Neo WS : Dossier

Crédits : Neo WS

Frog of Japan est une websérie proposant un nouvel épisode par semaine racontant les aventures d’une jeune franco-japonaise, Noboko. On peut déjà saluer l’investissement de l’auteur à travers une publication hebdomadaire mais aussi de nombreux extras où l’on peut trouver notre ami Jean-Pierre Foucault poser des questions sur la websérie.

 

Au niveau de l’histoire, on découvre donc les aventures mais aussi les mésaventures de notre jeune amie Noboko. Si le résumé ne m’a pas spécialement emballé, je dois reconnaître que j’ai été agréablement surprise par l’histoire. Pour une non adepte de ce genre, je crois même pouvoir dire que je suivrais volontiers la suite des aventures de cette jeune franco-japonaise. Noboko est d’ailleurs un personnage intéressant dont le caractère est loin d’être celui de quelques héroïnes insipides de ce genre de ws. Elle est attachante par sa volonté de s’intégrer mais aussi d’aider sa nouvelle amie, Sarah. D’ailleurs, au niveau des personnages, on se retrouve avec une galerie de personnages intéressants et collant parfaitement à l’univers du lycée. Il est difficile de rester de marbre face à ces personnages dont certains sont exaspérants à souhait comme Adena ou Jake. D’ailleurs, le choix des acteurs s’avère assez judicieux puisqu’ils correspondent assez bien aux personnages. Le casting ne possède peut-être pas de grosses surprises mais il a quand même le mérite d’être bien fait.

 

Au niveau de l’écriture, on sent une maîtrise de l’univers de la websérie chez l’auteur. Elle sait où elle va sans perdre de temps avec des rebondissements inutiles. Avec des épisodes aussi courts, certains diront que c’est préférable. Ils n’ont pas tort mais réussir à écrire quelque chose de court mais de bien, tout le monde n’est pas capable de le faire. En fait la longueur n’a pas d’importance tant que l’auteur parvient à transmettre les émotions et les sentiments relatifs à l’épisode. Là, elle réussit à le faire permettant l’attachement à ses personnages mais aussi à leurs péripéties. Il existe encore des maladresses en français mais elles ne sont pas assez graves pour faire de Frog of Japan, une mauvaise websérie. En plus, je pense qu’elles sont liées à un caractère étourdi de l’auteur plutôt qu’à de véritables lacunes.

 

L’utilisation de photos illustrant l’histoire est un bon point car il permet au lecteur de pénétrer facilement dans l’intrigue de chaque épisode. On peut imaginer la scène en gardant en tête le casting choisi. Pour moi, c’est très utile car j’ai la fâcheuse tendance à imaginer la scène mais pas le bon acteur. Faut pas chercher à comprendre, j’ai l’esprit de contradiction… Pour en revenir à l’insertion des images dans les épisodes de Frog of Japan, je trouve l’idée bonne mais surtout bien utilisée. Les images correspondent parfaitement à la situation ou plutôt à la scène à laquelle, elles sont affiliées.

 

L’auteur s’investit dans sa websérie à travers les bonus, la recherche d’informations pour ces épisodes (l’utilisation des termes japonais) mais aussi le rythme de parution de ces épisodes. Publier un nouvel épisode par semaine n’est pas une chose facile même quand celui-ci a un format assez court. Au final, cette websérie possède des qualités qui valent la peine qu’on s’y attarde…