaissait pas tellement Akira, il avait quelques cours avec elle mais ils ne s'étaient pas vraiment parler depuis leur rencontre au parc.

Akira : J'ai appris que étais à l'origine du concours radio.
Nobuko : Je vois que les nouvelles vont vite !
Akira : Je vois pas vraiment l'utilité d'un tel concours, tout le monde sait déjà que c'est Adena qui sera choisi. Ça ne fait aucun doute !
Nobuko : Et comment peux-tu en être si sûr ?
Akira : Parce que personne n'osera se présenter face à elle ! Autant se suicider tout de suite, se serait moins douloureux !
Nobuko : C'est pas un peu excessif ?
Akira : On voit bien que tu es nouvelle ! Tu ne connais pas le fonctionnement de Liberty. Vendredi, c'était juste un avertissement. Encore un faux pas et elle peut faire de ta vie un véritable enfer.
Nobuko : Je t'en prie, c'est juste une blonde qui se la joue !
Akira : Je ne te donnerais qu'un seul conseil : fais toi oublier !
Nobuko : Je n'ai pas envie de me faire oublier ! Adena ne m'impressionne pas ! Et saches qu'elle ne sera pas la seule à se présenter au concours !
Akira : Tu comptes réellement te présenter ?
Nobuko : Parfaitement, Sarah et moi, on va le gagner ce concours !
Akira : Je ne demande qu'à voir !

Ils étaient arrivés au lycée et Nobuko abandonna vite Akira qui l'avait plus qu'exaspéré avec ses conseils. Qui était-il pour lui dire ce qu'elle devait faire ? Et ce n'était parce qu'ils avaient la même nationalité que son avis devait être pris en considération. Elle rejoignit sa salle de cours en empruntant les escaliers. Akira lui, la regardait. Il cherchait juste à l'aider, si elle n'en voulait pas, c'était son problème. Il fut interrompu dans ses pensées par Jake.

Jake : Tu sors avec la nouvelle ? T'as pas perdu de temps mon vieux ! Qu'est ce que tu lui a fait pour qu'elle soit d'aussi mauvaise humeur ?
Akira : Elle n'a pas apprécié que je lui dises de laisser tomber le concours radio !
Jake : Quoi, elle veut se présenter ?
Akira : Oui, avec Sarah, la fille avec qui elle traine toujours.

 

Gymnase du lycée
14h30

Les filles de terminale étaient réunies pour le cours de sport. Au programme de cette séance, du volleyball. Sur le terrain, deux équipes de six joueuses s'affrontaient tandis que le reste de la classe étaient dans un autre coin de la salle. Elles devaient se faire des passes mais la plupart d'entre elles étaient occupées à discuter. Nobuko était dans l'équipe A. Elle essayait d'attraper la balle mais aucune de ses co-équipières ne lui passait le ballon. Et lorsqu'elle était bien placée pour recevoir la balle, une autre joueuse venait la frapper avant elle. Elle ne comprenait pas le comportement de son équipe et perdait patience.

Nobuko : Et je suis là ! Je pourrais avoir la balle !

Son souhait fut exaucé mais pas de la manière dont elle l'espérait. Elle avait reçu le ballon en plein visage et tomba à la renverse sous le choc. Lorsqu'elle repris ses esprits, elle vit Adena qui jouait dans l'équipe B, toute souriante.

Adena : Oh, désolé !

Nobuko était prête bondir mais la violence n'était pas la solution. Elle se tourna vers Sarah pour y trouver un peu de réconfort mais cette dernière semblait l'ignorer. Elle se demandait bien ce qui pouvait se passer pour qu'elle réagise de la sorte.

Le professeur annonça la fin du cours et tout le monde regagna les vestiaires. Les douches étaient toutes occupées et Nobuko dû attendre son tour. Quelques minutes plus tard, vêtue d'une simple serviette de bain, elle retourna aux vestiaires. Elle avait du rester un peu trop longtemps sous l'eau car tout le monde était déjà parti. Elle ouvrit son casier pour pouvoir remettre son uniforme mais elle eut la mauvaise surprise de voir que ces vêtements avaient disparus.

Nobuko : Oh non ! C'est une blague ! Très drôle ! Bien, rendez moi mes fringues maintenant !

Elle s'aperçut cependant en se baladant dans les vestiaires qu'il n'y avait vraiment personne. Cette blague commençait à ne plus la faire rire. Elle retourna à son casier et fouilla dans son sac qui n'avait pas été volé. Elle poussa un soupir de soulagement en trouvant ce qu'elle cherchait : son portable. Elle composa un numéro et fut heureuse qu'on lui réponde.

Nobuko : Allô, maman ! C'est moi ! Tu pourrais m'apporter quelques vêtements au lycée, j'ai comme qui dirait, égaré mes vêtements !

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