
Novembre
New York, aéroport international JFK
Un avion aux couleurs de la compagnie Air France se posa sur une des pistes d'atterissage. Quelques minutes plus tard, les passagers se pressèrent dans le hall d'arrivée. Entre ceux qui embrassaient la famille venue les accueillir et ceux qui cherchaient à retrouver rapidement leurs bagages, une jeune fille essaya de frayer un chemin.
Avec
toute cette agitation, elle avait perdue des yeux sa mère qui n'était
pourtant qu'à quelques mètres d'elle. Soudain, elle reconnut
une voix familière qui l'appelait. Elle se tourna vers l'origine
du son et vit sa mère qui lui faisait de grands signes.
Catherine (la mère) : Et oh ! Nobuko ! Je t'avais pourtant dit de rester près de moi !
Nobuko : Maman, je suis plus une gamine ! Je vais pas te tenir la main quand même !
Catherine : Et pourquoi pas ! En cette période de Thanksgiving c'est toujours le bazar dans les aéroports ! Dis moi, tu n'as pas vu ton père ?
Pour toute réponse, Nobuko haussa les épaules pour indiquer qu'elle n'en savait rien du tout. La foule se dissipa et Catherine aperçut son mari qui récupéraient leurs valises sur le tapis roulant. Il semblait parler à quelqu'un et Nobuko comprit qu'il était au téléphone quand elle s'approcha.
Le père : Très bien, nous verrons ça demain, disons à 9 h. D'accord, alors à demain !
La conversation terminée, il retira son oreillette et aperçut sa fille et sa femme.
Le père (en désignant une des valises posées à ses pieds) : Nobuko, je crois que cette valise t'appartient !
Nobuko : Oui, merci !
La mère : Qui c'était ? Le travail ? Tu ne t'arrêtes donc jamais ?
Le père : Qu'est ce que tu veux, ils ne peuvent rien faire sans moi !
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Quelques jours plus tard, Samedi
Appartement de la famille Kotani, Chambre de Nobuko
Nobuko essayait d'arranger sa nouvelle chambre. Elle avait vidée presque l'intégralité de ses cartons mais il restait encore à décorer les murs. Elle prit une boite qui trainait par terre et s'assit sur son lit. Elle l'ouvrit et en sortit des photos de ses amis laissés en France. Elle sélectionna quelques clichés et soupira en se remémorant ses moments.
Ses souvenirs furent interrompu lorsque sa mère toqua à la porte pour lui apporter un paquet fraichement livré. Curieuse, Nobuko l'ouvrit rapidement mais fut rapidement déçu lorsqu'elle se rendit compte qu'il s'agissait d'un uniforme scolaire.
Nobuko : C'est pour quoi faire cet uniforme ? Halloween c'est déjà passé, j'ai pas besoin d'un déguisement !
La mère : Toujours le mot pour rire à ce que je vois ! C'est l'uniforme de ton nouveau lycée, et je t'en prie, arrêtes de grimacer ! De toute manière c'est obligatoire !
Nobuko : T'aurais pu choisir un lycée avec un code vestimentaire moins stricte !
La mère : Désolé mais ce lycée a une excellente réputation. Tu pourras facilement intégrer une grande université en passant par là. C'est bien toi qui rêve d'aller à Harvard ?
Nobuko (qui détestait admettre que sa mère est raison) : Oui, c'est moi ! Je ferais un effort ! Après tout, j'en portais déjà des uniformes quand on vivait à Tokyo mais j'avais 10 ans !
Nobuko mis uniforme sur un cintre et le rangea dans son armoire. Elle jeta un oeil sur son réveil et se souvint qu'elle avait rendez-vous avec sa soeur et abandonna sa mère.
Nobuko
: Je dois rejoindre Masaki, ne nous attends pas, on a prévu de dévaliser
toutes les boutiques de la ville. Salut !
La mère (en levant les yeux au ciel) : Vous et les magasins !
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New York, Time Square
17h45
Nobuko avait rejoint sa soeur pour une après-midi shopping. Masaki avait 24 ans et travaillait dans une agence de publicité à Tokyo. Elle était de passage à New York pour quelques jours et avait promis à sa soeur de passer un peu de temps avec elle après sa réunion. Une des choses qu'elles appréciaient dans les déménagements à répétition qu'elles subissaient depuis des années, c'était le fait d'avoir toujours de nouveaux magasins à découvrir.
Après avoir dévalisé les boutiques de vêtements, les deux jeunes filles entrèrent chez un disquaire.
Masaki : Alors, qu'écoutent les new-yorkais comme bonne musique ?
Nobuko : Je sais pas ! De la country !
Masaki
(en entendant sa soeur prononcer ce mot, elle faillit sauter au
plafond) : Je vais plutôt aller faire un tour au rayon pop-rock.
La musique de cowboys, très peu pour moi.
Nobuko : OK, je vais aller voir si il y a la BO de Nana en import.
Masaki : Toi et la musique nippone ! Toujours accro !
Nobuko : Que veux-tu ! Je suis comme ça !
Les deux soeurs se séparèrent, chacune allant dans son rayon préférée. Le rayon import n'était pas très développé et Nobuko ne trouva pas ce qu'elle cherchait. Mis à part quelques disques d'Ayumi Hamasaki et de Koda Kumi, le choix était plutôt limité. Finalement, elle laissa tomber et pensa qu'elle ferait mieux de le commander sur le net.
Elle s'apprétait à retrouver sa soeur quand elle vit une jeune fille brune au comportement étrange dans le rayon d'à côté. L'adolescente jettait des coups d'oeil partout. Nobuko comprit son manège quand elle elle la vit glisser plusieurs CD sous ses vêtements. Le délit accompli, il ne lui restait plus qu'à partir mais Nobuko ne la laissa pas faire. Elle lui agrippa le bras pour la retenir.
Nobuko
: Si tu reposes ce que tu as pris, je ne dirais rien.
La voleuse : Quoi ? De quoi tu parles ?
Nobuko : Je t'ai vu prendre des CD.
La voleuse (elle tira son bras pour se libérer de l'emprise de Nobuko) : Mèles toi de tes affaires, tu veux !
L'adolescente se retourna et prit la direction de la sortie. Un des CD volés glissa dans un des nombreux sacs de Nobuko. L'alarme se déclencha lorsque la voleuse passa la porte, Nobuko voulut la rattraper mais une main se posa sur son épaule. Elle leva la tête et vit un agent de sécurité qui n'avait pas l'air très sympatique,
Agent de sécurité : Alors mademoiselle, on part sans payer ?
Nobuko : Hein ? Quoi ? Pas du tout, j'essayais de rattraper cette fille qui...
Agent de sécurité : Vous permettez que je regarde vos sacs ?
Nobuko : Pourquoi j'ai rien fait !
L'agent ne fit pas attention à Nobuko et fouilla les sacs. Il en sortit un CD qui portait encore son système anti-vol.
Agent de sécurité : Et ça ? Vous pouvez m'expliquer ?
Nobuko : Mais ! Je vous dit que je n'y suis plus rien !
Agent de sécurité : Et bien on va vérifier tout ça, vous me suivez s'il vous plait !
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Lycée privé Liberty, bureau du principal
Lundi 9h
Assis derrière son bureau, le principal parcoura le dossier scolaire de sa nouvelle élève. Assise en face de lui, Nobuko attendait qu'il termine sa lectue et s'occupait en regardant les photos accrochées au mur.
Le principal : Votre dossier est impeccable ! J'aimerais que tout mes élèves soient comme vous.
Nobuko (génée par ce compliment) : Merci !
Le principal : Je vois que vous avez seulement 16 ans et pourtant vous êtes en terminale, vous avez une année d'avance ?
Nobuko : Oui, j'ai sauté ma classe de 5ème.
Le principal : J'espère que vous vous plairez parmi nous. Le trimestre est déjà bien entammé mais je suis sûre que vous vous adapterez rapidement à notre établissement.
Nobuko (en souriant) : Ne vous inquiétez pas pour moi, j'ai souvent changé d'école, j'ai l'habitude.
Le principal : Bien, vous allez pouvoir rejoindre votre classe. J'ai demandé à votre déléguée de classe de vous servir de guide. Vous me suivez, elle doit normalement vous attendre au secrétariat.
Le principal se leva et se rendit dans la pièce d'à côté. Nobuko le suivit. Une jeune fille brune était assise dans un coin, le nez dans un magazine.
Le principal : Sarah, je vous présente Nobuko Kotani.
Sarah leva la tête de sa lecture lorsqu'elle entendit son nom. Nobuko reconnu immédiatement la jeune fille.
Nobuko : Toi ! Qu'est ce que tu fais là ?